BookstaRencontre#1 : @la_femme_affamee_de_lectures

Alexandra est professeur de lettres. Elle a débuté son compte insta sur les conseils d’une amie par un livre d’Isabelle Carré le 1er mai 2019. Elle écrit et partage ses lectures, écrit des poèmes. La lecture l’a sauvée et elle ne supporte pas l’injustice. On peut lire sur son profil instagram @la_femme_affamee_de_lectures : ‘Juste une lectrice passionnée, affamée et engagée’ et ‘J’écris des poèmes pour guérir de mes maux’ ainsi que ‘Féministe’. Son compte affiche à ce jour 379 publications et 3471 abonnés.

« Je ne suis pas ce qui m’est arrivé, je suis ce que je choisis de devenir. » – Carl Gustav Jung

BookstaRencontres est un espace de partage, d’expression, de découverte et de retours d’expérience offert aux personnes que je croise au cours de mes promenades dans les nombreux comptes bookstagram et instabook.

J’ai croisé la route d’Alexandra début mai 2021. Je venais de terminer d’écrire mon roman Noir Colère et je parcourais les pages de boostagram afin d’y rencontrer des passionnés.ées de lecture, d’y lire des chroniques littéraires et d’y trouver des conseils pour l’auto-édition. Le compte insta d’Alexandra — @la_femme_affamee_de_lectures — est un des premiers à m’avoir attiré.Très vite j’y ai croisé des livres et des chroniques qui m’ont plu — La femme muette, Rouge Pute, La Familia Grande, Combats et Métamorphoses d’une femme, Nos Elles Deployées —, ainsi qu’un engagement féministe. Mon écrivaine fétiche est Virgine Despentes. Je l’ai beaucoup lue, mais aussi beaucoup écoutée. Elle m’a ouvert les yeux à travers ses souffrances et ses colères sur le comportement des hommes, le patriarcat et l’impunité des agresseurs sexuels. Ma fille, dès ses 16 ans, y a ajouté les notions de manspreading et de culture du viol dans la société. Je les ai écoutées toutes les deux, sidéré. Moi qui me pensais un homme ouvert, respectueux et à l’écoute, j’étais en fait imprégné jusqu’au plus profond de ma construction intime des valeurs dominatrices et prédatrices du patriarcat.

Le compte d’Alexandra est riche de très nombreuses lectures, de chroniques sensibles et bienveillantes, mais aussi de colères contre l’inceste, le viol et l’impunité des pédo-criminels. Elle nous donne à lire des poèmes et des phrases tirées de ses lectures. Les photos qu’elle choisit pour illustrer ses chroniques sont astucieuses, recherchées et leur mise en scène engagée participe à son combat contre le silence et la barbarie.

Chaque post apporte une touche supplémentaire à la personnalité qu’elle nous donne à découvrir.

Je me suis senti proche d’Alexandra et j’ai eu envie de mieux la connaitre, de venir à sa rencontre, de lui proposer de nous livrer ce qu’elle souhaitait d’elle.

Bonjour Alexandra, merci d’accepter de te dévoiler. Ton compte insta est riche de lecture, engagé, émouvant et très beau. La première fois que j’ai regardé ton compte, la photo de ton profil te représentait de dos, un livre à la main. Et puis tu as modifié ton profil : changé de nom, passant de @la_fille_affamee_de_lectures à @la__femme_affamée_de_lectures ; changé ta photo où tu apparais désormais à visage découvert et tu as indiqué ton prénom et ton nom. As-tu envie de nous dire ce qui a motivé ce changement ?

Ce compte de partage de lectures est très personnel. J’y mets beaucoup de moi, de ma personne. Je choisis rarement mes livres au hasard et ils reflètent souvent mes préoccupations, mes questionnements ou mon état d’esprit. Ils font partie d’un cheminement. Il en est de même pour cette photo de profil. J’ai beaucoup de mal avec mon image alors je me photographie souvent de dos. Ainsi, le changement de cette photo est assez symbolique : montrer mon visage, c’est m’affirmer un peu davantage. C’est un pas vers l’acceptation de soi.

Ton premier post sur instagram est une chronique du livre d’Isabelle Carré, Lesrêveurs et date du 1er mai 2019. Quels souvenirs sont liés à cette première publication ? Qu’est-ce qui t’a motivé à ouvrir ce compte ?

C’est une amie qui m’a encouragé à plusieurs reprises d’ouvrir ce compte bookstagram. Elle était persuadée que mon avis et mes lectures pourraient intéresser d’autres lecteurs. Je me suis lancée sans grande conviction, essentiellement pour lui faire plaisir, et en réalité j’y ai très vite pris goût ! A ce moment je lisais « Les rêveurs » d’Isabelle Carré et je me suis amusée à me photographier pour reproduire la couverture. Et puis, cette photo me ressemble. Elle dit aussi quelque chose de moi donc je la trouvais parfaite pour un premier post.

As-tu envie de nous décrire ton parcours en quelques phrases, de te présenter ?

J’ai 31 ans. Je suis professeure de français dans un collège normand. Je suis donc titulaire d’un Master de Lettres option enseignement et du CAPES de Lettres modernes. Ce métier était une vocation. J’en rêvais secrètement depuis l’adolescence. J’ai le goût de la lecture depuis que je suis toute petite, mais il m’habite de manière presque addictive depuis mes 16 ans.

Que représente la lecture pour vous ?

La lecture représente tellement. Je suis presque certaine que je ne pourrais pas vivre sans. Notamment parce que cela m’a sauvé à l’adolescence, et que cela reste encore pour moi un moyen de survie.

Tu inscris Féministe sur ton profil. Quelle notion souhaites-tu donner à comprendre derrière ce mot ?

Pour moi, être féministe c’est se battre pour une égalité de traitements et de droits entre les hommes et les femmes. Tout simplement. 

Est-ce la littérature qui t’a mené au féminisme ou l’inverse ?

C’est la littérature qui m’a mené vers le féminisme. C’est l’un de ses pouvoirs: éveiller nos consciences !

Comment décrirais-tu ton engagement ?

Mon engagement est modeste, mais se traduit par différentes actions : je participe à des manifestations, je partage des lectures engagées sur mon compte instagram et professionnellement, j’anime des ateliers débats et de prévention avec mes collégiens autour du sexisme et des violences sexuelles.

Quel mot parlent le plus de toi : enseignement, transmission, engagement, lutte, consentement, place publique, lecture, écriture, montagne, mer, marcher, lire, chanter, amis, famille… ou un autre mot ?

Enseignement, transmission, engagement, lutte, consentement, lecture, écriture sont les mots qui me parlent le plus parce qu’ils reflètent mes préoccupations quotidiennes.

Qu’est-ce qui te met en colère ? Qu’est-ce que tu ne supportes pas ?

L’injustice. Les violences et les maltraitances. Particulièrement quand elles sont dirigées sur des êtres fragiles et vulnérables comme les enfants ou les animaux.

Quelles sont les lectures qui t’ont le plus marquée ?

Je pourrais en citer tellement… Je dirais que les œuvres d’Annie Ernaux m’ont marquée et presque sauvé la vie à l’adolescence. Tout comme ma découverte vers 17 ans des romans d’Amélie Nothomb. La vie m’a fait d’ailleurs l’immense cadeau de pouvoir la rencontrer et cela fait maintenant six ans que nous sommes très proches.

Enfin plus récemment, je dirais que le magnifique et salvateur livre d’Adélaide Bon « La petite fille sur la banquise » a véritablement changé ma vie. Je l’ai ressenti comme une délivrance et ma reconnaissance pour cette merveilleuse femme est infinie. Depuis, j’ai également cette chance de l’avoir pour amie.

Tu dis « écrire des poèmes pour guérir des maux » : y a-t-il un poème que tu aimerais partager ?

Mes écrits ont en effet une visée essentiellement thérapeutique. Je vous partage celui que j’ai écrit en m’inspirant d’une citation de Carl Gustav Jung : « Je ne suis pas ce qui m’est arrivé. Je suis ce que je choisis de devenir. »

Si vous me dites que je suis victime,

Je vous répondrai que je suis Survivante.

Je ne suis pas cette tristesse qui s’abat sur mes épaules,

Ce déchaînement de violences qui me tire vers le bas,

Je ne suis pas mes traumatismes,

Je ne suis pas ce cratère dans ma poitrine,

Cette douleur qui me dévore le cœur,

Je ne suis pas cet amour qui m’abîme…

Je suis bien d’autres choses que cela.

Si vous me dites que je suis victime,

Je vous répondrai que je suis Résiliente.

Car il y a bien au fond de moi

tout un horizon de désirs inexploités,

Une étendue de rêves en sommeil,

Une multitude de combats à mener.

C’est dans ce champ des possibles

que j’affirmerai mon identité.

Si vous me dites que je suis victime,

Je vous répondrai que je suis Résistante.

Vous ne retiendrez que de moi,

Le calme et la douceur,

L’oiseau qui se niche à l’ombre de certains bras,

Mais ne vous y fiez pas.

Si vous pouviez lire à travers moi,

Vous trouveriez bien au chaud dans une cage,

Une tempête qui gronde et enrage,

Une colère dont on sous-estime l’ampleur.

Si je la maintiens à l’intérieur

c’est que je suis trop saisie par la peur

de ce qu’elle pourrait faire de moi,

de ce qu’elle pourrait causer comme dégâts…

Si vous me dites que je suis victime,

Je vous répondrai que je suis Combattante.

J’aurais rêvé être écrivaine,

mais je n’invente pas d’histoires.

Je peux juste sortir de ma besace quelques poèmes,

Comme autant de bougies que j’éveille dans le noir.

Ce qui jaillit de moi ne mérite aucune gloire.

Ce ne sont que les chants d’une âme en peine,

Miraculée.

Je ne suis pas ce qui m’est arrivé.

Je suis ce que je choisis de devenir.

Je ne suis pas qu’une victime,

Ne me réduisez pas à cela,

Dois-je vraiment penser que tout ce que je suis,

Je le dois seulement à la nuit ?

C’est un très beau poème, merci. On y sent le combat et la volonté de ne pas céder ni à la colère ni à la fatalité. Se battre et rester debout.

Vous êtes professeur de lettre : quel est votre retour ? Est-ce qu’on écrit encore ? Est-ce qu’on lit encore ? Quel avenir pour le livre ?

Oui, je crois qu’il y a encore un avenir pour le livre. Il suffit de regarder l’actualité: les maisons d’édition croulent en ce moment sous les manuscrits suite aux différents confinements !

Mais je ne vais pas mentir, il est parfois difficile de mener les adolescents à la lecture. Essentiellement parce que le système scolaire fait qu’on les y contraint. C’est compliqué, mais j’essaie de promouvoir au maximum la lecture plaisir. Je me creuse beaucoup la tête pour que mes élèves aient accès à des livres très variés : des classiques, de la littérature contemporaine, de la littérature dite « jeunesse ». Mon objectif personnel et idéal est que chacun à la fin de l’année ait pris plaisir à lire au moins un livre. Mais il faut aussi accepter que tous les enfants ne puissent pas aimer lire et qu’ils en ont le droit. Alors je pratique aussi beaucoup la lecture à haute voix. Ils ont juste à m’écouter et cela leur permet d’accéder à des textes d’une manière différente. Et en général ils adorent ça.

Concernant l’écriture, c’est également compliqué alors c’est aussi mon cheval de bataille. Mes élèves ont leur propre cahier d’écriture et presque toutes les semaines, ils ont des exercices divers à réaliser. La pratique régulière est essentielle et les progrès s’en ressentent.

Mais pour tout cela, pour favoriser l’accès à l’écriture et à la lecture, le rôle des parents est aussi primordial.

Quel regard portes-tu sur le numérique ?

J’avoue que personnellement je ne suis pas du tout une adepte de la lecture numérique, car je suis une amoureuse et une droguée du papier. Cela ne me gêne absolument pas de partir en vacances avec un énorme sac plein à craquer de livres. Je reconnais néanmoins que la lecture numérique est une très bonne chose. C’est tout de même bien pratique et surtout, je crois que cela a réconcilié certaines personnes avec la lecture. C’est le plus important.

Quel regard portes-tu sur l’édition et l’auto-édition ?

Je n’ai pas d’avis particulier sur ce sujet. De nombreuses personnes rêvent d’être publiées pour des raisons et des objectifs différents alors l’auto-édition rend le métier plus accessible. Et cela permet aussi une certaine indépendance.

Tu as créé un compte instagram. Qu’est-ce que t’apportes instagram ?

Partager ma passion sur instagram m’apporte beaucoup. En termes de rencontres déjà, mais aussi de richesse personnelle parce que je suis également beaucoup d’autres comptes qui me donnent de nombreuses idées de lectures ! En fait, bookstagram est un cercle vicieux infernal parce qu’on a envie de tout lire et donc de tout acheter ! Mais je ne m’en plains pas !

Est-ce que le nombre d’abonnés est un moteur ?

Je dirai que le nombre d’abonnés m’encourage et me motive. Je reçois régulièrement des messages de remerciements et des compliments. Cela fait plaisir d’être suivie, mais ce n’est pas du tout une fin en soi.

Je suis très heureux de ce moment passé en ta compagnie. Tu nous as parlé de toi, de ta souffrance à l’adolescence, tu nous as livré un poème qui brule la poitrine et qui exprime combien tu es vivante, tu nous as parlé de tes combats et de tes joies d’adultes, de tes coups de cœur, des valeurs que tu donnes à tes élèves — quelle chance ils ont ! —, de ta communauté bookstagram avec laquelle tu partages tes lectures et découvres de nouveaux romans. Je t’en remercie vivement, continues à poster des chroniques et comme je te l’ai dit, je surveille ton insta de près ! Belle fin de journée !

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noir Colère

Je suis Matthieu Deshayes, j’ai écrit un roman NOIR COLERE, l’histoire de David, adolescent en Terminale, qui enchaîne les conquêtes féminines et les défis à moto. Populaire, tout semble lui réussir. Mais en proie à une colère sourde qui le ronge, seule la recherche du danger le stimule. Très méprisant face à sa famille, David croit tout savoir. Jusqu’où ira David dans sa prise de risque ? La vérité est-elle réellement celle qu’il imagine ? Chacun ne cache-t-il pas un secret ? Finalement, David n’est-il pas le plus prévisible de tous ?

Lien vers mon roman:

https://www.librinova.com/librairie/matthieu-deshayes/noir-colere

Ce midi, la super chronique de elolit_des_livres !

Julie va-t-elle sauver David?

C’est un roman qui se lit très facilement… Il y a beaucoup de rebondissements et on ne s’embête pas ! …On a envie de savoir ce qu’il va arriver à David mais aussi à ses amis. … Alors, ce roman vous tente?

Extraits

👉 On suit David, un ado tourmenté, en conflit avec ses parents et en décrochage scolaire. Il est colère contre son père, contre sa mère, contre cette douleur dans la cuisse qui ne le quitte pas… Pour fuir cette réalité qui le rend malheureux, il met régulièrement sa vie en danger, notamment avec des défis moto très dangereux. Pourtant tout lui réussit… Populaire à l’école, il est entouré d’une bande d’amis et de Julie… Celle qui compte plus que tout. Pourront-ils sauver David de cette colère qui le ronge ?

Qui est elolit_des_livres ?

Sur son compte est inscrit : « professeur de français », 1098 abonnés, « Dévoreuse de livres, principalement jeunesse et Young adult ».

Son premier post sur insta remonte au 20 décembre 2020 : Élodie s’y présente comme maman d’une petite fille de 2 ans et professeur de français, désireuse de partager ses lectures et celles de ses élèves.

J’ai contacté ÉLODIE suite à sa chronique sur le livre La tête sous l’eau où Olivier Adam raconte l’histoire de la disparition de Léa, une jeune ado. Sa chronique était belle et sensible. J’ai eu envie d’avoir son avis de lectrice, de maman, de professeur de français et d’amatrice d’histoires Young adult.

J’étais donc particulièrement fébrile à la découverte de sa chronique sur noir Colère.

La chronique

👉 C’est un roman qui se lit très facilement. J’ai bien aimé le fait que l’auteur ne s’intéresse pas uniquement à David. On apprend à connaître les autres ados: Adèle, Julie, Milla… On découvre leurs passions. Finalement, on découvre également leurs secrets, parfois même des secrets obscurs et on s’attache à eux. Il y a beaucoup de rebondissements et on ne s’embête pas!
👉 En parlant de secrets, on en découvre quelques-uns dans ce roman, et c’est ce qui nous tient en haleine. On a envie de savoir ce qu’il va arriver à David mais aussi à ses amis. Et qui est ce mystérieux Viktor qui se cache derrière les réseaux sociaux…
👉 en parallèle à l’histoire de ces adolescents, on suit également Camille, une flic. J’ai beaucoup aimé ce personnage que j’ai trouvé assez touchant. Et puis cela nous permet d’avoir également le point de vue d’un adulte. En effet, elle très souvent être amenée à rencontrer David et son entourage dans la cadre de ses enquêtes.
Alors, ce roman vous tente?

Alors ?

Je suis très heureux de cette chronique. Elle est juste et j’aime beaucoup la manière dont Élodie parle des personnages et de l’histoire. Élodie me semble être bien entrée dans l’intrigue, s’est laissée happée par les personnages et leurs secrets, par les problématiques de David et ses dilemmes, s’est laissée portée par l’amitié et les copains, et a été sensible à Julie et à son amour pour David.

Merci Élodie pour cette belle chronique très encourageante.

Noir Colère est disponible sur Librinova.

Lien vers mon blog :

http://blog.vasyraconte.fr/comment-acceder-a-mon-bouquin-noir-colere

Lien vers LIBRINOVA

https://www.librinova.com/librairie/matthieu-deshayes/noir-colere

Charlotte, grâce à toi

Chiche, un concours de Nouvelle! 

Organisé par Librinova et Lire Magazine littéraire. Entre 12 000 et 16 000 caractères , à rendre pour le 15 juillet. Contrainte : commencer le récit par : « Ce matin-là, très en retard, en m’engouffrant dans un taxi, j’ai découvert un portable oublié sur la banquette arrière.« 

Allez, je me lance, voici le premier des 3 chapitres.

Chapitre premier, rose paillette

Ce matin-là, très en retard, en m’engouffrant dans un taxi, j’ai découvert un portable oublié sur la banquette arrière. Un téléphone portable à la coque rose paillette.

Perdue dans mes pensées contradictoires, je n’y prêtai d’abord aucune attention. Le regard perdu, observant vaguement les façades des immeubles défiler par la fenêtre, les mains nouées, le ventre creux, je songeais aux paroles de ma mère : « Pauline, nous ne t’avons pas vu depuis Noël, ton père a réservé dans ce petit restaurant au milieu des marronniers que tu affectionnes tant, ça lui ferait tellement plaisir que tu sois avec nous ce midi. »

J’avais juste le temps de sauter dans un train gare de Lyon. Et bien que j’aie toujours détesté les taxis, préférant partir plus tôt et marcher loin du trafic et des embouteillages, me jouant du labyrinthe des petites rue avec délice, je m’étais retrouvé dans l’impossibilité de me lever à l’heure fixée ce matin. Indécise quant à ma tenue, ne trouvant pas les chaussures que je souhaitais – les avais-je laissées chez Thomas ? -, j’avais fini par enfiler un tailleur strict, un chemisier blanc et des chaussures à talon, certaine de plaire à mon père et évitant toute polémique avec ma mère sur ma manière de m’habiller.

Avais-je envie de sacrifier cette journée pour eux ? Étais-je en condition de supporter une heure de train et de les revoir ?

La banquette émit une mélodie joyeuse, reprise improbable d’une chanson à la mode que je n’affectionnais pas particulièrement.

Examinant l’itinéraire lent et poussif qu’avait choisi le chauffeur, surveillant l’heure avec agacement – combien j’avais raison de ne jamais me déplacer en taxi, on ne rattrape jamais le temps perdu avec ce type de transport -, je tentai d’estimer mes chances d’avoir encore le temps d’attraper le train. Petit à petit germait dans mon esprit la possibilité séduisante de le rater et, bien loin d’en éprouver de la colère, c’était du soulagement qui s’installait.

La chanson se fit entendre une seconde fois, attirant cette fois-ci mon regard.

Le téléphone rose paillette sonnait.

À aucun moment je n’avais imaginé que cette chose brillante pu avoir une quelconque influence sur le cours de ma journée. J’avais très vite évacué l’idée du désarroi de la personne qui l’avait laissé là, avec l’excuse peu reluisante d’être trop préoccupée pour avoir le temps de m’y pencher.

Mais soudain, ce petit boitier venait me rappeler le lien qui l’unissait à une personne inconnue et probablement décontenancée par sa perte.

Sans trop savoir pourquoi – curieuse ? gênée ? honteuse ? -, je me saisis du téléphone et l’examinai. L’écran était verrouillé par un code graphique et laissait apparaitre la photo de deux jeunes filles souriantes, une blonde et une brune, à genoux sur un lit, bras dessus-dessous. Un message indiquait huit appels manqués provenant d’une dénommée Perrine. Sur la face arrière du téléphone, soigneusement disposés sous la coque rose, la photo découpée d’un jeune garçon au regard lumineux et deux prénom écrit au feutre rouge : Charlotte avec un cœur à la place du ‘o’ et Lucas. Les deux prénoms se croisaient à l’emplacement de la lettre ‘a’, à la manière d’un mots croisés. Le tout réalisait un montage émouvant.

Je sursautai quand le téléphone sonna pour la troisième fois. Le visage de la fille brune et le prénom Perrine apparurent. Et sans réfléchir, je décrochai.

—   Je….

—   Putain Charlotte ! Qu’est-ce que tu fous ? Ça fait une heure que je t’appelle, pourquoi tu réponds pas ? On est en retard, le plan a changé. Rencard au Bagdad Café ! Magne-toi ! Si tu n’es pas là dans une demi-heure, je me tire. Tant pis pour toi !

Et Perrine raccrocha.

Stupéfaite, je contemplai l’écran redevenu noir du téléphone, groguie, comme si cette Perrine m’avait décoché un uppercut.

—   Vous connaissez un bar qui s’appelle le Bagdad Café ? criai-je aussitôt à l’attention du chauffeur de taxi.

—   Le Bagdad Café ? C’est dans le 19è. C’est pas sur la route.

—   Vous pouvez y être dans 30 minutes ?

Le chauffeur haussa les épaules.

—   Oui, c’est possible. Mais…

Il n’acheva pas sa phrase et me lança un regard à travers le rétroviseur intérieur.

Quoi ?

Je n’étais pas habillée pour le Bagdad Café, c’était ça le problème ?

Cette fille, cette Perrine, venait de me lancer une flèche inattendue d’énergie anxieuse et furieuse. Un boulet de canon. Une décharge comme je n’en avais plus ressentie depuis des années, endormie dans mes études de Droit, noyée dans mes procédures pénales, engluée dans la routine malgré mes 23 ans.

Et, percutée par cet éclair de 100 000 volts, j’ai eu envie de cette énergie. Une terrible envie.

« récit très vivant et haletant, à découvrir ! »

Mon premier Service Presse

Retour de ysadel2, une instabookeuse à propos de noir Colère.

Qui est Ysadel2 ?

Un petit coup d’œil sur son insta :

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Passion lecture, service presse avec plaisir. Un compte riche et varié, très sympa.

Après plusieurs commentaires de ses chroniques et des réponses bienveillantes de sa part, je me suis lancé et lui ai proposé de mo donner son avis sur mon roman noir Colère. Ce qu’elle a accepté avec plaisir.

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La chronique d’Ysadel2

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Tout d’abord, je remercie Ysadel2 d’avoir pris le temps de lire noir Colère. Je la remercie et je en suis reconnaissant. C’est la première fois que mon bouquin est lu par une personne qui ne me connais pas et que je ne connais pas. Elle m’avait dit qu’elle me donnerait un avis franc. Ce qu’elle a fait.

Bien entendu, c’est mon premier avis et je suis fébrile en le découvrant.

C’est une belle critique. Ysadel2 a aimé mes chapitres courts et mes phrases simples qui donnent un rythme enlevé :

« recit très vivant et haletant, à decouvrir ! »

Génial, je suis trop content !

Un petit bémol qui me chafouine, « j’ai regretté que les enquêtes de police soient trop brèves voire inexistantes lors de la découverte des corps d’enfants. »

Je l’entends. Effectivement je suis passé un peu vite. Mais les enquêtes n’étaient pas le but de ce roman. Et j’ai pensé que de telles enquêtes alourdiraient davantage l’intrigue autour des jeunes qui est déjà très dense. J’ai peut-être eu tort.

Avec ce bémol, la chronique est-elle positive ?

Je l’ai fait lire à mon entourage. Oui, très certainement me répond-on. Le bémol donne à penser à un ‘vrai’ avis, où tout n’est pas formidable, donc pas à un ‘bidon’.

De plus, dans le bémol, ‘la découverte des corps d’enfants’ peut même donner l’eau à la bouche!

Le résumé est très intéressant car je n’avais jamais pensé à mon histoire en ces termes. Ysadel2 commence par le personnage de Julie, qui est surement le plus attachant. Elle fait ressortir le caractère ‘très noir’ de l’histoire, l’origine privilégiée des lycéens – je me suis inspiré de mon expérience lycéenne dans un milieu riche et protégé -, des lycéens ‘en pleine révolte’ et ‘en mal de reconnaissance’.

C’est chouette de découvrir un point de vue différent.

Un point de vue bienveillant.

Et enthousiaste.

Je suis donc rassuré, noir Colère a plu, et du même coup très satisfait.

Vraiment très satisfait !

Un grand merci à toi, Ysadel2, de ta lecture enthousiaste et de ton avis éclairé, stimulant, encourageant et bienveillant !

Je vous rappelle que noir Colère est disponible en, cliquant sur le lien suivant :

Lien vers mon blog :

Lien vers LIBRINOVA

https://www.librinova.com/librairie/matthieu-deshayes/noir-colere

noir Colère

Mon roman Noir Colère est l’histoire de David, adolescent toujours en colère et qui survit en prenant des risques à moto, de Julie, engagée contre le harcèlement et le droit des femmes et de tous leurs amis, de Camille, qui enquête sur la disparition d’une petite fille et avance vers des découvertes macabres, de Viktor qui veille dans l’ombre en parfait Judas et de Victoire, la tumeur de la cuisse de David qui commente la situation, aux premières loges des évènements.

Populaire, David ne trouve pas sa place dans le système scolaire ni au sein de sa famille, jugeant son père affable, sa mère dévouée au foyer, sa sœur jumelle intello. Il se bat avec son monstre — une colère intérieure insatiable qui le ronge — et qu’il ne parvient à dompter qu’au prix d’une perpétuelle mise en danger par des défis à moto. David fréquente et photographie de nombreuses filles, mais seule Julie a de l’importance à ses yeux, passion secrète qu’il ne prend pas le risque d’exprimer ouvertement. Alors que tout lui réussit et que chacun semble l’admirer, sa colère aveugle s’accentue, ses défis à moto se font de plus en plus complexes et dangereux.

Qui est le mystérieux Viktor, en embuscade sur les réseaux sociaux ? Et pourquoi Camille, la Capitaine de Police, éprouve-t-elle de l’affection pour lui ? D’où vient cette douleur qui irradie dans sa cuisse ? Quels secrets cache sa famille aux allures si fades ?

Finalement, de tous, David n’est-il pas le plus prévisible ?

J’ai voulu, par la mise en scène de la révolte de David, raconter les difficultés pour certains jeunes de s’adapter aux méthodes de l’école, d’exprimer leurs envies et leur sensibilité, de manifester leurs questionnements ainsi que leurs doutes. J’ai voulu aussi, par le récit de son aveuglement, évoquer la possibilité que les certitudes de l’adolescence ne correspondent pas toujours à la réalité. Et que celle-ci peut s’avérer plus complexe et plus subtile qu’ils ne l’imaginent. Et tellement plus joyeuse.

David est intègre et impulsif. Cette impulsivité lui fait commettre des erreurs de jugement que ses amis ainsi que les évènements vont lui permettre de corriger. Sa mère, dévouée au foyer, mène une double vie, sa grande sœur qu’il pensait décédée vit dans un centre de rééducation, sa sœur jumelle organise des happenings clandestins. Quant à son père, ses airs débonnaires dissimulent un monstre sans pitié. Par ce personnage d’adolescent rebelle, je cherche à dévoiler la personnalité d’un garçon populaire perclus des certitudes spécifiques à sa jeunesse et à explorer la colère sourde qui l’anime et peut animer les jeunes : faible considération de leurs parents, mensonges qui les entourent, violence de l’indifférence à leur égard ainsi que la mise en danger qui peut en découler. Jusqu’où ira David dans sa prise de risque ? La vérité est-elle réellement celle qu’il imagine ?

David aime secrètement Julie, une jeune fille de sa classe, posée et mesurée. Julie livre ses propres combats contre les anti-IVG, le harcèlement et la violence faite aux femmes. Mais n’est-ce pas contre sa famille qu’elle est partie en guerre ? Si elle donne l’impression parfois pénible de surveiller et de recadrer David, elle lui assure un équilibre précieux.

Milla, en revanche, l’encourage à se mettre en danger par son admiration sans limites et par l’excitation que lui procure ces situations à risque. Séances photo et acrobaties à moto pimentent son quotidien et la monotonie de sa vie lycéenne.

Adèle, effacée, fragile, en proie à ses guerres intestines, observe de loin son ami s’ébattre et profiter de son statut populaire. Sa beauté est trop lourde à porter et, effrayée par les réactions qu’elle peut percevoir, elle préfère une existence discrète. Adèle chante du rap. Va-t-elle oser se produire en public ? Va-t-elle réussir à s’imposer auprès de David ?

Élaine, la sœur jumelle de David, raille au quotidien la vacuité et l’aveuglement de son frère. L’effet principal de ce comportement est de renforcer la colère de David. Il porte sur elle un regard dédaigneux et irrité jusqu’à ce qu’il découvre que sa sœur profite sur son sugar daddy pour organiser des rodéos clandestins.

Camille, Capitaine de Police, se prend d’affection pour David, mais n’hésite pas à l’instrumentaliser pour démanteler ce réseau même clandestin.

Sur qui David peut-il réellement s’appuyer lorsqu’il s’aperçoit que toutes ses croyances sont fausses ?

Sur sa bande d’amis évidemment, Noah, Thomas, Solenn, Mathias, bande soudée face à toutes les circonstances et sur Julie en particulier, soutient indéfectible, exigeante, mais dont l’amour pour David ne flanche à aucun moment. Finiront-ils par trouver l’occasion de s’avouer franchement leurs sentiments ?

Victoire, la douleur irradiant de la cuisse de David et qui s’avère être un ostéosarcome — tumeur des tissus osseux gravissime —, leur offrira cette occasion.

Mon troisième fils est animé de la même colère que David. Âgé de quatorze ans, il ne trouve pas sa place dans le système scolaire ni dans les valeurs que je tente de lui apporter. Il rejette toute forme d’autorité, de contrainte et ne comprend pas la notion de persévérance ni d’effort. Il est en quête de sens et cette quête passe par une mise en danger. Même s’il encore trop jeune pour piloter, les scooters et les motos incarnent son unique motivation. Suivre les cours au collège ne présente aucun intérêt pour lui, aucune matière ne le stimule. S’il se sent anxieux pour son avenir, il a la certitude que cet avenir ne passe pas par l’école. Pour lui, il n’est pas envisageable de poursuivre des études. Son but est de sortir — coûte que coûte — de ce système. Il n’est pas question pour lui de vivre une vie comme la mienne, de ‘sacrifier’ sa jeunesse dans des années d’études. Je ne sais pas quoi lui proposer. Mais j’ai confiance en sa capacité de trouver sa voie.

David, une colère aveuglante, une passion secrète, une mise en danger permanente, la découverte déconcertante de son ignorance, une bande d’amis sur laquelle il peut compter en toutes circonstances

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Matthieu Deshayes, auteur

Médecin au Service des Urgences d’un grand hôpital, vivant dans un petit village au milieu de la campagne, papa de 4 enfants, j’écris depuis toujours. Les paroles de mes patients et de mes enfants, les situations qui jaillissent de mon activité professionnelle, mes longues promenades à pied ou à vélo, tout est inspiration. Mes histoires naissent de ce que j’entends, de ce que je vois, de mes rencontres, discussions, lectures, films, témoignages, colères, mais aussi joies, enthousiasmes et espoirs. J’ai besoin de communiquer ce qui m’est essentiel. L’écrivain n’est-il pas une éponge qui absorbe tout ce qui l’entoure ?

Traduire mes émotions et mes réflexions en récits et en personnages est le moyen qui s’est imposé très vite à moi.

L’écriture est au cœur de ma vie, malgré les nombreuses périodes ou j’ai pu être occupé ailleurs, malgré les moments de doute et de découragement. Curieux, imaginatif, dynamique, enjoué ou furieux, raconter des histoires est plus fort et finit toujours par prévaloir. Alors j’écris, patiemment, laborieusement, du mieux que je peux.

Pendant toutes ces années, j’ai réuni des dizaines récits, plus ou moins aboutis. Vient le moment de les donner à lire. Après Héraklion 21 décembre, l’histoire d’un médecin qui se noie dans son service d’urgence et Hippo, le journal d’un jeune étudiant en Médecine, qui relate les premiers jours difficiles des externes à l’hôpital, voici NOIR COLÈRE, l’histoire de David, adolescent rongé par la colère qui risque sa vie en permanence malgré son amour secret pour Julie. Suivront Synapses, l’histoire de l’attirance impossible d’une femme Capitaine de Police pour son collègue lors d’une enquête sur un meurtre sauvage, Les jours d’après, la trajectoire de 8 personnages en temps de pandémie et leur entrée en résistance au moment de l’instauration de la dictature sanitaire, Outlaw, l’épopée d’une jeune esclave dans un monde futuriste qui se révolte et se bat pour survivre, et tellement d’autres histoires.

Une couverture qui claque

Travail de recherche sur les couvertures de noir colère

J’ai pas mal réfléchi sur une couverture qui colle au roman, une couverture qui attire l’œil, qui appelle, une couverture qui accroche, qui claque.

J’ai cherché des images libres de droit qui pouvaient correspondre à ce que je cherche.

Puis j’ai cherché un sous-titre, une phrase qui résume l’idée forte du roman.

 » La vérité n’est jamais celle qu’on imagine « 

 » La vérité qu’on cherche n’est jamais celle qu’on découvre « 

Voici les différentes maquettes que j’ai imaginé.

N’hésitez pas à me dire celles qui vous plaisent en commentaires.

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Voici les principales maquettes

J’en ai réalisé encore de nombreuses autres mais celles-ci sont celles qui ont le plus retenue mon attention.

Voilà.

N’oubliez pas que vous pouvez retrouver David et ses amis sur :

https://www.librinova.com/librairie/matthieu-deshayes/noir-colere

Des conseils pour le télécharger dans les meilleurs conditions :

Trafic d’organes

Avez-vous vu le magnifique film de Mehdi M. Barsaoui, Un fils

Tunisie, 2011, un couple emmène son fils en week-end dans le sud de la Tunisie. Ils tombent dans une embuscade, des balles sont tirées et le jeune fils de 9 ans est touché au foie. Intransportable, il est en attente d’une greffe hépatique pour être sauvé. Mais la liste des attentes de greffe est longue. Un homme mystérieux propose alors une solution alternative. Contre une énorme somme d’argent, il propose un foie dans les 48h.

Le film bascule dans l’horreur du trafic d’êtres vivants organisé en Lybie par les mafias criminelles dont les réseaux dépassent les frontières.

Film magnifique et stupéfiant, à voir +++

Un fils, un drame familial poignant explorant les dessous du trafic d’organes en Tunisie (saphirnews.com)

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Pourquoi des trafics d’organe ?

Le trafic d’organe est un trafic extrêmement lucratif, voyez le tableau ci-dessous :

Quels sont les pays impliqués ?

C’est au Kosovo que les premières exactions sont mises en évidences dès 1990.

Mais tous les pays en voie d’émergence, les pays en guerre, les pays où sont incarcérés des opposants sont impliqués.

Kosovo

  • Dans son livre-témoignage: « La chasse, moi et les criminels de guerre », l’ex-procureur du Tribunal pénal international pour l’ex-YougoslavieCarla Del Ponte, dénonce un trafic d’organes mené au Kosovo à la fin des années 1990, impliquant de hauts responsables politiques actuels, elle raconte que certaines victimes étaient des prisonniers, dont des femmes, des Serbes et d’autres ressortissants slaves, transportés au courant de l’été 1999 depuis le Kosovo jusqu’en Albanie où ils étaient tués pour s’emparer de leurs organes. «Ces organes étaient ensuite envoyés depuis l’aéroport de Tirana vers des cliniques à l’étranger pour être implantés sur des patients qui payaient » écrit-elle. Leurs bourreaux n’hésitaient pas à aller plus loin. « Les victimes privées d’un rein étaient de nouveau enfermées dans une baraque jusqu’au moment où elles étaient tuées pour d’autres organes» précise-t-elle. En juin 2008, Le Conseil de l’Europe a ouvert une enquête et en a chargé le sénateur suisse Dick Marty.
  • Dans un rapport préliminaire publié en décembre 2010, il accuse l’actuel premier ministre du Kosovo, Hashim Thaçi, d’être à la tête de ce trafic. Ce groupe est entre autres accusé d’avoir installé des camps retranchés en Albanie où il détenait ses prisonniers puis les exécutait. Ces geôles étaient des maisons isolées et une usine désaffectée, dont certaines ont été transformées en cliniques improvisées dirigées par le chirurgien Shaip Muja, membre d’un groupe de responsables de l’UÇK baptisé Groupe de Drenica.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Trafic_d%27organes

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Les migrants victimes d’un vaste trafic d’organes en Égypte – L’Express (lexpress.fr)

Pourquoi je vous parle de trafic d’organes ?

Est-ce que les personnages de Noir Colère se retrouvent confronté à cette pratique criminelle mafieuse ignoble ? Qui ? Et comment ? Qui le découvre ? Pourquoi ?

ou

https://www.librinova.com/librairie/matthieu-deshayes/noir-colere

Sugar-daddy

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Avez-vous entendu parler de sugar daddy ?

J’ai découvert ce terme il y a quelques années, entendu des témoignages de jeunes filles qui expliquaient pourquoi elles avaient recours à ce type de relation. Cette notion m’a intriguée. Qu’est exactement un sugar-daddy ? Et une sugar-baby. Que recèle cette appellation aux dénotations vaguement douçâtres et incestueuses ? Pourquoi certaines jeunes filles se laissent tenter par cette formule ?

En voici la définition de wikipédia :

« Le terme « sugar daddy » (« papa gâteau ») est un anglicisme argotique utilisé pour désigner une relation dans laquelle un homme offre de l’argent et/ou des biens à une personne bien plus jeune que lui.

Celle-ci est parfois désignée par l’expression « sugar baby », en échange de services en nature (relations sexuelles, notamment). Ces relations peuvent aussi fonctionner avec une femme plus âgée payant un jeune homme : on parle alors de « sugar mommy » et de « sugar boy » (gigolo). Ces relations peuvent aussi être des relations homosexuelles dans le cas d’un homme ou d’une femme âgés payant respectivement un jeune homme ou une jeune femme pour des actes d’escort ou de prostitution.

Un ou une sugar baby est généralement définie comme une jeune femme ou un jeune homme séduisant et ambitieux. Typiquement étudiant, il ou elle recherche un confort de vie et apprécie les voyages et cadeaux en tous genres, offrant sa compagnie en échange (et souvent plus).

https://fr.wikipedia.org/wiki/Sugar_daddy »

Malgré ce nom sucré ce cache un phénomène clairement assimilé à de la prostitution.

Partenariat Daddy-baby

Un homme d’un certain âge, célibataire ou non, s’ennuyant ou pas, en général assez riche, cadre supérieur, directeur, à la retraite ou pas, loue les services d’une femme (beaucoup) plus jeune que lui et lui propose de lui tenir compagnie, de l’accompagner dans ses déplacements ou en week-end ou simplement au restaurant. En échange, l’homme finance les activités de sa sugar baby : études, appartement, loisirs, sports, vie quotidienne. Cette relation s’installe dans la durée, à l’inverse des services d’une prostituée, tel un partenariat entre le daddy et la baby.

Daddy – baby. Deux termes qui décrivent une relation filiale, deux termes plutôt malsains, non ?

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« On y trouve simplement une plus grande proportion d’hommes âgés et on y lit plus souvent les mots «intime», «gâter», «généreux» et «discret». »

« Notre société encourage les femmes à devenir des expertes du travail affectif. Nous écoutons, compatissons, validons, nous nous inquiétons. Nous nous rappelons des événements de la vie, des points tournants. Nous sommes généreuses de notre temps et de notre corps. Soyons bien clairs : j’aime ces petits moments de bonheur que j’offre à mes amies, à ma famille. Mais mêmes les étrangers croient que nous leur devons des sourires. Et je me dis que si je dois travailler ainsi pour ces hommes inconnus… pourquoi ne pas le faire en étant rémunérée. »

https://quebec.huffingtonpost.ca/bellesa/je-suis-une-sugar-baby-et-voici-comment-j-ai-trouve-mon-sugar-daddy_a_23299694/

Hey les étudiant(e)s, romantique, passion et pas de prêt étudiant

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« Mais de quel genre de rencontre s’agit-il en vérité entre ces « sugar daddy » et ces « sugar baby »? Célia est l’une d’entre elles. Du haut de ses 20 ans, cette étudiante en marketing à Paris assume « vendre [son] temps libre, voire [son] corps ». « Les clients cherchent avant tout une compagnie, explique-t-elle à L’Express. On peut me solliciter pour une sortie au musée, au restaurant ou au cinéma. Un rapport sexuel peut suivre, mais ce n’est pas le seul motif du rendez-vous. » Pour elle, ces « prestations » servent avant tout à « payer les factures ». »

Célia dit « trier » ses clients sur le volet. « Uniquement des gens aisés. Directeur de sociétés, cadres… Essentiellement des cinquantenaires, souvent mariés », détaille-t-elle. Et la relation est souvent suivie sur le long terme, « pour pouvoir prévoir à l’avance les entrées d’argent ». 

Un job dégradant et dangereux

En cause, un certain « sentiment de domination », d’après Charline, 22 ans. Etudiante en communication à Rouen, elle finance « ses études et son mode de vie » grâce aux rencontres qu’elle fait sur un site de sugar dating. « Les clients savent que l’on subit notre situation, que l’on est avec eux par nécessité et pas par envie, déclare-t-elle à L’Express. Alors parfois certains en profitent pour nous faire des demandes dégradantes qu’ils ne feraient pas dans une autre situation. » 

Dans un an, elle aura terminé ses études. Un moment qu’elle attend avec impatience. « J’ai choisi cette option pour payer mon appartement, par nécessité. Mais je ne le souhaite à personne », s’exclame-t-elle.  

Quand on l’interroge sur les slogans inscrits sur le camion publicitaire, elle hausse la voix: « ils veulent montrer ça comme quelque chose de fun. Ils sont dans leur rôle, ils vendent leur business. Le problème c’est que ce n’est pas un job comme un autre. C’est dégradant et dangereux. » 

https://www.lexpress.fr/actualite/societe/peur-argent-chantage-je-ne-souhaite-a-personne-d-etre-sugar-baby_1955362.html

Noir Colère

Dans mon roman Noir Colère, j’ai souhaité explorer de nombreuses notions de société et confronter les personnages de l’histoire à ces situations. La prostitution, même déguisée sous la forme d’un « partenariat » avec un homme plus âgé et qui « finance » les études ou les projets d’une femme plus jeune est l’une de ces situations. Par le biais des sugar daddy, s’offre la possibilité d’accéder à une autonomie et à une place sociale, de gagner de l’argent ou de sortir de son quotidien, de sa zone de confort, de ses complexes.

Quel est le personnage qui a recours aux sugar daddy ? Qui est un sugar baby ? Et pourquoi ?

ou

https://www.librinova.com/librairie/matthieu-deshayes/noir-colere

Pourquoi j’ai décidé de publier Noir Colère en format numérique ?

J’ai beaucoup réfléchi, je me suis posé pas mal de questions, j’ai consulté plein d’avis sur internet, lu des blogs, regardé des vidéos et finalement, j’ai choisi la version numérique.

Elle présente de nombreux avantages par rapport à la version papier, si si !

La version numérique est souple,

pratique

légère

et facile à manipuler.

Elle est facile à acquérir,

immédiatement disponible

ludique

peu onéreuse.

Toujours dans la poche ­­- qui n’a pas son portable toujours sur lui ? ­-, donc accessible à tout moment, sans encombrement supplémentaire, sans risque d’oublier son livre chez un ami, dans le train, dans le taxi ou dans une salle d’attente.

La version numérique, c’est Hi-tech, ça claque

et on ne dérange pas son conjoint le soir dans son lit !

Pas besoin de lampe de poche sous la couverture pour se planquer !

L’objet est modulable, version jour, version nuit, adaptable à tous et à tous les moments.

La diffusion est aisée,

et les possibilités de liens et d’interactions directes avec les réseaux sociaux sont infinies.

Très abordable

donc tellement moins chère que la version papier.

Dans le cadre de Noir Colère, le delta est de 2.99 pour l’ebook contre 15 à 20 euros pour la version papier.

J’ai été séduit également par la grande réactivité de la version numérique.

Après des mois de corrections, c’est une immense satisfaction de voir mon livre rapidement disponible, facile à proposer, facile à diffuser.

Parce que l’ebook permet une visibilité immédiate qui est la bienvenue quand on débute.

Parce que je suis tellement impatient de donner mes histoires à lire.

Parce que finalement, peu importe le format, c’est l’histoire qui compte ! Surtout si elle est bonne ! Je prends autant de plaisir à regarder un film ou une série sur le petit écran de mon smartphone, à mon rythme, au fond de mon lit, qu’au milieu d’une salle de cinéma.

Et puis parce que – et surtout ! – c’est très-trop difficile d’être édité en version papier à compte d’éditeur.

Le papier, bien entendu, c’est plus noble, mais ne vaut-il pas mieux être lu en numérique que pas publié en papier ?

Est-ce que c’est plus écolo ? Pas certain…

Enfin, mon but n’étant pas de gagner de l’argent, mais d’être lu, alors ?

Go pour le numérique !

De toute manière, je ne vous avouerai jamais combien j’ai dépensé pour envoyer des manuscrits aux maisons d’Édition pour Hippo, le journal d’un jeune étudiant en médecine, mon précédent roman… qui a été refusé. Alors autant me faire plaisir pour pas cher et vous proposer Noir Colère à un prix modique!

Le lien ci-dessous te guidera pour trouver comment découvrir NOIR COLÈRE. À tout de suite !

Tu peux aussi te rendre directement sur le lien de LIBRINOVA

https://www.librinova.com/librairie/matthieu-deshayes/noir-colere

#roman #autoedition #instabook #librinova

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