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Catégorie : commentaires de textes

Comment le LOUP, doté d’une grande capacité d’adaptation vole au secours de la flore et de la faune ?

Tout d’abord, je souhaitais vous présenter une BD — parue dans TOPO, l’actu dessinée pour les moins de 20 ans (et les autres), num de sept.oct 2020 — qui m’a fort interpelée. L’introduction du loup comme prédateur d’animaux qui n’en ont plus, cervidés et sangliers chez nous, wapiti et coyotes aux Amériques serait non seulement un retour à l’équilibre pour les populations de grands animaux mais aussi un facteur de création de biodiversité dans la faune.

Très intéressant.

Le deuxième texte est issu d’un site que j’aime beaucoup, La relève et la peste, et traite du même sujet ! comment l’introduction d’un prédateur est source d’équilibre et de régénération de la flore. La réintroduction du loup comme prédateur vient donc directement en conflit avec l’activité des chasseurs, actuellement seuls garants du contrôle des cervidés et sangliers.

Autre que la chasse est dangereuse, imbécile, criminelle, elle n’est pas la réponse à la prolifération d’animaux comme certains aimeraient nous le faire croire. La chasse reste tournées vers les seuls intérêts des chasseurs.

A l’inverse, les associations de protection des animaux, comme cette étude scientifique, militent pour favoriser le retour des prédateurs naturels grâce à la mise en place de continuités écologiques entre les territoires, et surtout « une réforme majeure et en profondeur du monde de la chasse en France, dont la gestion de la faune sauvage est tout entière tournée, non pas vers la nature, mais vers les seuls intérêts des chasseurs qui, en se targuant d’être les « premiers écolos de France », sont en réalité davantage des ennemis de la biodiversité » comme le dénonce l’ASPAS.

Je ne peux pas m’empêcher de finir par un réquisitoire contre la chasse, que les chasseurs ne m’en, tiennent pas rigueur et que les autres peuvent sauter si ils pensent — probablement à juste titre — que cette lecture à charge desserve mon propos.

OK ?

On y va pour la BD :

POURQUOI A-T-ON DÉCIDÉ DE PROTÉGER LE LOUP EN FRANCE ?

— P54-64 —

Camille Belsoeur et Emmanuel Moynot

«  Si on enlève une pièce d’un avion, il continue de voler. Si on enlève plusieurs, c’est le crash. »

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L’article de La peste et la relève

En voici quelques extraits :

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Et enfin la charge — facultative, vous l’avez compris — contre la chasse :

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– Chut, Papa fait de la politique!

 28 Avril, J-14 avant le 11 mai, jour de présentation du projet de loi de déconfinement du gouvernement qui sera voté sans discussion, bienvenue dans un monde meilleur, ou STOPCIVD pourrait s’appeler ROBERT — ça ne s’invente pas ! — « Robert, dégage, tu vas pas m’la faire à l’envers ! », il n’y a que les geek qui vont s’éclater à installer la nouvelle appli sur leur smartphone.

15h, l’heure où nous risquons le grand basculement dans la science fiction.

L’heure où tout est encore possible.

Quelques réflexions issue des médias de ce matin :

Tout d’abord ce message adressé par le site de France Inter ce matin sur mon smartphone :

« 62% des Français disent ne pas faire confiance au gouvernement pour réussir le déconfinement, selon le baromètre mensuel Odoxa-CGI pour France Inter, la Presse régionale et l’Express. Édouard Philippe doit présenter mardi après-midi son plan pour « l’après 11 mai ».

Emmanuel Macron et Edouard Philippe en réunion avec le ministre de la Santé Olivier Veran, le 24 avril à l’Élysée. © AFP / Ludovic Marin

C’est le discours de la semaine, sans doute aussi le discours du quinquennat pour Édouard Philippe. Mardi, le Premier ministre doit présenter le plan pour la fin progressive du confinement, à partir du 11 mai. Il présentera sa feuille de route à 15 heures devant les députés, à l’Assemblée nationale. Comment les Français vont-ils recevoir les mesures prises par l’exécutif ? C’est la grande inconnue.  

En revanche, une certitude, Édouard Philippe devra convaincre. Car pour l’instant, 62 % des Français disent ne pas faire confiance au gouvernement pour réussir ce déconfinement, selon le baromètre mensuel Odoxa-CGI pour France Inter, la Presse régionale et l’Express. »

62% qui n’ont pas confiance, ça fait beaucoup.

L’affaire des mensonges autour du manque de masques y a compté pour beaucoup.

Vous leur faites confiance ?

Moi non.

J’observe, je reste vigilant.

On ne sera pas informé des raisons réelles qui ont pointé le 11 mai comme la date du début d’un éventuel déconfinement.

—                    Il faut bien se déconfiner un jour !

Oui, bien entendu. Mais pourquoi contre l’avis du Conseil scientifique qui ne pense pas que toutes les mesures nécessaires — repos des soignants, libération des lits de réanimation, reconstitutions des stocks de protection, médicaments —  puissent être mises en place avant mi-mai. Pourquoi pas alors le 18 mai ?

On n’est plus à une semaine près.

—                    Parce que c’est moi qui commande, merde !

OK.

J’observe.

France Inter hier soir, Boris Cyrulnik :

L’après confinement selon Boris Cyrulnik : « on aura le choix entre vivre mieux ou subir une dictature »

« On a oublié qu’on appartenait au monde vivant : on partage la planète avec les animaux. Si on enferme les animaux, si on fait de la surpopulation dans les élevages, on crée les conditions de fabrication de virus. Ensuite les avions et les autres moyens de transport font le reste. Bref, si on massacre le monde vivant, on partira avec lui. »

Dans le monde d’après, on aura le choix entre vivre mieux ou subir une dictature  – qu’elle soit politique, religieuse, financière ou liée à l’hyper-consommation. 

L’après catastrophe peut être bénéfique. Au Moyen-Âge, des commerçants ont apporté le bacille de la peste. En deux ans, il a tué un Européen sur deux. Avant 1348, les aristocrates qui possédaient des terres vendaient ou achetaient des serfs.  Après l’épidémie, en raison de la pénurie de main d’œuvre, ils ont dû mieux traiter les paysans et le servage a disparu en deux ans.

Mais l’après catastrophe peut aussi avoir des effets maléfiques. Parce que l’Allemagne avait été humiliée en 1918 par le traité de Versailles, les Allemands ne pouvaient pas se reconstruire. Est arrivé un pseudo sauveur… Et en 1933, il a été élu, ce qui a provoqué une catastrophe mondiale.

Là, on aura le choix de vivre solidairement, d’une autre manière : en redonnant la parole à beaucoup de ceux que l’on redécouvre maintenant, les aides-soignantes, les infirmières, les facteurs, les éboueurs. 

Si on ne le fait pas, il y aura des candidats dictateurs. »

Voilà qui donne le moral, un peu d’espoir mais avec une pression de dingue !

Les dictateurs de tout poil se mettent en rang de marche partout sur la planète — Hongrie, Turquie, Chine — les régime se durcissent à l’extrême — USA, Israël, Brésil, Pologne, et ça fout les jetons, je vous assure.

J’espère encore que notre président va se montrer digne de l’esprit républicain français.

Toujours sur France Inter, Thomas PICKETTY :

« Oui, il faut rétablir l’Impôt sur la fortune. » Pour se relever de la crise économique, Thomas Piketty estime qu’il faut surtout « que les revenus de ceux qui vont consommer ne s’effondrent pas ». « Je ne vois pas les Français comprendre qu’on finance des cadeaux fiscaux qui dépassent cinq milliards d’euros par an, les maintenir alors qu’on dit qu’il faut réinvestir dans les services publics, ça me paraît incompréhensible », a-t-il estimé, invité lundi matin de France Inter. « L’économie ne fonctionne pas avec des super milliardaires mais avec des petits, de petites entreprises. On parle de personnes à qui on a fait payer toujours plus de TVA, de CSG. Il faut rétablir l’ISF, avec un rendement beaucoup plus important, qui pourrait rapporter 10 milliards par an. »

« Oui, il faut taxer les hauts patrimoines privés. » Si la crise sanitaire est inédite, l’Histoire peut nous éclairer sur le plan économique juge Thomas Piketty. « Il y a beaucoup de leçons historiques. La bonne nouvelle, c’est qu’il y a différentes façons de s’en sortir. Après la Seconde guerre mondiale, de nombreux pays notamment l’Allemagne et le Japon, ont mis en place des systèmes d’imposition sur les plus hauts patrimoines privés, jusqu’à 80-90% de ponction. Ça a pu réduire très vite l’endettement public, qui était encore plus élevé que ce qu’on l’est aujourd’hui. (…) Il ne faut pas faire exactement la même chose mais reprendre ces leçons de l’histoire », a estimé l’économiste.

Dans ce contexte, comment imaginer que des millions que le gouvernement va regarder se noyer des millions de petites entreprises tandis qu’on renfloue à coup de milliards les entreprises du secteur aériens et automobiles.

Réponse dans quelques heures…

Bas les masque! – 3

Je vous parlais du 28 avril, date de tous les dangers pour la macronie.

Mon épouse au réveil des garçons :

—               Vous vous rendez copte que le conseil scientifique ne préconise l’ouverture des écoles qu’en septembre ?

—               C’est carrément ce que je pense, répond mon fils de 13 ans. Alors pourquoi Macron veut ouvrir le 11 mai ?

—               C’est une décision politique.

—               Et ils disent que c’est facultatif, donc moi, j’irai pas. Sauf pour voir mes copains.

Ce 28 avril, en effet, le parlement est invité à voter quelques décisions pratiques, genre calendrier de déconfinement, et mesures à mettre en place.

Parmi les outils de réflexion : le rapport du comité scientifique pas piqué des hannetons — d’où vient cette expression ? Qu’ont à voir ces pauvres hannetons dans l’histoire ? Un lointain lien de famille avec les pangolins (leurs écailles ?) ? Ou avec les chauves-souris (ils volent tous les deux la nuit ) ?

Parmi les outils de surveillance : S T O P C O V I D, l’application de tous les dangers.

S’agissant donc du sixième avis du Conseil scientifique qui retrace les conditions pour une sortie du déconfinement. Après avoir précisé qu’il ne préconisait pas l’ouverture des écoles avant septembre, cette réouverture étant une décision politique, il donne des instructions extrêmement précises et contraignantes – mon fils de 13 ans a tout à fait saisi la complexité de la chose.

https://www.lemonde.fr/planete/article/2020/04/25/coronavirus-masques-systematiques-teletravail-ecoles-le-conseil-scientifique-recommande-une-strategie-nationale-pour-le-deconfinement_6037781_3244.html

Le taux de transmission du SARS-CoV-2 dans la population française a baissé de 84% avec le confinement. Le déconfinement ne pourra commencer que lorsque les hôpitaux seront soulagés et le personnel reposé., le stock de médicaments renouvelé, et le stock de protections reconstitué.

Le risque de lever le confinement expose à un rebond.

Le conseil relève l’impossibilité de se projeter au-delà de 2 mois.

En cas de rebond, le conseil n’exclut pas un retour au confinement.

Je ne reprends que les préconisations liées à la reprise des écoles, je vous laisse lecture du reste.

Le conseil préconise la fermeture des écoles jusqu’en septembre, mais « prend acte de la décision politique » avec :

https://www.franceinter.fr/societe/le-conseil-scientifique-livre-ses-recommandations-pour-la-reouverture-des-ecoleshttps://www.franceinter.fr/societe/le-conseil-scientifique-livre-ses-recommandations-pour-la-reouverture-des-ecoles

1/ respect strict de la distance d’1 mètre entre chaque élève

2/ application de mesures barrières à la maison

3/ masque obligatoire pour les collégiens et les lycéens, mais impossible à imposer aux enfants de maternelle

4/ les parents ne pourront pas pénétrer dans l’enceinte scolaire

5/ l’accueil des plus petits devra être organisé afin qu’il n’y ait pas d’attroupement à l’entrée des écoles

6/ les élèves d’une classe ne devront pas pouvoir croiser ceux d’une autre classe

7/ si l’espace est insuffisant, les établissements devront réfléchir au rythme auquel ils pourront accueillir les élèves : 1 jour sur 2, 1 semaine sur 2, le matin/l’après-midi

On nage déjà en plein délire

Mettre en place une telle organisation à 1 mois et demi de la fin des classes, à quoi ça rime.

8/ le jour de la rentrée, mise en place d’une information pratique sur les mesures barrières et les gestes d’hygiène des mains

9/ mise en place d’une stratégie évitant le brassage des élèves pour éviter la fermeture de tout un établissement en cas de découverte d’un cas positif

Ouïe aïe aïe !

Et les enseignants ?

On les teste ou pas ( à priori, totalement inefficace )

Ils portent des masques ? ( probablement ! )

Et Blanquer là-dedans ?

Il est content le monsieur, il « a la base pour élaborer le protocole sanitaire et donner un cadre sûr au déconfinement scolaire »

Il est satisfait, génial, ça va rouler les potos, ça va être le kiffe.

Amuse-toi bien mec.

Je pense de plus en plus que je ne remettrais pas mes enfants à l’école.

S’agissant maintenant de STOPCOVID, je peux lire ce matin dans Le Monde :

« STOPCOVID est un projet désastreux piloté par des apprentis sorciers »

Il faut renoncer à la mise en place d’un outil de surveillance enregistrant toutes nos interactions humaines et sur lesquels pèse l’ombre d’intérêts privés et politiques.

Ça donne envie, non ?

https ://www.lemonde.fr/idees/article/2020/04/25/stopcovid-est-un-projet-desastreux-pilote-par-des-apprentis-sorciers_6037721_3232.html

Les députés seront amenés à voter pour ou contre STOPCOVID mardi 28 avril, une application permettant de sortir la population française de la situation de restriction des libertés publiques provoquées par le COVID19.

OK.

Je ne vois pas très bien à quoi ça sert de nous fliquer, mais ça a l’air sérieux leur truc.

On va plus loin.

L’application STOPCOVID serait l’application capable de retracer les relations sociales, traçage numérique de nos déplacements et rencontres. Capable de retrouver toutes les personnes en relation étroite avec un individu malade dans les 15 derniers jours.

Sur quelles bases ? Le traçage – volontaire – de nos déplacements via nos smartphones.

Ça vous branche d’être tracés ?

Vous êtes volontaires ? Il le faut, sinon ils pourront pas mettre leur truc en place. IL faut que vous acceptiez de vous faire tracer volontairement, que vous acceptiez que votre état de santé soit surveillé volontairement, que tous vos déplacements, rencontres, et temps de parcours soient stockés volontairement, que toutes ces données soient traitées volontairement, pour votre bien et celui de la patrie reconnaissante. Si vous n’êtes pas volontaire, impossible de faire fonctionner leur application liberticide et anti-vie privée. Impossible de proposer un truc aussi délirant à une démocratie.

D’ailleurs, sommes-nous en démocratie ? C’est une autre question !

Est-ce la seule solution ?

N’est-ce pas un peu dangereux ?

Est-ce qu’on devrait pas un peu réfléchir ?

Est-ce qu’on devrait pas nous expliquer qui il y a derrière tout ça, pour nous aider à choisir.

Les auteurs indiquent des pistes.

Qui ? Des scientifiques de « bonne volonté », des intérêts économiques du secteur privé et des intérêts politiques. Elle sera développée par le consortium universitaire européen Pan-European Privavacy Preserving Proximity Tracing PETT-PT qui a vu le jour avec la pandémie, appuyé par des géants de la technologie, des grands groupes industriels, le secteur automobile, les banques, les télécoms, les professionnels de l’hébergement de données, mais surtout les GAFA qui se sont emparées du sujet, notamment Google et Apple.

Ça donne déjà un peu froid dans le dos, non ? Pas vous ?

Moi oui.

Bon, ça, c’est pour la collecte de données.

Mais pour leur traitement ? Quels algorithmes les analyseront ? Avec quelles données seront-elles croisées ?

Pour quelle utilité ? inefficace d’après les auteurs

La protection des données : insuffisante, d’après les auteurs, avec un risque non maitrisé de fuite de données, d’utilisation des données par des groupes malintentionnés.

But = nouvelle manière de poursuivre le confinement, banalisant le port du bracelet électronique.

Présentée comme facultative, mais efficace que si tout le monde l’installe sur son smartphone. Le facultatif devient obligatoire en Italie par exemple.

Conclusion des auteurs :

Est-ce que la finalement, par la focalisation des ressources et l’attention du public et des parlementaires, n’essaie ton pas de détourner d’urgences plus criantes : pénurie de masques, de tests, de médicaments et les inégalités d’exposition au risque d’infection ?

Je trouve ça intéressant.

Détourner l’attention.

Capter la ressource.

Je ne suis pas complotiste.

Je vous entends murmurer dans vos chaumières.

Je ne suis pas complotiste.

J’aime bien comprendre.

Je déteste qu’on me la fasse à l’envers.

Et je n’ai plus confiance.

J’ai besoin qu’on m’explique.

Je ne suis pas un imbécile, je peux comprendre si on prend la peine de me considérer comme un citoyen adulte et responsable.

Je peux choisir si on me respecte et qu’on me donne les éléments. Tous les éléments.

Sinon, je recherche, je farfouille, je doute, je m’informe, je recoupe, je dis des conneries — forcément —, je me trompe, je me décourage.

Mais je me relève.

Allez, je vous livre la fin de l’article pour le plaisir :

Et comme dans le poème de Goethe, quand l’apprenti sorcier n’arrive plus à retenir les forces qu’il a invoquées, il finit par implorer une figure d’autorité, une puissance supérieure qui remette de l’ordre. Sauf que, comme le poète nous l’apprend, ce « maître habile » ne reprend ces outils « que pour les faire servir à ses desseins ».

Nos vies valent plus que leurs profits!

16 avril

J-25 avant le 11 mai – il n’y a que les innocents qui écoutent les grandes personnes qui parlent à la télé

ERRATUM 1 : Désolé, je me suis trompé dans le montant des primes. C’est 1 500 euros pour les réanimateurs et 500 pour les autres. Je vous laisse juge de cette prime.

ERRATUM 2 : Ce n’est pas de ‘fils de putes’ que je voudrais qualifier ces fumiers de chasseurs, mais de ‘GROS FILS DE PUTES’. Là encore, je vous laisse apprécier la nuance.

ERRATUM 3 : voir plus bas.

OK, c’est fait, je peux commencer.

Qu’est-ce qui me tient à cœur en ce J-25 ?

L’école à la maison, bien entendu.

Retour aux bases.

De nombreux sentiments se bousculent ce matin dans mon esprit.

De belles paroles, de belles pensées, de belles promesses. Et déjà de nombreuses interrogations. Et les premières colères. C’est bien français les colères ? Eh oui. Mais je précise que — pour moi, et cela n’engage que moi — la colère est une noble émotion qui permet de lutter contre les injustices, qui permet d’exprimer les évènements et décisions qui paraissent arbitraires, abusives et inégales. Une émotion salvatrice, n’en déplaise à tous les philosophes et lumières qui tentent de nous faire culpabiliser en décrivant depuis des siècles la colère comme une émotion négative, égoïste, incendie qui enflamme les foules empêchant tout discernement et qui ne mène à rien.

Excusez-moi, je vais vous balancer des textes. Mais ils me semblent importants. Pour la réflexion. Pas pour semer le doute. Ce n’est pas mon but.

Ce matin, j’écrivais à un ami « que—afin de préserver notre santé mentale—comprendre n’était peut-être pas la priorité », mais je me rappelle aussi cette phrase : « Être confiné n’empêche pas de réfléchir, de se poser des questions ni de douter. »

J’en reste là avec les considérations.

Le premier texte provient d’une émission d’Ali Rebeihi dans Grand bien vous fasse sur France Inter.

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Confinement : « laissez vos enfants tranquilles ! »

par France Inter publié le 8 avril 2020 à 14h22

C’est le cri d’alarme du psychopédagogue Bruno Humbeeck. En ces temps de confinement que l’on devrait appeler quarantaine, l’important est de se ficher la paix et de respecter ses espaces propres !

Laissez vos enfants tranquilles, même sur les écrans

Interrogé dans l’émission d’Ali Rebeihi « Grand bien vous fasse » sur les moyens de motiver les enfants pour étudier à la maison, le spécialiste de l’éducation Bruno Humbeeck a tenu un discours d’apaisement. Ce chercheur en pédagogie familiale et scolaire à l’université de Mons (Belgique) a, surtout, préconisé de les laisser tranquilles. 

Bruno Humbeeck : « Comment motiver ses enfants pour étudier en étant confinés ? Enseigner est un acte de transmission et dans cette situation, c’est l’adulte que l’on doit motiver. Pour l’enseignant, la motivation de transmettre vient de son statut. Pour les parents confinés à la maison, c’est plus compliqué : c’est pourquoi certains peuvent être poussés à bousculer leurs enfants.

Il faut arrêter avec cette idée de « classe à la maison »

Ce sont deux espaces avec des rôles distincts. Il vaudrait mieux partir des centres d’intérêt des enfants et y ajouter un peu de pédagogie. Votre enfant aime Bob l’éponge ? Pourquoi ne pas lire des livres de Bob l’éponge, lui faire jouer Bob l’éponge, lui faire expliciter ou même traduire la série ? 

Il faut que les parents cessent d’aller sur le terrain de la performance. Cela risque d’être contre-pédagogique. Ils ne doivent pas non plus aller sur l’étude de nouveaux contenus parce que cela peut mal se passer. Ils ne savent pas faire.

Dans cette situation de confinement, il faut s’occuper de nos enfants. Ce qui veut dire s’en préoccuper tout le temps, mais il faut aussi savoir déléguer l’enseignement à la communauté éducative qui met des choses formidables en place. En Suisse, il y a par exemple une excellente émission télévisée qui s’appelle : Y’a pas école. 

Si les enfants ont la sensation d’être en vacances et passent leur temps sur les écrans… 

Cette période est une période de « vacances », de mise entre parenthèses. C’est pour cela que la continuité pédagogique n’est pas la priorité. Là, il faut se ficher la paix entre nous parce que l’on vit les uns sur les autres. Il faut respecter les territoires de tous, dont ceux des enfants. Et pour cela mettez des casques, n’imposez pas vos espaces aux autres. Vivez petit, mais imaginez grand. Et si votre enfant est accro aux écrans, fichez-lui la paix ! Alors qu’il est entravé et probablement angoissé, les écrans constituent son échappatoire. 

Et en ces temps suspendus, on doit s’autoriser des sorties dans les règles. Et que les personnes qui ont des jardins laissent les espaces publics aux personnes qui n’en ont pas ! »


OK.

Une nouvelle fois, je prends un coup de bambou sur la tête.

Ma fille de CP est réveillée. Elle joue aux Playmobil pendant que j’écris. En attendant le moment de se mettre au travail.

Si elle me demande mon téléphone pour regarder des émissions débiles sur YT Kids — ‘kids’ pour la protéger contre des images de pornographie, vente d’armes, utilisation de drogues — mais pas pour la protéger de Swan et Noé, qui déblatère un flot de conneries sous l’œil admiratif de la voix criarde de leur mère insupportable—, qu’est-ce que je fais ?

Je lui file mon tel ?

Je la confie aux mains de la Grande Récré, Toysrus, Disney, Amazon et consorts ?

Non, je résiste, je suis un combattant, je milite pour Christine, François, Laure et Agnès.

Je suis un puriste réac et débile, un vieux con réac.

Je m’accroche à Lumni.

Tiens, d’ailleurs, il est où mon téléphone ?

Et bien pendant que je m’emballe, ma fille me l’a piqué pour aller rejoindre Swan et Noé. Ils pourraient faire du calcul mental et de l’écriture, ces deux débilos, au lieu de déballer des merdes à 200 euros et raconter toutes leurs boni menteries mercantiles.

Combien de vues, ces merdeux ? 800 000 ? 1 milliard ?

Comment ça s’écrit ‘1 milliard’ ?

Je me disais bien que c’était calme d’un coup du côté de la famille Playmobil confinée dans la luxueuse 9266 City Life Maison Moderne agrémentée de ces nombreux accessoires 9271 la chambre à coucher, 9268 la salle de bain, etc…

Bon.

Où j’en étais-je ?

Deuxième texte, on change d’ambiance. On passe chez Médiapart. Un poste FB lu hier.


Covid-19: les enseignants ne seront pas les futurs «héros»

Les enseignants, d’après l’allocution du Président de la République, devraient reprendre le chemin de l’école le 11 Mai. C’est non. Ils ne seront pas les futurs héros de la Nation, sacrifiés sur l’autel de l’incapacité de nos gouvernants français.

 Qu’est-ce qu’un collège ou un lycée en région parisienne, par exemple ? 600 ou 800 élèves, parfois plus encore, rassemblés dans un bâtiment et encadrés par une cinquantaine d’enseignants ( auquel on doit ajouter le personnel de direction et le personnel technique). Disons 70 adultes environ pour un établissement de 800 élèves.

Qu’est-ce qu’un collège ou un lycée par temps d’épidémie ? Une vaste marmite à diffusion du virus Le Président Macron a annoncé des tests pour les personnes présentant des symptômes. Les enfants et adolescents n’en présentent pas. Pourtant, ils peuvent diffuser le virus… Autant donc de diffuseurs potentiels du virus que d’élèves, chaque élève ayant des contacts avec les membres de son foyer, qui peuvent être porteurs du virus de façon asymptomatique dans ces débuts…Des diffuseurs fantômes, qui rapporteront du collège ou du lycée le COVID dans leurs familles, si tant est qu’il y ait un cas initial dans l’établissement.

Une heure de cours, qu’est-ce que c’est ? 30 élèves ( 35 ou plus en lycée) rassemblés dans une salle de 60 mètres carrés environ. Le voisin d’à côté à 50 cm. Deux points d’eau pour tous les élèves dans un établissement de 800 élèves.

Le travail d’un enseignant, qu’est-ce que c’est ? Croiser dans une salle de 60 m2 30 élèves par heure de cours, à multiplier par 18 heures pour ceux qui ne voient les élèves qu’une heure par semaine. 540 élèves par semaine, 540 diffuseurs-fantômes potentiels. Plus tous ceux qu’ils croisent dans les couloirs où les élèves s’agglutinent devant les portes.

Si les salles de spectacle et les cinémas ne sont pas rouverts, pourquoi donc autoriserait-on des salariés à fréquenter 540 élèves par vagues successives dans 60 m2. Auraient-ils une immunité spécifique ? 50% des enseignants ont plus de 45 ans. La première victime française a d’ailleurs été un enseignant…

Ils ne seront pas les nouveaux héros. Même s’ils comprennent les difficultés des parents. Même s’ils comprennent la nécessité de l’instruction. Ils ont travaillé à distance : ils continueront. Ça ne remplace pas, certes, un enseignement en présentiel. Mais parce qu’ils sont des salariés comme tout autre, qu’il est absolument impossible dans un établissement scolaire de respecter les distances de sécurité, parce que tout élève est un transmetteur-fantôme potentiel, c’est NON. C’est NON ! Pour préserver la santé d’eux-mêmes et de leurs familles. Par sens des responsabilités pour les familles de leurs élèves.

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Qu’est-ce que j’ai à ajouter ?

Que les intentions de notre président sont de remettre les Français au travail ?

Je vous rappelle que Geoffroy Roux de Bézieux (sic) – le président du Medef – a annoncé qu’il allait falloir travailler plus pour retrouver notre niveau de croissance d’avant le Covid.

Attention, la colère gronde.

Sautez le paragraphe suivant si vous êtes importuné par le souffle de la colère.

Retrouver la croissance d’avant ? Mais qui veut retrouver cette croissance, à part toi, puissant parmi les puissants. Pour te gaver de dividendes ? Pour continuer ton œuvre de destruction massive des populations ? Gros fils de bâtard ! Je ne veux plus de ta croissance. Je ne veux plus de ton système. Je ne travaillerai pas plus pour t’engrosser le bide. Je ne suis pas – encore – ton esclave ni ta pute !

ERRATUM 3 : Geoffroy Roux de Bézieux a finalement jeté l’éponge. Merci de m’avoir écouté. Je ne te traiterai plus de GSFDB. Promis.

le figaro

Bon, je termine avec un texte que j’ai trouvé plein de bon sens qui m’a été envoyé par mail hier sur un groupe commun.

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Coronavirus :« C’est tout sauf sérieux de rouvrir les écoles le 11 mai », estime Francette Popineau, secrétaire générale du Snuipp-FSU, premier syndicat du primaire, interrogée par l’AFP.

EDUCATION Le Snuipp-FSU réagit à l’annonce du président Macron, ce lundi soir, de la réouverture progressive des crèches, des écoles, des collèges et des lycées à partir du 11 mai

Modèle de courrier à la direction des écoles, en plus des actions syndicales et des associations

Madame, Monsieur, le responsable d’établissement,

De la même façon que nous avions bien compris que le port du masque était inutile puisqu’il n’y en avait pas, tout le monde a bien compris cette fois que la réouverture des écoles est nécessaire afin que les enseignants puissent garder les enfants dont les parents doivent retourner au travail.

Preuve en est que les universités ne rouvriront pas, les étudiants n’ayant besoin de personne pour les garder.

Mon rôle en tant que parent est de préserver la santé de mon enfant, et vous êtes bien placé(e) pour savoir que la distanciation sociale dans une école est autant un leurre que la continuité pédagogique vantée par notre ministre.

Je tiens aussi à préciser que la responsabilité civile et personnelle de l’inspecteur d’académie peut être mise en exergue au pénal en cas de problème pour mise en danger et non respect de l’obligation particulière de sécurité pour nos enfants cité dans l’art 223-2 et 223-1 du code pénal.

Pour ma part et par principe de précaution,  je vous informe que mon enfant (NOM PRENOM) ne prendra pas le chemin de l’école/garderie ce lundi 11 mai 2020.

Je vous remercie de votre compréhension et je vous souhaite de rester en bonne santé suite à cette décision purement économique et qui n’est pas dans l’intérêt sanitaire de nos enfants et nos familles.

Bien cordialement,

SIGNATURE


Je ne sais pas si je vais envoyer cette lettre, mais elle me semble claire et bien rédigée.

En impliquant l’inspecteur d’académie, on va voir qui a les ‘couilles’ de remettre les enfants à l’école et qui protège son petit cul douillet.

En attendant, je file emmener ma fille de CP lire et écrire, pour qu’elle soit au moins capable de comprendre Facebook et poster sur instagram.

Bises à toutes et à tous.

Bon J-25.

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