Mois : avril 2020 (Page 1 of 4)

Avril, ne te découvre pas d’un fil

30 avril.

Dernier jour à ne pas se découvrir d’un fil !

Dehors, j’entends le chant du rossignol, des tourterelles, au fond je distingue un coucou, une huppe fasciée, une mésange.

Quel magnifique printemps.

La campagne est verte et explose après les pluies nourries que nous avons depuis 15 jours.

Quel bonheur que ce réveil de la nature.

Je profite de moments tranquilles après avoir pris une raclée au Mille Bornes par mon épouse ce matin. Figurez-vous qu’elle a gagné sans que je pose un seul point !

Le ciel est gris.

Tout est calme.

Je me dis que j’aime profondément cette période de confinement.

Pas d’organisation, pas de matins à la bourre pour être à l’heure à l’école, pas de mercredi à courir entre le cheval, les courses, le tennis, les devoirs.

Peinard à la maison, beaucoup de temps pour écrire, et une heure trente de marche tous les soirs, de 18h à 19h30, dans cette campagne apaisée et renaissante, au milieu des rossignols, merles, alouettes.

Et au milieu, l’école à la maison.

Plus apaisée elle aussi.

Chacun a trouvé ses marques.

Je réveille ma fille de CP vers 9h30, on démarre la journée par un petit dej – Mille Bornes,  on travaille une petite heure, lecture et calcul.

À 10 h, je réveille ma fille de presque 17 ans qui émet quelques grognements et se rendort aussitôt.

Puis les garçons, qui grognent aussi, mais eux ne se rendorment pas, happés par l’actualité brulante de snap et YT, aux aguets de quelques vidéos hautement éclairantes sur l’état du monde et la géopolitique du savoir.

À peine terminé avec ma fille de CP, hop, je monte avec l’ordi et fais un état des lieux des travaux des garçons.

D’ailleurs, j’y pense, j’ai oublié de noter l’heure de la classe virtuelle de mon fils de 13 ans à laquelle il m’a juré qu’il n’assisterait pas, mais à laquelle j’ai juré qu’il assisterait !

Je file voir sur l’ENT.

Classe virtuelle de math à 11h. Ouf. Je ne vous explique même pas le cheminement occulte qu’il m’a fallu faire pour retrouver la trace de cette classe virtuelle qui n’est pas – se serait trop simple ni sur l’accueil, ni sur la messagerie, ni sur l’emploi du temps ni sur le cahier de textes.

J’ai retrouvé sa trace dans les messages classés comme lus au fond de la messagerie.

Bon, je vous l’ai déjà dit, l’ENT n’a plus aucun secret pour moi.

Plus aucun ? Tu es certain ?

Je lis – au passage – la réponse très gentille et très patiente – du prof de SVT à qui j’ai envoyé un message hier pour lui dire que vraiment, j’en étais désolé, mais je ne comprenais pas le tuto qu’il avait envoyé afin de déposer le devoir de mon fils de 13 ans. Vous avez bien lu, il faut des tutos pour déposer les devoirs à rendre. Un tuto de 3 pages ! Parce qu’hier, après avoir obtenu de mon fils qu’il fasse l’activité à l’écrit, je me suis découragé devant la complexité de la tâche… sortir le scanner, scanner le document, lire le tuto pour finalement ne rien comprendre et échouer, si près du but !

Il y a donc des choses que je ne maîtrise pas encore.

Mais ce matin, de bonne humeur, je me dis que je vais me pencher sur ce tuto, bien décidé à apprendre une nouvelle fonctionnalité de ce logiciel inventé par je ne sais quel esprit tordu dont l’éducation nationale – 50 ans que je les fréquente assidûment — regorge.

Petit rappel des évènements de la veille :

Vers 14h, ma fille de presque 17 émerge, les écouteurs aux oreilles, et nous rejoint à table – on s’est mis à l’heure espagnole.

—               Tu peux enlever tes écouteurs s’il te plait ?

—               Je suis en cours.

—               !?!

—               J’ai cours de géopolitique.

—               OK.

Ma fille déjeune donc en classe virtuelle, dans le jardin, sous le tilleul, tranquille. Puis va s’installer dans la chaise longue au soleil.

—               Ça va ?

—               Oui, je suis la seule à participer.

Pourtant, je ne l’entends pas parler.

—               Par messages ! me précise-t-elle.

L’école allongée au soleil dans une chaise longue… vous voyez, ce confinement, quel pied !

Quand elle termine son cours, 1h30 plus tard, on discute, comme j’aime le faire avec elle, surtout en géopolitique.

—               On n’a parlé que du covid, pas du tout de ce qui était prévu !

Je sais qu’elle adore son prof de Géopol.

—               Il me fait penser à toi ! elle me dit à chaque fois.

Et elle a été trop contente de me le présenter à la réunion parent prof, dans un autre temps. Son prof de Géopol est aussi prof de cinéma au lycée et j’ai eu le projet d’organiser avec lui les « 2è rencontres autour du court-métrage amateur » avec les élèves option cinéma— le deuxième évènement dans notre cité après Cannes —, mais l’actualité ne nous en a pas laissé l’occasion.

—               C’était intéressant ?

—               Oui. Je savais déjà tout, mais nous avons pas mal discuté. Je lui ai dit que le gouvernement profitait du covid pour passer des lois cheloux.

—               Quoi comme lois cheloux ?

—               Les trucs sur les applications de surveillance.

—               Il était d’accord avec toi ?

—               Oui, tout à fait !

—               Les gouvernements successifs ont détruit les services publics.

—               Tout à fait.

Et ce qui me met le plus en colère, c’est que les riches ne participerons pas à l’effort, que méthode pour ne pas compter sur ses doigtsceux qui se sont goinfrés de profits en essorant services publics et détruisant les codes du travail, ne débourseront pas un centimes pour rendre ce qu’ils ont volé. C’est nous qui paierons et surtout nos enfants avec la dette colossale qu’on leur colle dessus.

Je m’égare.

Avec ma fille de CP, on fait des calculs.

6 + 8 =

Elle compte ‘6’ sur ses doigts puis recompte ‘8’ et annonce le résultat.

J’essaie de lui expliquer depuis plusieurs une méthode pour ne plus compter sur ses doigts. Mais sans y parvenir.

Et dans son livre de math « pour comprendre les maths », en trois exercices, elle y arrive !

Incroyable !

******

11h ce matin, nous sommes installés devant la classe virtuelle, mon fils de 13 ans et moi.

Mais pas de lien.

Donc pas de classe virtuelle.

C’était une classe de math, prévue pour clore le chapitre statistiques avec des exercices.

—               On fait les exercices et on les envoie à ta prof ? je lui propose.

—               OK, me répond-il.

OK ?

Il se passe un truc !

Et il fait ses exercices !

—               Bravo, je le félicite chaudement.

Puis avec ma fille de presque 17 ans, on cherche à résoudre le programme de scratch.

Et bingo, la réunion de nos deux esprits fonctionnent à plein et nous y parvenons !

Bel effort !

3 jours de recherche !

Voilà, de belles et bonnes nouvelles !

De bonnes et belles choses.

On est bien à la maison, confinés.

Pourquoi retourner travailler ?

Pourquoi retourner à l’école ?

On n’a plus besoin de rien !

Tu veux le savoir ?

Pour ne pas terminer cons finis !

Pour éviter de virer gros con.

Pour lutter contre les cons !

Un cadeau de ma fille de CP pour finir

Chut, Papa fait de la politique ! -3

29 avril, J-13, le déconfinement aura bien lieu, sauf s’il est prolongé, il n’y a que les imprudents pour devancer l’appel, attention en Avril, ne te découvre pas d’un fil !

Trêve de plaisanterie.

Franchement, Édouard Philippe a été bien.

1 heure de discours clair, précis, reprenant tous les points, s’appuyant implicitement sur le texte du Conseil scientifique.

S’agissant de ROBERT — l’application STOPCOVID made in France —, il a sagement reporté le débat, avouant lui-même qu’il ne savait rien de cette application.

Bravo ! Et merci !

Le Monde de ce matin :

Déconfinement : contraint par le choix présidentiel du 11 mai, le gouvernement a choisi d’écouter les avertissements du conseil scientifique

Le Premier ministre a averti, mardi, qu’il allait falloir « vivre avec le virus » et souligné « le risque d’une seconde vague ».

Edouard Philippe a tenu un discours pragmatique. « Nous allons devoir vivre avec le virus, a-t-il admis, dès lors qu’aucun vaccin n’est disponible à court terme, qu’aucun traitement n’a, à ce jour, démontré son efficacité, et que nous sommes loin d’avoir atteint la fameuse immunité de groupe. »

Sa stratégie cadre de très près avec celle du conseil scientifique – finalisée le 20 avril – dont il a aussi relayé les inquiétudes. « Si les indicateurs ne sont pas au rendez-vous, nous ne déconfinerons pas le 11 mai, ou nous le ferons plus strictement », a-t-il mis en garde, en indiquant que la décision finale serait prise le 7 mai, sur la base d’indicateurs épidémiologiques.

Roselyne BACHELOT, sur le plateau de TF1, applaudit.

Question : que fait Roselyne Bachelot ici ? Et bien figurez-vous que l’ancienne ministre de la Santé de Nicolas Sarkozy est devenue la personnalité politique la plus populaire en France actuellement. Pourquoi ? En raison de sa gestion de la crise ‘grippe H1N1’. Vous vous rappelez de sa politique très engagée — et extrêmement critiquée, raillée, moquée — dans la constitution de stocks de vaccins (dont les ¾ nous étaient resté sur les bras ) et de masques (1.4 milliard). Mais elle a été prudente. Et ce qui lui a été reproché, soudain, devant l’impréparation criminelle de ses successeurs, la porte aux nues. Juste retour des choses ? On verra bien.

Et où en en est de l’épidémie :

  • Dans le monde, plus de trois millions de personnes ont été diagnostiquées comme malades du Covid-19 et plus de 215 000 en sont mortes malgré le confinement de plus de la moitié des habitants de la planète.
  • Pays le plus touché, les Etats-Unis comptent plus d’un million de cas. Encore plus marquant, 58 365 personnes ont désormais succombé à la maladie, soit plus que les militaires américains tombés lors du conflit du Vietnam entre 1955 et 1975.

On entend un peu parler de l’Afrique, mais pas trop. Et dur d’avoir des infos sur les pays en guerre au Moyen-Orient.

Dur d’entendre parler d’autre chose que du covid, d’ailleurs.

On entend un peu parler de l’après confinement, les plus optimistes pensent qu’on aura compris que quelque chose qui nous dépasse se produit. Les autres font l’autruche. Rien de nouveau.

Vous connaissez scratch ?

Un programme éducatif pour apprendre aux enfants à coder.

Initiation avec mon fils de 13 ans, travail en Techno. Techno que — vous vous l’imaginez bien, vous le connaissez maintenant aussi bien que moi — il adore.

On a commencé tous les deux — je l’ai forcé à s’assoir près de moi et nous avons commencé.

Totalement blasé, mon fils se lève au bout de deux niveaux. Et moi, grand gamin et grand geek, je suis resté ‘scratché’. Même mon fils de 15 ans – qui a passé des heures à programmer en scratch – est venu bidouiller avec moi.

—               Tu vas voir, on peut faire plein de trucs avec ça.

Et nous sommes tous restés bloqués au niveau 10 du labyrinthe. 9 blocs pour amener ce fichu cosmonaute pisser au fin fond de la station orbitale ESS-20.

J’y ai même réfléchi cette nuit. Mais rien. Nada.

https://blockly.games/maze?lang=fr&level=10&skin=1

Vous avez réussi ?

Ben mon gars, va falloir te retenir, parce qu’on n’y arrive pas. J’y ai passé un certain temps, pendant que mes ados sont partis à vélo se baigner dans la rivière d’à côté. L’eau y est au moins à 10 degrés, il fait un temps pourri. Mais vaille que vaille !

—               On pédale, on se baigne !

Devise de ma fille de presque 17 ans.

En avril, ne te découvre pas d’un fil…

—               Allô ?

Le téléphone sonne.

C’est la surveillante du collège qui s’inquiète de n’avoir aucune nouvelle de mes fils.

Et qui fait le tour des parents d’enfants muets en prévision d’une réunion d’établissement.

Je lui explique la situation : mon fils de 15 ans est en autonomie, ce qui explique certainement les ‘’non rendus’’ et mon fils de 13 ans fait tout son travail à l’oral avec moi. Je me porte garant de son travail. Mais nous ne rendons rien.

OK.

Et vous, tout va bien ?

N’hésitez pas à me raconter vos anecdotes amusantes !

Bonne journée.

Chut, Papa fait de la politique ! – 2

15h15, nous sommes devant la Télé, mon épouse et moi, et on regarde Édouard Philippe…

Édouard Philippe : blablabla, plusieurs millions de masques, blablabla, nous avons écouté les scientifiques, blablabla…vous n’aurez rien à manger mais vous aurez des masques… 700 000 tests par semaine le 11 mai … blablabla 3000 cas par jour x le nombre de personne contact x l’age du capitaine = 700 000, le compte est bon ! blablabla…

Création de brigades de contact pour remonter les chaines de transmission… blablabla… l’isolement n’est pas une punition mais une mesure de protection…blablabla…

Les gestes barrières sont respectées dans l’hémicycle, mais personne ne porte de masque.

15h28, on y est, voilà STOPCOVID.

Blablabla… s’appuyer sur l’extraordinaire arsenal technologique dont nous disposons… blablabla… doit faire l’objet d’un débat et d’un vote… mais pour l’instant, je ne sais pas comment elle fonctionne…

PROTEGER

TESTER

ISOLER

Blablabla … on verra le 7 mai si tout est prêt pour lever le confinement le 11 mais et détermination de départements verts et rouges en fonction de la vitesse de circulation du virus… blablabla… comment va s’organiser la vie quotidienne le 11 mai… blablabla… le retour à l’école est un impératif social et pédagogique… blablabla… sur la base du volontariat… blablabla…  ouverture des collèges le 18 mai si le département est vert pour les 6è et les 5è… blablabla … réouverture des lycées début mai blablabla… classes de 15 élèves, port des masques, règles de distenciations, hygiène, gel… blablabla … pas de masque aux enfants des maternelles mais disponibles dans les primaires… blablabla… si pas de place, utilisation des salles d’études ou des gymnases… blablabla… enseignants extraordinaires et mobilisés… blablabla… maximum de souplesse au terrain, directeurs d’école seront soutenus…

Mon fils de 13 s’effondre !

—               Je reprends le collège… non !

Pas de nouvelle des 4è et des 3è

Mon fils de 15 ans lève les bras au ciel !

Il ne reprendrait — si nous avions bien compris — pas le collège.

BG !

Ma fille de presque 17 ans est satisfaite, encore un mois sans lycée pour elle !

Et ma fille de CP ?

Je ne sais pas si elle réalise.

Blablabla…

Les 3 prochaines semaines seront difficiles, nous serons à vos côtés…

Blablabla

Les bus scolaires pourront circuler avec la règle des un sur deux et port de masque

blablabla

– Chut, Papa fait de la politique!

 28 Avril, J-14 avant le 11 mai, jour de présentation du projet de loi de déconfinement du gouvernement qui sera voté sans discussion, bienvenue dans un monde meilleur, ou STOPCIVD pourrait s’appeler ROBERT — ça ne s’invente pas ! — « Robert, dégage, tu vas pas m’la faire à l’envers ! », il n’y a que les geek qui vont s’éclater à installer la nouvelle appli sur leur smartphone.

15h, l’heure où nous risquons le grand basculement dans la science fiction.

L’heure où tout est encore possible.

Quelques réflexions issue des médias de ce matin :

Tout d’abord ce message adressé par le site de France Inter ce matin sur mon smartphone :

« 62% des Français disent ne pas faire confiance au gouvernement pour réussir le déconfinement, selon le baromètre mensuel Odoxa-CGI pour France Inter, la Presse régionale et l’Express. Édouard Philippe doit présenter mardi après-midi son plan pour « l’après 11 mai ».

Emmanuel Macron et Edouard Philippe en réunion avec le ministre de la Santé Olivier Veran, le 24 avril à l’Élysée. © AFP / Ludovic Marin

C’est le discours de la semaine, sans doute aussi le discours du quinquennat pour Édouard Philippe. Mardi, le Premier ministre doit présenter le plan pour la fin progressive du confinement, à partir du 11 mai. Il présentera sa feuille de route à 15 heures devant les députés, à l’Assemblée nationale. Comment les Français vont-ils recevoir les mesures prises par l’exécutif ? C’est la grande inconnue.  

En revanche, une certitude, Édouard Philippe devra convaincre. Car pour l’instant, 62 % des Français disent ne pas faire confiance au gouvernement pour réussir ce déconfinement, selon le baromètre mensuel Odoxa-CGI pour France Inter, la Presse régionale et l’Express. »

62% qui n’ont pas confiance, ça fait beaucoup.

L’affaire des mensonges autour du manque de masques y a compté pour beaucoup.

Vous leur faites confiance ?

Moi non.

J’observe, je reste vigilant.

On ne sera pas informé des raisons réelles qui ont pointé le 11 mai comme la date du début d’un éventuel déconfinement.

—                    Il faut bien se déconfiner un jour !

Oui, bien entendu. Mais pourquoi contre l’avis du Conseil scientifique qui ne pense pas que toutes les mesures nécessaires — repos des soignants, libération des lits de réanimation, reconstitutions des stocks de protection, médicaments —  puissent être mises en place avant mi-mai. Pourquoi pas alors le 18 mai ?

On n’est plus à une semaine près.

—                    Parce que c’est moi qui commande, merde !

OK.

J’observe.

France Inter hier soir, Boris Cyrulnik :

L’après confinement selon Boris Cyrulnik : « on aura le choix entre vivre mieux ou subir une dictature »

« On a oublié qu’on appartenait au monde vivant : on partage la planète avec les animaux. Si on enferme les animaux, si on fait de la surpopulation dans les élevages, on crée les conditions de fabrication de virus. Ensuite les avions et les autres moyens de transport font le reste. Bref, si on massacre le monde vivant, on partira avec lui. »

Dans le monde d’après, on aura le choix entre vivre mieux ou subir une dictature  – qu’elle soit politique, religieuse, financière ou liée à l’hyper-consommation. 

L’après catastrophe peut être bénéfique. Au Moyen-Âge, des commerçants ont apporté le bacille de la peste. En deux ans, il a tué un Européen sur deux. Avant 1348, les aristocrates qui possédaient des terres vendaient ou achetaient des serfs.  Après l’épidémie, en raison de la pénurie de main d’œuvre, ils ont dû mieux traiter les paysans et le servage a disparu en deux ans.

Mais l’après catastrophe peut aussi avoir des effets maléfiques. Parce que l’Allemagne avait été humiliée en 1918 par le traité de Versailles, les Allemands ne pouvaient pas se reconstruire. Est arrivé un pseudo sauveur… Et en 1933, il a été élu, ce qui a provoqué une catastrophe mondiale.

Là, on aura le choix de vivre solidairement, d’une autre manière : en redonnant la parole à beaucoup de ceux que l’on redécouvre maintenant, les aides-soignantes, les infirmières, les facteurs, les éboueurs. 

Si on ne le fait pas, il y aura des candidats dictateurs. »

Voilà qui donne le moral, un peu d’espoir mais avec une pression de dingue !

Les dictateurs de tout poil se mettent en rang de marche partout sur la planète — Hongrie, Turquie, Chine — les régime se durcissent à l’extrême — USA, Israël, Brésil, Pologne, et ça fout les jetons, je vous assure.

J’espère encore que notre président va se montrer digne de l’esprit républicain français.

Toujours sur France Inter, Thomas PICKETTY :

« Oui, il faut rétablir l’Impôt sur la fortune. » Pour se relever de la crise économique, Thomas Piketty estime qu’il faut surtout « que les revenus de ceux qui vont consommer ne s’effondrent pas ». « Je ne vois pas les Français comprendre qu’on finance des cadeaux fiscaux qui dépassent cinq milliards d’euros par an, les maintenir alors qu’on dit qu’il faut réinvestir dans les services publics, ça me paraît incompréhensible », a-t-il estimé, invité lundi matin de France Inter. « L’économie ne fonctionne pas avec des super milliardaires mais avec des petits, de petites entreprises. On parle de personnes à qui on a fait payer toujours plus de TVA, de CSG. Il faut rétablir l’ISF, avec un rendement beaucoup plus important, qui pourrait rapporter 10 milliards par an. »

« Oui, il faut taxer les hauts patrimoines privés. » Si la crise sanitaire est inédite, l’Histoire peut nous éclairer sur le plan économique juge Thomas Piketty. « Il y a beaucoup de leçons historiques. La bonne nouvelle, c’est qu’il y a différentes façons de s’en sortir. Après la Seconde guerre mondiale, de nombreux pays notamment l’Allemagne et le Japon, ont mis en place des systèmes d’imposition sur les plus hauts patrimoines privés, jusqu’à 80-90% de ponction. Ça a pu réduire très vite l’endettement public, qui était encore plus élevé que ce qu’on l’est aujourd’hui. (…) Il ne faut pas faire exactement la même chose mais reprendre ces leçons de l’histoire », a estimé l’économiste.

Dans ce contexte, comment imaginer que des millions que le gouvernement va regarder se noyer des millions de petites entreprises tandis qu’on renfloue à coup de milliards les entreprises du secteur aériens et automobiles.

Réponse dans quelques heures…

Le vent, c’est de l’air qui voyage !

Le vent, c’est de l’air qui voyage !

Dommage.

Mon fils de 15 ans, réveillé et levé à 10 h, arrive en fin de classe virtuelle de physique sur l’histoire de l’atome.

—                    Tu as une classe virtuelle ?

—                    Oui.

—                    Tu l’avais vu ?

—                    Non.

—                    Moi non plus.

Dommage.

Pourtant, on a regardé tous les deux le travail de la journée.

On avait vu physique. Mais la classe virtuelle était inscrite en petit à la fin des instructions.

Ballot.

—                    Tu peux lire le texte sur l’atome.

—                    Ben, non, la classe est finie.

—                    Tu peux lire le texte tout de même.

—                    OK.

On a fini la première partie des devoirs de ma fille de CP. Les son br, cr, dr fr gr pr tr vr.

Taoki le petit dragon a grimpé sur la branche d’un arbre pour dire au revoir à la colombe. Il est triste. Lili est cramponnée au bras d’Hugo.

Ça pourrait être l’inverse, Hugo cramponné au bras de Lili.

On n’y est pas encore tout à fait.

—                    Ça vient d’où le vent ? me demande-t-elle.

Je lui avais déjà promis de lui expliquer.

OK.

On cherche sur YT.

Première vidéo : « L’air est un gaz qui se dilate quand il se réchauffe — on parle de hautes pressions — et se contracte quand il fait froid — on parle de basse pression. Et comme la nature œuvre pour un équilibre des énergies, l’air circule des basses pressions vers les hautes pressions. »

—                    Tu as compris ? je demande à ma fille.

—                    Non. Rien du tout.

—                    Quand l’air se réchauffe, par exemple chez Mamie, il monte. Quand il se refroidit, par exemple en Espagne, l’air baisse. Et l’air file du bas vers le haut. Et nous, comme on est au milieu, il y a du vent.

—                    Alors le vent, c’est de l’air qui voyage !

—                    Exactement !

Mon fils de 15 ans a terminé ses devoirs, il est tout content.

—                    Je suis tranquille pour la journée !

—                    c’est cool, non ?

À midi, je réveille péniblement mon fils de 13 ans.

Je m’assieds sur son lit, l’ordinateur sur les genoux.

—                    Allez, on commence par l’histoire géo.

—                    Mais Papa, je me réveille !

—                    Pas tout à fait, ça fait 1 h que je t’ai réveillé, tu t’es rendormi.

—                    Alors, le couronnement d’Hugues de Capet en 987 par L’Évêque de Reims-je crois. Le domaine royal qui est tout petit et il s’agrandit par la suite. Tiens regarde, en 987, nous sommes déjà dans le Duché de Toulouse. Ça s’appelle Occitanie 1000 ans plus tard.

—                    Ouais.

—                    Question : qu’est-ce qui différencie le roi des autres grands seigneurs ?

—                    J’en sais rien.

—                    Il faut que tu répondes en 35 min avec les documents.

Comme je sais qu’il ne va pas le faire, je lui lis les documents. En cinquième.

C’est pas lui rendre service, si ?

Puis je lui lis la leçon de physique sur les masses et les volumes, il a une classe virtuelle à 14h. « je vous enverrai le lien tout à l’heure via l’ENT »

—                    On fait les maths ? me propose-t-il.

Il a compris. Qu’après il est tranquille.

C’est encore moi qui lis.

Mais il fait les exercices.

—                    On mange et tu te connectes à la classe virtuelle de physique.

—                    Non, pas question. Je ne veux pas voir ma classe.

—                    Si tu te connecteras.

À 14h, pas de lien. À 14h10 non plus.

—                    Ok, j’ai fini, s’échappe mon fils joyeusement.

Dommage.

C’était une occasion.

Alors je repense au commentaire de mon copain Quentin sur FB : « Tu es trop gentil. Il leur faut un cadre. »

Je sais, tu as raison, j’ai essayé mille fois, c’est trop dur, je t’assure.

Bon, allez, je vous donne la réponse : ce qui différencie le roi des autres grands seigneurs, c’est que le roi est sacré. Il devient le représentant de Dieu sur terre. Il n’y a personne au-dessus de lui.

Je termine avec le sourire. Vous connaissez les dessins « où est Charlie ? »

Macrodictatocratie -1

27 avril, J-15 avant le 11 mai, date arbitraire décidée par notre président sur des bases incertaines, il n’y a que les crédules qui imaginent que les intérêts de la population priment.

Nous nous réveillons, mon épouse et moi avec un sentiment étrange et nauséeux.

Un article dans Le Monde de ce matin titre : «  Coronavirus : le plan de déconfinement dévoilé mardi, la méthode de Macron et Philippe critiquée

Matignon a bousculé le programme parlementaire. Il n’y aura finalement pas de débat sur le traçage numérique, mais un seul vote à l’Assemblée nationale mardi sur la stratégie globale du gouvernement présentée le même jour. »

https://www.lemonde.fr/politique/article/2020/04/27/coronavirus-le-plan-de-deconfinement-devoile-mardi-la-methode-de-macron-et-philippe-critiquee_6037838_823448.html

Comment ça il n’y aura pas de débat ?

Le gouvernement, 15 jours après l’annonce du chef, présente son plan de déconfinement demain, mardi 28 avril à l’Assemblée  Nationale.

Était prévu initialement la présentation le 28 avril, débat et vote le 5 mai.

Est maintenant annoncé : présentation du plan et vote dans la foulée.

Le temps du débat a disparu.

Motif : l’urgence de la situation.

Rappel : qui a fixé la date du 11 mai ?

Il n’y a pas d’autre urgence que de respecter la date décidée par le chef.

Il n’y a pas d’autre urgence que de reprendre au plus vite – tant pis si c’est la pagaille – les affaires.

Au mépris des règles élémentaires de ce qui reste de notre démocratie.

Je vous renvoie donc la question : sommes-nous encore en démocratie ?

Et comme « le plan de déconfinement est lié à l’application STOPCOVID, les deux font partie du même pack ».

Donc seront soumis au vote sans le temps de débat demain à l’assemblée le plan et l’application.

On croit rêver.

On se réveille en dictatocratie.

« L’exécutif sait qu’il joue gros. Après les polémiques sur le manque de masques et de tests, le gouvernement n’a pas d’autre choix que de réussir le déconfinement s’il veut garder la confiance d’une majorité de Français. Mais il est d’ores et déjà sous pression : dans une note publiée samedi soir, le conseil scientifique chargé d’éclairer le gouvernement prend acte de la « décision politique » de réouverture des établissements scolaires à partir du 11 mai, mais se dit favorable à leur fermeture jusqu’en septembre. »

Ça, on l’a bien compris.

En zappant une nouvelle fois le débat, il joue gros aussi.

Après le 49-3 bazardant la réforme des retraites juste avant le confinement, «  pour avoir les coudées franches et ne se consacrer qu’à la crise sanitaire »

Sic

« Un changement de programme mal vécu dans les rangs de l’opposition, mais aussi de la majorité, où l’on accuse Matignon d’avoir privé les députés d’un débat et d’un vote sur le traçage, de peur de mettre en lumière les divisions au sein du groupe LRM. « Ce temps démocratique est annulé. Ceux qui souhaitaient marquer leurs oppositions sur ce sujet (et non sur la stratégie globale de déconfinement) ne pourront pas le faire. C’est une aberration et un véritable biais démocratique », regrette le député des Deux-Sèvres (LRM) Guillaume Chiche. « Cela ne correspond pas, au regard des enjeux, à un niveau de démocratie parlementaire suffisant », abonde son collègue Aurélien Taché (Val-d’Oise). Un épisode, qui « va laisser des traces durables » en interne, estime un poids lourd du groupe majoritaire.

Depuis plusieurs semaines, ce projet de l’exécutif rencontre l’opposition d’une partie des élus macronistes, qui craignent une atteinte aux libertés individuelles. Selon les projections, une cinquantaine d’entre eux auraient pu voter non, ou s’abstenir, mardi… Matignon n’a pas voulu prendre le risque d’afficher une image de désunion de la majorité en temps de crise. Voire d’encaisser un vote négatif, même si le scénario paraissait peu probable. »

« Silence exigé dans les rangs LRM ! (…) Ainsi va la démocratie au temps du macronisme ! », a ironisé le patron du Parti socialiste, Olivier Faure. « Changer le sujet du vote moins de trois jours avant le débat, c’est un bon coup politique, mais un mauvais coup pour la démocratie », s’indigne le député du Maine-et-Loire (ex-LRM) Matthieu Orphelin. »

« Dans un courrier adressé à Richard Ferrand, la députée LRM Martine Wonner (Bas-Rhin) s’indigne que le législateur soit appelé à voter un plan qu’il « découvrira que quelques minutes avant le vote ».

Pour se justifier de regrouper le plan et STOPCOVID :

« Au sein de l’exécutif, on se défend d’avoir voulu piéger les élus de la majorité. « L’intelligence d’un plan doit être regardée dans son ensemble. Il nous a semblé plus respectueux du Parlement de débattre de l’ensemble du puzzle plutôt que d’une seule de ses pièces », justifie-t-on à Matignon. Même chose pour le délai serré auquel

Je suis consterné.

STOPCOVID sera/serait capable d’entrer en contact avec tous les téléphones croisés et équipés de l’application par BLUETOOTH. Il n’y aura pas de géolocalisation. Mais STOPCOVID transmettra toutes les infos sur les personnes que vous avez rencontré sur les 15 derniers jours.

Ce matin, on parle de DASSAULT SYSTÈMES et CAPGEMINI comme partenaires, un fabriquant d’armements ultra-sophistiqués connu pour sa déontologie et sa parfaite intégrité et une société de services informatiques cotée 12.5 milliard d’euros au CAC 40 et qui a délocalisée la moitié de ses 200 000 employés en Inde. Ça donne confiance.

Et il faut qu’Apple ( IPhones ) et Google ( Androïdes ) s’entendent à une compatibilité.

Que dit la CNIL ?

Application StopCovid : la CNIL appelle le gouvernement « à une grande prudence »

Dans son avis, la Commission nationale de l’informatique et des libertés donne un satisfecit au gouvernement tout en pointant les « risques » liés à ce projet d’application.

https://www.lemonde.fr/pixels/article/2020/04/26/stopcovid-etre-prets-le-11-mai-sera-un-defi-selon-cedric-o_6037789_4408996.html

La CNIL donne un satisfecit global au projet du gouvernement, tout en soulignant les garanties qu’il attend en matière de protection des données.

OK.

On avance prudemment.

Et là, clou du spectacle, je tombe sur la chronique de Dominique SEU sur France Inter.

Je reste bouche bée, les bras me tombent.

Dominique SEU fait du Dominique SEU, bien entendu.

Mais il force.

Je vous la fais courte et de mémoire, les puristes pourront aller perdre leur temps à réécouter ce vendu.

Alors bien entendu, cette application va mettre en lien le fleuron de la technologie française, dont Dassault systèmes et Capgemini – déjà cités – mais aussi Orange.

Sauf que ces vilains allemands viennent de convier Apple et Google sans rien demander aux autres ! Ça ne se fait pas ! — Ducon, comment tu fais pour la compatibilité IOS et Androïd ?

D’un côté, il y a les contres, — les vilains —, qui sont tout le temps contre. Et de l’autre, les pours, — les gentils — qui s’inscrivent dans la lutte contre l’épidémie, qui sont ouverts au progrès, qui évite de faire le traçage à la main à de pauvres employés, la langue tirée avec leur crayon et leur gomme.

Ceux qui disent amen à tout, sans se laisser le temps de réfléchir.

Pour conclure par un magnifique : « Je ne vois pas ce qui pourrait empêcher les Français d’applaudir à la mise en place d’une telle application ».

Ou quelque chose dans le même genre.

Désolé, je suis un méchant, adepte de l’obscurantisme, prônant le retour à la l’âge de pierre et à la bougie, complotiste, qui voit toujours le mal partout, malveillant, parano, gauchiste, pire, communiste.

Mais ça, vous le savez déjà.

Laissez-moi juste vous dire qu’en Chine, les données recueillies par leur STOPCOVID sont partagées avec la Police.

Que l’application est devenue obligatoire en Italie.

Qu’à Hong-kong, les malades portent un badge.

Qu’à Singapour une telle application fonctionne déjà.

Qu’en Corée du Sud, les infos peuvent être partagées avec des tiers.

Et qu’en Israël, c’est l’armée et la sécurité nationale qui surveillent via une application concoctée par une entreprise ultra-spécialisée en surveillance de population.

Bref, chacun fait ce qu’il veut, en fonction de son état de droit.

Mais soyez bien conscient que tout est possible.

Et que rien n’est impossible.

Sur ce, je vous laisse, je vais réveiller les monstres, on est lundi, reprise de l’école à la maison.

Au programme, anglais, physique-chimie, anglais, français et deux travaux de technologie pour mon fils de 15 ans, il est briffé, ça à l’air de rouler.

En revanche, plus compliqué sur le front des 13 ans, avec espagnol, math, français et histoire géo, je sens que ça coince, sans même avoir commencé.

On entre dans le concret.

Vivement une application PENDANTLECONFINEMENTJAPPRENDSENCHANTANT

Bas les masque! – 3

Je vous parlais du 28 avril, date de tous les dangers pour la macronie.

Mon épouse au réveil des garçons :

—               Vous vous rendez copte que le conseil scientifique ne préconise l’ouverture des écoles qu’en septembre ?

—               C’est carrément ce que je pense, répond mon fils de 13 ans. Alors pourquoi Macron veut ouvrir le 11 mai ?

—               C’est une décision politique.

—               Et ils disent que c’est facultatif, donc moi, j’irai pas. Sauf pour voir mes copains.

Ce 28 avril, en effet, le parlement est invité à voter quelques décisions pratiques, genre calendrier de déconfinement, et mesures à mettre en place.

Parmi les outils de réflexion : le rapport du comité scientifique pas piqué des hannetons — d’où vient cette expression ? Qu’ont à voir ces pauvres hannetons dans l’histoire ? Un lointain lien de famille avec les pangolins (leurs écailles ?) ? Ou avec les chauves-souris (ils volent tous les deux la nuit ) ?

Parmi les outils de surveillance : S T O P C O V I D, l’application de tous les dangers.

S’agissant donc du sixième avis du Conseil scientifique qui retrace les conditions pour une sortie du déconfinement. Après avoir précisé qu’il ne préconisait pas l’ouverture des écoles avant septembre, cette réouverture étant une décision politique, il donne des instructions extrêmement précises et contraignantes – mon fils de 13 ans a tout à fait saisi la complexité de la chose.

https://www.lemonde.fr/planete/article/2020/04/25/coronavirus-masques-systematiques-teletravail-ecoles-le-conseil-scientifique-recommande-une-strategie-nationale-pour-le-deconfinement_6037781_3244.html

Le taux de transmission du SARS-CoV-2 dans la population française a baissé de 84% avec le confinement. Le déconfinement ne pourra commencer que lorsque les hôpitaux seront soulagés et le personnel reposé., le stock de médicaments renouvelé, et le stock de protections reconstitué.

Le risque de lever le confinement expose à un rebond.

Le conseil relève l’impossibilité de se projeter au-delà de 2 mois.

En cas de rebond, le conseil n’exclut pas un retour au confinement.

Je ne reprends que les préconisations liées à la reprise des écoles, je vous laisse lecture du reste.

Le conseil préconise la fermeture des écoles jusqu’en septembre, mais « prend acte de la décision politique » avec :

https://www.franceinter.fr/societe/le-conseil-scientifique-livre-ses-recommandations-pour-la-reouverture-des-ecoleshttps://www.franceinter.fr/societe/le-conseil-scientifique-livre-ses-recommandations-pour-la-reouverture-des-ecoles

1/ respect strict de la distance d’1 mètre entre chaque élève

2/ application de mesures barrières à la maison

3/ masque obligatoire pour les collégiens et les lycéens, mais impossible à imposer aux enfants de maternelle

4/ les parents ne pourront pas pénétrer dans l’enceinte scolaire

5/ l’accueil des plus petits devra être organisé afin qu’il n’y ait pas d’attroupement à l’entrée des écoles

6/ les élèves d’une classe ne devront pas pouvoir croiser ceux d’une autre classe

7/ si l’espace est insuffisant, les établissements devront réfléchir au rythme auquel ils pourront accueillir les élèves : 1 jour sur 2, 1 semaine sur 2, le matin/l’après-midi

On nage déjà en plein délire

Mettre en place une telle organisation à 1 mois et demi de la fin des classes, à quoi ça rime.

8/ le jour de la rentrée, mise en place d’une information pratique sur les mesures barrières et les gestes d’hygiène des mains

9/ mise en place d’une stratégie évitant le brassage des élèves pour éviter la fermeture de tout un établissement en cas de découverte d’un cas positif

Ouïe aïe aïe !

Et les enseignants ?

On les teste ou pas ( à priori, totalement inefficace )

Ils portent des masques ? ( probablement ! )

Et Blanquer là-dedans ?

Il est content le monsieur, il « a la base pour élaborer le protocole sanitaire et donner un cadre sûr au déconfinement scolaire »

Il est satisfait, génial, ça va rouler les potos, ça va être le kiffe.

Amuse-toi bien mec.

Je pense de plus en plus que je ne remettrais pas mes enfants à l’école.

S’agissant maintenant de STOPCOVID, je peux lire ce matin dans Le Monde :

« STOPCOVID est un projet désastreux piloté par des apprentis sorciers »

Il faut renoncer à la mise en place d’un outil de surveillance enregistrant toutes nos interactions humaines et sur lesquels pèse l’ombre d’intérêts privés et politiques.

Ça donne envie, non ?

https ://www.lemonde.fr/idees/article/2020/04/25/stopcovid-est-un-projet-desastreux-pilote-par-des-apprentis-sorciers_6037721_3232.html

Les députés seront amenés à voter pour ou contre STOPCOVID mardi 28 avril, une application permettant de sortir la population française de la situation de restriction des libertés publiques provoquées par le COVID19.

OK.

Je ne vois pas très bien à quoi ça sert de nous fliquer, mais ça a l’air sérieux leur truc.

On va plus loin.

L’application STOPCOVID serait l’application capable de retracer les relations sociales, traçage numérique de nos déplacements et rencontres. Capable de retrouver toutes les personnes en relation étroite avec un individu malade dans les 15 derniers jours.

Sur quelles bases ? Le traçage – volontaire – de nos déplacements via nos smartphones.

Ça vous branche d’être tracés ?

Vous êtes volontaires ? Il le faut, sinon ils pourront pas mettre leur truc en place. IL faut que vous acceptiez de vous faire tracer volontairement, que vous acceptiez que votre état de santé soit surveillé volontairement, que tous vos déplacements, rencontres, et temps de parcours soient stockés volontairement, que toutes ces données soient traitées volontairement, pour votre bien et celui de la patrie reconnaissante. Si vous n’êtes pas volontaire, impossible de faire fonctionner leur application liberticide et anti-vie privée. Impossible de proposer un truc aussi délirant à une démocratie.

D’ailleurs, sommes-nous en démocratie ? C’est une autre question !

Est-ce la seule solution ?

N’est-ce pas un peu dangereux ?

Est-ce qu’on devrait pas un peu réfléchir ?

Est-ce qu’on devrait pas nous expliquer qui il y a derrière tout ça, pour nous aider à choisir.

Les auteurs indiquent des pistes.

Qui ? Des scientifiques de « bonne volonté », des intérêts économiques du secteur privé et des intérêts politiques. Elle sera développée par le consortium universitaire européen Pan-European Privavacy Preserving Proximity Tracing PETT-PT qui a vu le jour avec la pandémie, appuyé par des géants de la technologie, des grands groupes industriels, le secteur automobile, les banques, les télécoms, les professionnels de l’hébergement de données, mais surtout les GAFA qui se sont emparées du sujet, notamment Google et Apple.

Ça donne déjà un peu froid dans le dos, non ? Pas vous ?

Moi oui.

Bon, ça, c’est pour la collecte de données.

Mais pour leur traitement ? Quels algorithmes les analyseront ? Avec quelles données seront-elles croisées ?

Pour quelle utilité ? inefficace d’après les auteurs

La protection des données : insuffisante, d’après les auteurs, avec un risque non maitrisé de fuite de données, d’utilisation des données par des groupes malintentionnés.

But = nouvelle manière de poursuivre le confinement, banalisant le port du bracelet électronique.

Présentée comme facultative, mais efficace que si tout le monde l’installe sur son smartphone. Le facultatif devient obligatoire en Italie par exemple.

Conclusion des auteurs :

Est-ce que la finalement, par la focalisation des ressources et l’attention du public et des parlementaires, n’essaie ton pas de détourner d’urgences plus criantes : pénurie de masques, de tests, de médicaments et les inégalités d’exposition au risque d’infection ?

Je trouve ça intéressant.

Détourner l’attention.

Capter la ressource.

Je ne suis pas complotiste.

Je vous entends murmurer dans vos chaumières.

Je ne suis pas complotiste.

J’aime bien comprendre.

Je déteste qu’on me la fasse à l’envers.

Et je n’ai plus confiance.

J’ai besoin qu’on m’explique.

Je ne suis pas un imbécile, je peux comprendre si on prend la peine de me considérer comme un citoyen adulte et responsable.

Je peux choisir si on me respecte et qu’on me donne les éléments. Tous les éléments.

Sinon, je recherche, je farfouille, je doute, je m’informe, je recoupe, je dis des conneries — forcément —, je me trompe, je me décourage.

Mais je me relève.

Allez, je vous livre la fin de l’article pour le plaisir :

Et comme dans le poème de Goethe, quand l’apprenti sorcier n’arrive plus à retenir les forces qu’il a invoquées, il finit par implorer une figure d’autorité, une puissance supérieure qui remette de l’ordre. Sauf que, comme le poète nous l’apprend, ce « maître habile » ne reprend ces outils « que pour les faire servir à ses desseins ».

Bas les masques -2

On discute en faisant la vaisselle tous ensemble sous l’orage.
Je lance le débat :
– Qui parie sur la réouverture des écoles le 11 mai?
Ma fille de CP est la première à répondre :
– Comme vous avez dit qu’on inviterai ma copine à la maison le 11 mai, je parie que les écoles vont ouvrir.
Le 11 mai, rentrée des profs!
Ouverture réelle, le 12 mai.
Mon fils de 15 ans :
– Ils ne réouvriront pas.
Mon fils de 13 ans :
– Ils vont réouvrir le 11 parce que Macron l’a dit. Mais avec une organisation très contraignante.
Ce sont ses mots.
– Bien sûr, je préférerais que ça n’ouvre pas!
Mon épouse?
– Attention, je vais le mettre dans le blog, je préviens.
Elle ne se prononce pas. Mais elle m’a lu ce matin le rapport du conseil scientifique qui ne préconise aucune réouverture de classe avant septembre.
Sans se prononcer, je la classe dans la catégorie de ceux qui parie qu’on réouvrira pas.
Et moi?
Il faut que je choisisse.
P’tet ben qu’oui, p’tet ben qu’non, comme diraient mes ancêtres normands.
– Je dis qu’elles ne reouvriront pas.
Parce que je trouve ça stupide.
Parce qu’on ne peut pas faire n’importe quoi.
Parce que reprendre l’école pour reprendre l’ecole, avec l’application de mesures drastiques et contraignantes impossibles à mettre en oeuvre est non satisfaisante.
Parce qu’on ne décide pas d’une date comme ça, qu’on impose à sa population.
On confine, on déconfine.
Parce que je ne sais pas ce qu’il y a derrière.
Parce que je n’ai pas confiance dans leurs discours ni dans leurs intentions.
Par esprit de contradiction.

– Et vous savez que le gouvernement s’apprête à mettre en place une application pour suivre les gens covid+? Par exemple, si je suis malade, l’application sera capable de retrouver toutes les personnes avec qui j’ai été en contact rapproché depuis 15 jours et leur indiquera de se faire tester et/ou de se mettre en quarantaine.
– C’est impossible, répond mon fils de 15 ans.
– Bien sûr que c’est possible.
Il ne me croît pas.
Combien êtes-vous à ne pas y croire?
Reveillez-vous!

bas les masques – 1

26 avril, J-15 avant le 11 mai, mais attention, tout se joue au parlement mardi 28 avril, il n’y a que les macronavirus (1) qui militent encore pour l’ouverture des écoles le 11 mai

(1) Banderole qui a valu 24 heures de garde à vue à la personne qui a accroché ce mot à son balcon à Toulouse, ce qui montre que là-haut, ils perdent leur sens de l’humour…

Ce matin, un coup de cœur et un coup de gueule.

Je vous laisse le soin de retrouver l’un et l’autre.

Maïa est en troisième année de médecine. Quand la pandémie de Covid-19 atteint la France, elle répond à l’appel du doyen de sa faculté et va prêter main-forte à l’hôpital. Elle se retrouve à faire les gardes de nuit en tant qu’aide-soignante, une expérience riche et difficile qui va changer sa vie. Je remercie Pablo, Adèle et Ymai, étudiants en médecine, qui m’ont inspiré ce récit. Fiamma Luzzati

Un médecin — le Dr Jérôme MARTY — fustige le directeur de la santé, Jérôme SALOMON, et ça vaut le coup d’œil !

Le Docteur Marty dénonce «les mensonges» de Jérôme Salomon.Extrait de l'émission «Punchline» diffusée sur CNews le 23/04/20Voir d'autres vidéos de CNews : https://www.cnews.fr/replayCrédit vidéo : CNews

Gepostet von La vraie démocratie am Freitag, 24. April 2020

T’inquiète frérot, je gère !

25 avril, J-16 avant le 11 mai, ça s’agite, ça cogite, ça rejoue la scène — Bashung — ! Il n’y a que les collégiens qui continuent à douter de la reprise prochaine des cours.

Ce matin, dans notre engagement pour garder la maison rangée et vivable, je me décide à intervenir sur le lave-vaisselle qui affiche inlassablement F78 — erreur de pompe ou de moteur. Après avoir nettoyé le filtre, bidouillé les bras de lavage et après avoir constaté que le problème était plus profond, après avoir téléphoné au magasin où nous l’avons acheté — un petit magasin local afin de pouvoir compter sur eux pour nous dépanner — et avoir compris qu’un morceau de verre bloque probablement la pompe, que ce n’était pas sous garantie et que je pouvais donc m’en donner à cœur joie, après avoir regardé des tutos sur YT où démonter la pompe et le moteur se fait les doigts dans le nez, je me décide à opérer l’engin.

Première énigme : la pompe est-elle sur le côté ou en dessous de l’appareil ?

Je couche la bête sur le côté, elle se laisse faire gentiment.

Je repère deux vis. Et merde, ce sont des vis en étoiles à 6 branches.

Pour une fois, j’avais réuni à l’avance tous les outils, tourne-vis de différentes tailles, pinces, scie, perceuse, rouleau de corde, pince à épiler pour le fragment de verre, flacon stérile pour l’envoyer au labo d’anapath et pour relever les empreintes, une serpillère, une gourde, une couverture de survie, des bottes et une boussole.

Je n’ai pas de tourne vis en étoile.

La visseuse électrique !

Je redescends au garage, je la trouve et … ça marche.

J’ouvre la plaque sous mon pauvre lave-vaisselle, et je constate que — bien entendu —, ça ne correspond pas du tout aux promesses des tutos. Je repère vaguement la pompe et le moteur. Mais là où la pompe se déclipse d’un quart de tour sur YT, ici, elle est fixe. Et là où on dégage le moteur en tirant dessus, chez moi, il est attaché solidement à de nombreux éléments non identifiés.

Bon.

Je referme, penaud et déçu.

J’ai bien cru que j’allais épater mon épouse.

Eh bien non.

J’attendrais mardi, le jour où le réparateur travaille.

Je me promets de l’observer attentivement.

Et de me débrouiller seul la prochaine fois.

En attendant, quoi de neuf en ce samedi 25 avril ?

La classe virtuelle de mon fils de 15 ans d’hier matin ?

Il était à l’heure, a suivi sans trop de motivation les explications du prof de français qui a courageusement exposé les enjeux d’Antigone, la pièce de théâtre de Jean Anouilh. Le prof avait préparé des slides, des photos du livre, des réflexions, des notes.

La moitié de l’effectif seulement était présent.

Ce qui a un peu désespéré le prof.

—               Qui veut lire le prologue ?

Personne.

Je demande :

—               C’est quoi ton pseudo ?

—               Excecule HIP.

—               Pourquoi tu ne mets pas ton prénom ?

—               C’est plus marrant.

—               Mais comment tu veux que ton prof sache que tu as participé ?

—               On en fiche !

—               Mais pas du tout, l’assiduité va compter pour le brevet. Donc si tu ne donnes pas ton nom, le prof ne saura pas que tu es là. Et il te notera absent. C’est dommage, tu fais l’effort d’assister à la classe virtuelle, mais pour rien !

—               Ah ouais.

Son téléphone ne fait qu’annoncer des notifications de je ne sais quelle application — probablement snap.

—               Tu veux que je prenne ton téléphone pour t’aider à te concentrer ?

—               Ah non, je suis en lien avec toute ma classe.

—               Tu sais que tu es comme au collège, sans téléphone, attentif.

—               Mais tu sais bien qu’on bavarde en classe ! dit mon fils de 13 ans qui joue à la PS4 dans son coin.

—               Tu devrais en profiter pour travailler, toi aussi, au lieu de jouer ! je lui réponds.

—               Ah non, c’est mort, je ne travaille pas le matin.

Le prof pose des questions.

—               Tu n’essaies pas de répondre ?

—               Je n’ai pas de micro.

Ça règle les problèmes.

Et comme il bricole je ne sais quoi, j’interviens encore :

—               Écoute ce que dit le prof, profites-en !

—               Tu fais que râler ! Comment tu veux que j’aie envie de me concentrer si tu fais que me reprocher des trucs !

Il a raison.

Je descends.

Ma fille de CP m’attend pour faire sa page d’écriture. « oi ».

—               Tu me dictes les syllabes ?

J’entends la voix du prof de français, tout a l’air de bien se passer.

—               « poi », « loi », « doi »

Je remonte voir là-haut.

Mon fils est sur son téléphone.

—               Donne-moi ton téléphone !

—               Mais laisse-moi tranquille ! Dès que tu montes, c’est pour m’engueuler !

Je redescends.

—               Papa, reste avec moi ! me demande ma fille de CP.

—               Tu es grande, tu peux très bien avancer seule.

—               Non, je veux que tu restes là.

Alors je sors mes aquarelles et je peins à côté d’elle.

Je suis dispo si elle a besoin, je suis près d’elle, mais elle travaille tout de même en autonomie. Elle avance bien.

Et mon fils descend pour m’informer que la classe virtuelle est terminée.

—               Ça s’est bien passé ?

—               Ça va.

—               Tu as appris des choses intéressantes ?

—               Bof.

—               Antigone te passionne, maintenant ?

—               Non.

Sourire.

Je pense au prof qui se casse la tête pour faire découvrir des notions nouvelles à ses élèves.

Et les mêmes élèves qui n’en ont rein à battre.

Dur.

D’où vient ce manque d’ouverture ?

Ils n’ont aucun effort à faire, le prof leur sert le repas tout fait.

Mais même pas ils écoutent…

Et mon fils de 13 ans ? Sa SVT à finir ? Ses maths et son français ?

—               Pas tout de suite.

—               Quand ?

—               Plus tard.

Je sais, c’est pas bien, c’est pas comme ça qu’il faut faire, ce n’est pas à eux de décider.

Au déjeuner, mon fils de 15 ans me dit :

—               Demain, tu me réveilles à 10 heures ?

—               OK.

—               J’aime bien avoir la matinée pour faire les devoirs et être libre l’après-midi.

—               Génial ! je m’écrie ? Tu as tout à fait raison. Le matin, on est mieux. C’est motivant de savoir qu’on est tranquille tout le reste de la journée.

Après le déjeuner, mon fils de 13 ans vient s’assoir à côté de moi.

Et on fait les maths : la médiane d’une série. Vous vous en rappelez, vous ?

« On classe les valeurs de la série statistique dans l’ordre croissant : si le nombre de valeurs est impair, la médiane est la valeur du milieu. S’il est pair, la médiane est la demi-somme des deux valeurs du milieu. »

Et on enchaîne sur le français. Les préfixes et les suffixes. « Importer, reporter, reportage… », « apprendre, reprendre, apprentissage … »

—               Tu n’écris rien ?

—               Non, je le fais à l’oral.

Au fond de moi, je décide de laisser faire.

Il travaille, c’est le principal.

J’enverrai un message aux profs pour leur dit que Titouan travaille.

Mais qu’on ne rend rien.

C’est notre accord tacite.

—               Et voilà !

—               Je te félicite.

Il s’étire et me regarde.

—               Tu connais pas ça, mais j’adore cette impression d’avoir fini mes devoirs !

—               Tu me fais marrer !

Bon, ce matin, pris dans un truc, je n’ai pas pensé à réveiller mon fils.

—               Tu as oublié de me réveiller ? Pour une fois où je suis motivé ? Tu es sérieux ?

—               Tu peux mettre un réveil !

Mais il attaque ses devoirs, déterminé.

—               Tu as quoi à faire ?

—               Un exposé à présenter en 3 minutes.

—               Génial.

—               Génial ?

Il me regarde comme un extra-terrestre.

Quand il redescend, je lui demande :

—               Alors, cet exposé ?

—               C’est fait.

—               Tu as choisi quoi ?

—               Le Camp des Milles.

—               Tu veux nous présenter ton exposé ?

—               Non.

—               Tu nous expliques en 2 mots ?

—               C’est le camp de concentration d’Aix-en-Provence où ont été déportées 100 000 personnes.

C’est le camp qu’ils ont été voir en sortie scolaire dans les lointains moments où nous n’étions pas confinés. Sortie qui l’a beaucoup intéressé.

16h.

Qu’est-ce qu’ils font mes garçons ?

Mon fils de 15 ans fait son fameux dégradé américain à mon fils de 13 ans !

Ils s’engueulent :

—               Mais tu me fais mal !

—               Fais-moi confiance !

—               Mais ce n’est pas comme ça qu’il faut faire !

—               Eh frérot, fais-moi confiance.

—               Mais tu tiens la tondeuse à l’envers !

—               Ta gueule, tu me prends pour un blaireau ?

Mon épouse, qui se marre, lance alors :

—               Comme ça tu t’entraînes à coiffer des clients pénibles !

Mon fils de 13 se regarde dans le miroir :

—               Mais c’est pas droit !

—               C’est dur, qu’est-ce que tu crois !

Mon épouse lance :

—               Faut bien qu’il s’entraine !

—               Mais pas sur moi !

—               Sur qui alors ?

On rigole.

—               Tu comprends pourquoi les vidéos ça ne suffit pas !

—               Il va être haut ton dégradé !

—               Oh non !

—               Tu vois à quoi ça sert les études de coiffeurs ?

—               T’inquiète frérot, je gère !

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