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Catégorie : la remontée du Nil

Alors, qu’est-ce qui vous motive?

18 juin

Je me réveille en vrac, mal au ventre, crevé, envie de rien. J’ai prévu une sortie en VTT, mais même ça, je n’ai pas envie.

Je me mobilise tout de même et je sors rouler.

Je reviens en pleine forme, dynamisé, plein de projets. Et je suis super content.

Le contact avec la nature, les arbres, les fleurs, les sentiers, le vent, grimper, la joie de l’effort, la montagne, le beau temps, les odeurs et la fraîcheur du matin.

C’est tout ça qui me reconnecte à moi-même.

C’est tout ça qui me mobilise.

J’en discute avec les enfants, tous présents au déjeuner.

C’est devenu très rare.

—           Qu’est-ce qui vous redonne de l’envie quand vous vous réveillez en vrac le matin et que vous n’avez envie de rien ?

—           La musique, me dit mon fils de 15 ans.

—           Les amis, dit mon fils de 13 ans.

—           Les amis et la musique, répond ma fille de presque presque 17 ans.

Les amis.

La musique.

La nature.

Et  vous ?

C’est chouette de savoir à quel élément recourir quand on a besoin d’un coup de main.

19 juin

Ce qui me motive aussi, ce sont des émissions que j’entends, soit à la radio, soit en podcast.

Ce matin, c’est le Cours de l’histoire de Xavier Mauduit sur France Culture en podcast.

Les interminables combats pour l’égalité aux États-Unis.

Qu’est-ce qui attise à ce point la haine contre les Afro-américains ?

Pourquoi même Barack Obama n’a pas réussi à s’attaquer au fléau qu’est le racisme aux EU ?

Qu’est-ce qui pourrait combler le fossé entre les blancs et les noirs ?

Une passionnante histoire du SUPRÉMACISME aux États-Unis.

Tout remonte à l’esclavagisme.

Le premier esclave africain qui débarque aux États-Unis est le fait d’un bateau négrier hollandais qui, après un tour dans les Caraïbes, s’arrête en Virginie en 1619 avec quelques esclaves qu’il a en trop et en propose aux planteurs.

Pourquoi pas se disent ces derniers.

C’était il y a donc 400 ans.

Rien ne prédestinait les planteurs de Virginie à devenir de grands esclavagistes.

D’ailleurs, comment un peuple qui vit sur les valeurs de la bible, protestant, respectant autant l’homme et ses valeurs peut devenir acteur de la pire manière de traiter des hommes ?

En se racontant des histoires, en créant un mythe, en utilisant des outils, des outils qui marquent encore la pensée inconsciente collective des EU aujourd’hui.

Les Noirs méritent de devenir des esclaves, étant une race inférieure. Ils ne sont pas des hommes, on peut les rendre corvéables à merci, leur faire subir tous les châtiments endurables, les tuer s’ils n’obéissent pas. Pas de problème.

Cela s’appelle le SUPREMACISME : non seulement les Blancs sont supérieurs aux Noirs, mais en plus, ils ont tous les droits sur eux. C’est comme ça.

Et c’est cette pensée arbitraire et pratique pour déshumaniser des hommes et se donner bonne conscience de le faire qui semble si difficile à surmonter.

Parce que les États-Unis ne sont pas le seul pays à avoir eu des esclaves. Le Brésil en a eu beaucoup plus. Mais il ne persiste pas une telle haine.

L’histoire n’est pas la même.

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Alors que dans les colonies, des propositions de loi ont dédommagé les planteurs de la perte financière due à l’abolition de l’esclavage —123 millions de francs pour les colonies françaises en 1848 —, la libération des esclaves aux États-Unis se décide à l’issue de la Guerre de Sécession entre 1861 et 1865. Cette guerre civile oppose l’UNION dirigée par Abraham Lincoln aux États confédérés, 11 États du Sud, tous esclavagistes. Cette guerre est la plus meurtrière de l’histoire des EU, 620 000 morts, 360 000 nordistes et 260 000 sudistes et 60 000 étrangers.

Les États du Sud perdent en 1865, ce qui assure la prépondérance des pays industrialisés employant des ouvriers sur les pays agricoles employant des esclaves. Et qui sonne la fin de l’esclavagisme.

Les grands propriétaires perdent leurs esclaves, sans compensation, ce qui serait une perte estimée à plusieurs centaines de milliards de dollars.

Plus de 4 millions d’esclaves ont été vendus dans le Sud des États-Unis en 250 ans.

Les États du Sud ont remplacé l’esclavagisme par la Ségrégation, situation qui laisse perdurer une violence et une animosité contre les Noirs. C’est aussi à ce moment que voit le jour le Ku Klux Klan, société secrète terroriste suprémaciste blanche des États-Unis, fondée à la veillée de Noël 1865 et est un des dispositifs des états du Sud pour s’opposer par tous les moyens violents possibles (assassinats, attentats, viols, tortures, enlèvements, incendies d’écoles et d’églises afro-américaines) à l’application des droits constitutionnels des Afro-Américains garantis par plusieurs amendements au lendemain de la Guerre de Sécession : le Treizième amendement de la Constitution des États-Unis du 6 décembre 1865 abolissant l’esclavage, le Quatorzième amendement de la Constitution des États-Unis de 1868, accordant la citoyenneté à toute personne née ou naturalisée aux États-Unis et interdisant toute restriction à ce droit, et le Quinzième amendement de la Constitution des États-Unis, de 1870, garantissant le droit de vote à tous les citoyens des États-Unis et par conséquent aux anciens esclaves.

L’invitée de cette émission, Françoise Coste, commence l’émission par ces propos :

« Tout ce qui se passe aux États-Unis a, tôt ou tard, un rapport avec l’héritage de l’esclavage, avec la division de la population entre Blancs et Noirs. Je crois qu’il y a quand même eu un grand espoir en 2008 avec l’élection de Barack Obama, qu’une page soit tournée. Et aujourd’hui, on se rend compte que nous nous sommes tous collectivement trompés. Ce n’est pas juste que la page n’a pas été tournée, c’est que nous avons l’impression de revenir en arrière. Et ça, c’est assez désespérant, cela confirme que l’Amérique est engluée dans sa problématique raciale. Françoise Coste

À écouter : https://www.franceculture.fr/emissions/le-cours-de-lhistoire/les-interminables-combats-pour-legalite-aux-etats-unis-24-le-supremacisme-blanc-le-mal-persistant-de

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Autre chose qui me stimule, le combat contre les pesticides.

Outre que je me dise si souvent que je devrais aller militer dans l’association Nous voulons tous des Coquelicots crée pas Fabrice Nicolino, journaliste, et François Veillerette, président de Générations futures, outre que j’admire Daniel Cueff, le maire de Langouet qui a pris un arrêté anti-pesticide en aout 2019, outre mon enragement à voir les pulvérisateurs de pesticides en action 24h/24 dans nos vignes en ce moment tellement féérique qu’est le printemps, outre que j’ai eu pendant plusieurs mois l’envie de présenter une liste écologiste aux Municipales de mon village, voilà que je tombe sur un documentaire en bande dessinée dans la revue XXI :

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Le portrait de Daniel Cueff par Benjamanin Adam pour la revue XXI.

Magnifique, tellement encourageant.

Et là je comprends.

Que Daniel Cueff est un maire ouvert, au service des habitants de son village, sensible à l’écologie, à l’écoute et qu’un jour, le collectif des Coquelicots, qui a rédigé un arrêté anti-pesticide à l’aide d’avocats de haute volée et qui cherche un homme courageux pour le porter, propose à Daniel Cueff d’être leur porte-parole. Et qu’il accepte.

Que Daniel Cueff est porté par un important collectif local, très organisé, déterminé et qu’il est soutenu par le sénateur écologiste du Morbihan Joël LABBÉ, celui-là même qui a réussi à faire voter la loi interdisant l’utilisation de produits pesticides par les Mairies et qui continue son combat contre les lobbies et les industriels, tout en remettant les agriculteurs au centre de la question.

Que j’ai bien fait de ne pas me présenter aux Municipales de mon village, seul, sans équipe déterminée et soutenante, moi qui croyais naïvement que Cueff avait pris un jour son arrêté comme ça, parce qu’il en avait ras le bol de se faire gazer.

Qu’il est urgent que j’aille militer dans une structure bien organisée

Que je peux développer une activité d’information et de sensibilisation au sein de mon village, de former une équipe, de rassembler un maximum de personne, d’intégrer des vignerons, de se fédérer tous ensemble contre l’ennemi commun : les industriels et la FNSEA. Que sans cela, pas d’issue possible.

Que fort de cette équipe et de cette expérience, je peux présenter une liste aux municipales dans 6 ans, non pas pour gagner, mais pour porter ces idées et protéger les habitants de ces produits si dangereux.

Voilà ce qui me motive, m’anime et me donne envie d’aller de l’avant, au contact des gens, avec une équipe.

Bonne journée !

#suprémacisme #nature #esclavagisme #ségrégationnisme #écologie #danielcueff #revueXXI #guerredesecession #KKK #ségrégation

Sur une mine

5 juin

J’ai sauté sur une mine.

Ma chienne a un abcès sous la patte droite.

Un abcès due à un épier, Hordeum murinum, l’Orge des Rats

Vous savez, cette plante qui ressemble à un petit épi de blé plat qu’on met dans la manche et qui remonte le long du bras et qu’on retrouve dans le cou ou dans le dos ?

Et bien cette charmante plante pénètre dans les pattes des chiens, entre les orteils et remonte dans la patte le long de la gaine des tendons, le long des muscles et ressort en abcès plus haut dans la cuisse. Au niveau des flancs, la plante pénétre l’abdomen et va se ficher dans les reins ! et au niveau des aisselles, elle peut aller jusqu’à dans les poumons.

Autre la facture de vétérinaire — astronomique, croyez-moi sur parole —, cette petite merveille de la nature fait des ravages. Plantée dans le nez, dans les oreilles.

En tout cas, ce soir, 4è visite chez le vétérinaire pour cause d’orge des rats.

RDV à 16h30.

J’y vais à pied pour dégourdir la chienne qui n’ai plus sortie du jardin depuis 15 jours, passant de 2h de balade par jour à rien.

Un homme est assis dans sa voiture, portière ouverte et attend.

—           Il y a mon chien dedans, me prévient-il.

—           Il est malade ?

—           Non, c’est pour les vaccins.

Il fait chaud, le soleil tape, on attend dehors pour raisons sanitaires.

J’hésite.

À profiter de cette attente pour retrouver le podcast que j’écoute en ce moment, J’aime Hydro, le balado un podcast formidable de Christine Beaulieu, actrice québéquoise géniale qui se voit confier par la co-productrice de podcast canadiens PORTE PAROLE, Annabel Soutar, une enquête sur le syndrome du CASTOR d’Hydro-Quebec, producteur d’hydro-électricité renouvelable et constructeur de barrages invétéré. L’enquête commence sur un rapport qui montre que le Quebec est surproducteur d’électricité avec ses très nombreux barrages mais qu’il continue à en fabriquer de nouveau, obligé de brader son électricité à moitié prix à son voisin Nord-américain. Question ? Pourquoi continuer ainsi à fabriquer des barrages ? D’où le syndrome du castor.

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« La comédienne Christine Beaulieu ne se considère pas être une personne particulièrement engagée ou informée sur les enjeux énergétiques. Toutefois, lorsque Annabel Soutar, auteure et directrice artistique de Porte Parole lui confie une enquête théâtrale sur Hydro-Québec, elle trouve des raisons finalement d’accepter. »

C’est passionnant et très drôle. Christine Beaulieu ne connait bien entendu rien au domaine de l’hydro-électricité et se balade dans ce monde nouveau avec son charmant accent québécois. Les portes s’ouvrent, les langues se délient, on dirait Erin Brockovich ou Inés Léraud.

Je vous assure, c’est magnifique.

Dans le 4è épisode, Christine se rend dans le Nord du Quebec en voiture électrique pour aller voir les barrages de la Rivière La Romaine et doit s’arrêter tous les 140 km pour recharger sa batterie. Au début, tout va bien, il y a des bornes de recharge rapide. Puis, au fur et à mesure qu’elle s’éloigne, les bornes manquent et elle recharge chez ‘l’habitant’, occasion de succulentes rencontres.

J’adore.

Alors moi, sur mon trottoir, je repense à Christine Beaulieu qui discute avec les habitants pendant sa recharge.

Elle ne s’isole pas, elle discute.

Alors, je me lance moi aussi.

—           Qu’est-ce que c’est comme chien ?

—           Un berger allemand. J’ai toujours eu que des bergers allemands.

—           Ce sont de beaux chiens.

—           Ils n’ont qu’un seul maître et je me demande ce que ça donne là-dedans sans moi. Et vous ?

—           Un abcès sur un épier à l’aisselle droite.

—           Mince, c’est une tuile !

Ma chienne lui lèche les mains.

—           C’est brave comme tout, ces chiens. C’est une femelle ?

—           Oui.

—           Moi aussi, je n’ai eu que des femelles.

Voilà sa chienne qui sort, accompagnée de sa femme.

—           Désolée, il y a encore les papiers à faire, me glisse-t-elle.

—           Pas de problème.

Les deux chiennes se font la fête et se lèchent le museau.

—           Je n’y vois presque plus, m’explique l’homme. Depuis longtemps. Blessure de l’armée.

—           Que s’est-il passé ?

—           La guerre d’Algérie. Une grenade qui m’a explosé dans la main.

Il me montre sa main gauche. Il ne lui reste qu’un doigt.

—           Comment s’est arrivé ?

—           En 1961, j’étais appelé, même pas engagé, on minait une route. Et on plaçait des grenades dégoupillées sous les mines, avec un système de déclencheur scié et une cordelette.

—           En fait vous piégiez les mines que vous mettiez en place.

—           Et ouais. Si ils déplaçaient la mine, la grenade explosait et la mine avec.

—           Balaize.

—           Mais un sergent a fait une fausse manip. Il a marché sur la cordelette et la grenade m’a explosée dans la figure… Je n’y vois presque plus et je n’entends presque plus non plus. C’est pas grave, c’est comme ça.

Et comme il sourit, j’ajoute :

—           Vous le prenez drôlement bien.

—           Ben oui, je ne vais pas pleurer. Il y a pire que moi. Il y en a en fauteuil roulant. Mais je cours beaucoup avec un ancien militaire, 19 marathons ! Et je fais du tandem.

Son visage est rayonnant et ses yeux brillants.

—           Je connais quelqu’un qui fait du tandem avec une personne malvoyante.

Un ancien patient. Un dur à cuire.

—           C’est lui !

Et puis sa femme revient et j’entre à mon tout dans le cabinet vétérinaire.

Merci l’ami pour ce chouette moment.

Merci Christine

Bas les masques, une histoire de masque 1

1er juin 2020

Le bal masqué

Chapitre 1 : une pénurie de masques – 1ère partie

« Des » masques ont continué d’être détruits au début du confinement, en pleine période de pénurie.

Je me rappelle que ce titre m’a interpellé.

J’y repense ces jours derniers, quand je vois qu’on vend maintenant des masques à tous les coins de rue.

Je l’ai relevé il y a quelques semaines sur un article du Canard Enchaîné qui circulait sur les réseaux sociaux, mais que je ne parviens pas à remettre la main dessus.

Je trouve en revanche l’appel d’un député des Ardennes, Pierre Cordier, qui affirme le 8 mai 2020 que des centaines de millions de masques ont continué d’être détruits jusqu’en début de pandémie.

Il s’agirait d’un stock de 600 millions de masques mis au pilon en 2018 et qui ont commencé à être détruits fin 2019.

Mis au rebus, ces masques ont donc disparu des stocks comptables.

Plus personne ne savait qu’ils existaient.

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Je retrouve aussi l’article original, dans Le Monde daté du 7 mai, sous la plume de Gérard Davet et de Fabrice Lhomme dans leur minisérie Aux racines de la crise sanitaire française. 5/5

« … en pleine épidémie de Covid, alors que la France est confinée, les conseillers du Premier Ministre découvrent, consternés, que depuis plusieurs semaines des millions de masques issus des réserves étatiques, dont une part non négligeable était sans doute utilisable, sont consciencieusement brulés… »

Pierre Cordier pose la question suivante à Édouard Philippe dans les questions au gouvernements le  12 mai 2020 : «  … on sait aujourd’hui que 600 millions de masques ont été détruits à tort… Qui a signé le bon de   destruction de ces masques ? »

Réponse d’Olivier Véran — qui vaut son pesant de cacahuètes — : « Oui, on a détruit des masques, des masques moisis, inutilisables, dont les critères de filtration et de respirabilité font que vous ne les donneriez pas à votre lapin nain »

Réponses des politiques toujours dans la mesure et le bon sens.

Pourquoi un lapin nain ?

Vous avez un lapin nain, vous ?

Moi non !

Mais nous avons fabriqué nos propres masques en tissus, afin de pouvoir les réutiliser et pour qu’ils ne finissent pas au fond des océans.

Qui est Pierre Cordier ? Et pourquoi s’empare-t-il de cette affaire de masque ?

Très honnêtement, je n’en sais rien.

D’après quelques recherches rapides, Pierre Cordier est un jeune député LR né le 27 mai 1972. Maire de Neufmanil et vice-président du conseil départemental des Ardennes, il est élu député de la 2ᵉ circonscription des Ardennes le 18 juin 2017.

Il est clairement pro-chasse et semble s’opposer à l’évasion fiscale.

Il est indigné par la destruction d’un stock de masques alors que la France se bat sans protection contre le COVID et cherche absolument à savoir qui a signé le bon de destruction.

Ce à quoi Olivier Véran répond, avec humour, cynisme — et même pas mal de mépris je trouve —, que ces masques ont été vérifiés par la Direction générale de la santé (DGS) et la Direction Générale des Armées (DGA) et qu’ils ont perdu leur efficacité, ne protège pas contre le virus et ne peuvent donc pas être utilisés par les soignants. « Ils seront donc détruits. » affirme le ministre de la santé droit dans ses bottes, le sourire narquois en coin.

Pierre Cordier s’en offusque et pense au contraire que ces masques auraient pu être utilisés — sinon par les soignants — au moins pour protéger la population.

Olivier Véran ne daigne pas lui répondre.

OK.

Il semble que les chiffres divergent un peu : 660 millions de masques détruits ? BFM-TV n’en compte ‘que’ 360. L’Express aussi.

Le gouvernement à réussi en sauver une poignée, 95 millions pour les uns, 160 millions pour les autres.

Le plus probable est que 223 millions de masques aient été détruits en 2019 et que 1.5 million d’autres détruits entre janvier et mars 2020, alors que l’épidémie avait commencé.

Le gouvernement à réussi à en sauver 19 millions.

Pourquoi un masque en papier périme-t-il ?

Parce que justement, les masques ne sont pas en papier.

Tous les masques sont constitués de ‘nouveaux’ textiles issus du pétrole, censés être plus fins que le tissu. J’en reparlerai.

Il existe deux types de masques, les masques dits ‘chirurgicaux’ et les masques filtrants dits ‘FFP2’ ou ‘N95’

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Le premier masque, masque chirurgical, évite les projections. Il se porte par la personne malade et évite que cette personne en respirant, toussant, éternuant, ne projette des microgouttelettes contenant du virus partout autour d’elle. Ce type de masque ne protège donc pas la personne qui le porte d’une éventuelle contamination. Est-ce la raison qui a poussé le gouvernement à les déconseiller en début d’épidémie ? Non, bien entendu. Mais j’y reviendrai.

Le second type de masque, FFP2, protège la personne qui le porte d’une ‘ambiance contaminée’, situation typique d’un soignant au contact direct d’un patient malade, notamment pour des soins très exposants comme intubation en réanimation. Ces masques sont très efficaces.

Les masques ont une durée de vie courte, quelques heures.

Conditions de péremption des masques chirurgicaux :

—           vieillissement naturel en 4 à 5 ans dans des conditions de stockage à moins de 25°

—           l’élastique perd de sa solidité

—           la qualité de la barrette nasale s’altère

Avec un mauvais ajustement du masque sur le visage, une étanchéité imparfaite.

Et donc une inefficacité aux virus.

Pierre Cordier rue dans les brancards en hurlant au loup : si ces masques ne sont pas assez efficaces pour protéger les soignants, et on le comprend, ils ne sont ni moisis ni troués et auraient très bien pu être distribués à la population générale. Au lieu de ça, la population a fabriqué elle-même ses masques — ce qui est peut-être finalement une bonne chose, les gens sentent qu’il est important de se prendre en main à un moment. Mais ce n’est pas le propos de Pierre Cordier.

Conditions de péremption des masques FFP2 :

La particularité du FFP2 est son matériel filtrant précieux le Meltblown — quel drôle de nom ! —, un filtre à base de polypropylène dont l’efficacité tient à sa charge électrostatique qui lui permet de mieux capter les particules.

Le masque FFP2 est difficile à porter, réduisant l’oxygénation de celle ou celui qui le porte. Il est donc conseillé de ne le réserver qu’aux soins exposants à un risque de contamination élevé.

La fabrication du meltblown est issue d’un procédé industriel complexe et couteux, dont le savoir-faire a été délocalisé en Chine, bien entendu.

La dernière usine, dans le Nord de la France, a fermé ses portes fin 2018…

Dommage…

Le FFP2 périme donc lui, en plus des éléments communs au masque chirurgical, par la perte progressive de sa charge électrostatique

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Voilà pour les masques.

Dont le stock d’États est conservé consciencieusement dans un hangar secret de la Marne.

Patrick Cohen s’étonne dans C à vous sur France 5 de l’absence de ravitaillement en masques depuis 10 ans. « Alors que la doctrine constante était de maintenir un stock de 1 milliard de masques, Xavier Bertrand a sorti les FFP2 des stocks d’États — pour les faire acheter par les employeurs, ndl, ce qui n’est peut-être pas une mauvaise idée, mais il faut le faire savoir haut et fort —, Marisol Touraine n’a commandé que 100 millions de masques chirurgicaux, Agnès Buzyn 100 autre millions et Olivier Véran a récupéré ce qui pouvait l’être au pied de l’incinérateur… »

Moi, cette histoire de masque, ça me pose plein de questions :

—           Comment on les fabrique, ces masques ? D’où ils viennent ? Pourquoi on n’en fabrique pas en France s’ils sont considérés comme ‘stratégiques’ ? Malheureusement, on a tous une idée assez précise de la réponse. Pourquoi ils sont stockés à un seul endroit ?

—           Est-ce que ça ne serait pas à la population d’avoir un stock de masques à la maison ? Avec la charge d’entretenir son stock ? Au moins pour tenir quelques jours ? On est grands, je suis certain que ça pourrait se faire. On pourrait même les déduire des impôts comme un don à une association ! En tout cas, il me semble que c’est le rôle des hôpitaux de posséder en stock de quoi protéger son personnel et de quoi faire tourner ses services avec un stock de masques suffisant, non ?

—           Mais la question qui me préoccupe le plus, c’est : pourquoi des masques à usage unique, dérivés des produits pétroliers, d’une durée de vie de quelques heures, confectionnés à plusieurs milliards d’unités, difficiles et polluants à détruire, qui vont s’accumuler au fond des océans ?

Réponse au prochain épisode !

Mascarade

29 mai

De quoi François Hollande se sent-il responsable ? Où sont passées Marisol Touraine et Agnès Buzin ? UNITAID, machine à recycler les ministres de la Santé ? Roselyne Bachelot a-t-elle raison d’être en rage ? Et d’où vient Olivier Véran ?

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François Hollande avoue lundi 25 mai sur France Inter avoir une part de responsabilité dans la situation de l’hôpital.

Intéressant.

Pour une fois qu’un homme politique bat sa coulpe.

Examinons d’une peu plus près de quoi il se sent responsable :

Déjà, pas d’avoir baisser le nombre de poste de soignant puis qu’il commence par rappeler qu’il a augmenté ce nombre de 30 000 personnes.

Il confie avoir contribué à contraindre l’hôpital. Sans rien ajouter. Ce qui est tout de même assez vague.

En tout cas, côté masques, il est à l’aise : le stock qui était jusque-là centralisé a été décentralisé pour des raisons évidentes d’efficacité et de proximité. Et, sous sa présidence le nombre de masques est passé de 1 milliard à 750 000 000 masques. Pourquoi ? On n’en saura rien, le journaliste ne semble pas trop désireux d’en savoir plus.

Donc, malheureusement, la décentralisation a couté la bagatelle de 250 millions de masques… sûrement tombés des camions…

Hollande semble réaliser que la sur-représentation administrative à l’hôpital n’a pas que du bon – alors qu’il serait à l’origine d’une augmentation du personnel administratif hospitalier que certains osent annoncer à + 40 % ! —, appelle de ses vœux plus de souplesse dans la gestion trop tatillonne et souhaite ne pas revenir sur les 35 heures à l’hôpital, un acquis social d’après lui.

Il constate simplement comme ça, sans en avoir l’air, que le stock de masques n’est plus que de 150 millions au moment où la crise sanitaire se déclare sans comprendre comment on n’en est arrivé là… Bref, il ne se reproche rien de très sérieux…

Il est plutôt clean.

Est-ce la faute à Jérôme Salomon, conseiller chargé de la sécurité sanitaire auprès de la ministre de la Santé, Marisol Touraine, de 2013 à 2015, et — proche d’Emmanuel Macron dont il était le conseiller santé pendant sa campagne présidentielle — un moment pressenti pour devenir ministre de la Santé après son élection ?

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On apprend que son Papa est décédé pendant cette période — j’en suis désolé pour toi l’ami — et qu’à cette occasion, il a découvert qu’en fait, on était tous vulnérables.

Sérieux ? François Hollande ! Voyons ! Tu imaginais quoi ?

Il a l’air tout malheureux sur la photo.

Bref, en tout cas, pas grand-chose de nouveau à l’Ouest de l’Avenue Duquesne, véritable adresse du ministère de la Santé. Tiens, alors pourquoi un Ségur de la santé ? Parce que le bâtiment à une face qui donne sur l’avenue de Ségur ? Peut-être…

OK.

Voilà pour Hollande.

Et Marisol Touraine, le cauchemar des hôpitaux, la ministre de la Santé la plus honnie des médecins libéraux. Où elle est donc passée ?

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J’apprends rapidement qu’elle a été battue aux législatives le 18 juin 2017 par la députée LR Sophie Auconie — faut le faire aux vues du raz-de-marée LREM —, qu’est partie en vacances quelque temps, qu’elle a été ensuite réintégrée au Conseil d’État — ouf, tout va bien — et qu’enfin elle a été élue présidente de l’organisation onusienne UNITAID, une structure hébergée par l’OMS à Genève et financée par une taxe sur les billets d’avion (???). Son objet social ? Négocier des baisses sur les prix des médicaments en en assurant l’achat d’un certain volume, afin de permettre aux populations pauvres de se soigner : tuberculose, HIV, …

Douste Blazy, ancien ministre de la Santé a lui aussi occupé ce poste de 2007 à 2016.

Bon vent, vive le copinage, tu as l’air satisfaite sur les photos, tant mieux pour toi.

La vie semble plus facile pour toi que pour le Papa que j’ai rencontré hier… (cf billet d’hier, http://blog.vasyraconte.fr/le-bruit-et-lodeur )

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Et Agnès Buzyn ?

A-t-elle survécu au confinement ?

Elle est toute pimpante et fringante dans une interview donnée au Figaro où elle annonce avoir beaucoup réfléchi avant de prendre sa décision de repartir en campagne pour la Mairie de Paris, prête à défendre les couleurs LREM, pour — je cite —, défendre une troisième voix entre Hidalgo et Dati. « Entre », c’est beaucoup dire. À la traine, ça oui.

Petit rappel des comptes, Anne Hidalgo environ 30% des voies, Rachida Dati, pareil, environ 30 %, Agnès Buzyn, 7%… Et tous les autres ont bu la tasse, autant Cédric Villani que les écolos et La France Insoumise.

Elle regrette d’avoir qualifié le maintien du premier tour des élections municipales de mascarade. Pourquoi regrette-t-elle ? Ça a bien été un désastre.

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Plus grave, elle confie avoir été victime de menace de mort et a été agressée.

Là, malgré le peu d’estime que j’ai pour elle, pas pour la femme que je ne connais pas, mais pour son travail au Ministère peu concluant, pour l’image de son dévouement et même de sa soumission, la voix de son maitre, qui démissionner en pleine crise de Covid pour voler au secours de la REM en panne de candidat à Paris après les déboires de Benjamin Grivaux — une autre histoire à la Vaudeville —, je me dis que, tout de même, c’est cher payé pour la fidélité.

Après… blablabla…, elle regrette — à juste titre — le débat sur la chloroquine qui aurait dû rester au niveau du cercle scientifique et ne pas devenir un remède miracle plébiscité par pétition.

Blablabla… Olivier Véran est exceptionnel …blablabla… commission d’enquête sur les responsabilités de chacun, où j’ai hâte de venir m’exprimer… blablabla

Je ne m’étends pas sur Yves Levy son mari, Président-directeur général de l’Inserm entre 2014 et 2018, conseiller juridique du gouvernement, puis envoyé spécial en RDC au moment de l’épidémie du virus Ebola en 2019 et vu à Wuhan en 2017 avec Cazeneuve, alors Premier ministre, et Marisol Touraine.

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Les Complotistes se saisissent aussitôt de la trouvaille et en avant : le mari fait sortir du virus pour que sa femme privilégie l’INSERM et vende des vaccins avec des puces électroniques achetées à Bill Gates, numéro 1 sur la liste des personnalités à abattre.

Bon, je dévie.

Un Président qui avoue ses (quelques petites) erreurs, une ministre qui ne s’en sort pas si mal, une autre qui part au charbon dans une campagne de tous les dangers à Paris, et un homme, Olivier Véran qui sort du chapeau en plein début de crise sanitaire.

Enfin un homme aux commandes, s’empresseront de dire certains.

Mais d’où il sort celui-là ?

Il est en embuscade, à 40 ans, prêt à l’action.

Élu conseiller régional d’Auvergne-Rhône-Alpes en décembre 2015, puis député de la première circonscription de l’Isère en 2017, il est rapporteur général de la commission des Affaires sociales de 2017 à 2020 à l’Assemblée nationale. Le 16 février 2020, il est nommé ministre des Solidarités et de la Santé en remplacement d’Agnès Buzyn.

Mi-mars, soit 1 mois à peine après son arrivée, une histoire de trafic d’influence sur la vente de masque FFP2 par Tewfik Derbal, son ancien collaborateur à l’Assemblée lui est reprochée…

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Sur tous les fronts, notre ministre de la santé.

Avant-hier, à L’Assemblée, il mouille sa chemise pour faire accepter l’idée de la mise en place de l’application Stopcovid, réclamée par les épidémiologistes et crainte des informaticiens en termes de recueil de données personnelles.

Hier, aux côtés d’Édouard Philippe, lors de la présentation du plan déconfinement 2 :

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Et notre amie Roselyne Bachelot ? Toute cette affaire de la disparition des masques la remplit de rage.

Reconnue personnalité politique la plus populaire, heureuse de tenir son heure de gloire après avoir été lynchée pour sa gestion — qualifiée de calamiteuse à l’époque — de la grippe H1N1, elle explique son ressentiment pour les accusations dont elle a fait l’objet — elle a même été auditionnée par une commission d’enquête parlementaire.

Elle dénonce l’irresponsabilité des différentes politiques de restrictions budgétaires déployées depuis son départ en 2010 où le stock a été détricoté, et la sécurité sanitaire placée sous la dépendance de la Chine, devenue à elle seule l’unique fabricant de masque et d’antibiotique dans le monde.

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Roselyne Bachelot soulève le problème crucial de la délocalisation de nos activités stratégiques.

Comment cette délocalisation a-t-elle pu s’opérer ? Quels en sont les sous bassement ? Les principes ? Les idéologues ? Issue de quels types de choix, de projets, d’idées, de plans ?

Sont-ils seulement économiques ? Seulement la faute à pas de chance ? Le fruit d’une cascade d’évènements malheureux ?

Cette pénurie était-elle prévisible ? Ne l’a-t-on pas vue venir ?

C’est l’idée que j’ai envie d’explorer dans une série que je vais intituler Mascarade, une histoire de la disparition des masques.

Encore un projet ! Encore une histoire !

Allez, vas-y, raconte !

Nicolas Sarkozy et Carla Bruni : et maintenant… le divorce

26 mai.

En rentrant de l’école avec ma fille de CP, lors d’une pause au bureau de tabac pour acheter des bonbons — #encouragement, #éducation positive — je tombe sur une revue people : « Nicolas Sarkozy – Carla Bruni : le divorce difficile ».

Ça y’est donc, ils divorcent.

C’était assez attendu.

Toutes ces voix qui clamaient haut et fort que ce mariage était un coup arrangé pour redorer la face de Sarkozy avaient donc bien raison.

Ma foi, mon côté c’est bien fait pour eux, se réjouit de cette nouvelle. C’est bien fait pour eux !

Ça ferait un beau début de billet, je me dis pendant que ma fille choisit ses bonbons.

Et comme je n’ai pas mon téléphone avec moi, je ne peux pas prendre la couverture en photo.

Qu’est-ce que je fais en rentrant ?

Je cherche sur internet.

Et je trouve… rien du tout.

Ou plutôt si.

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Mais il ne s’agit pas de leur divorce à eux !

Donc si vous lisez ce billet, vous êtes fait avoir comme moi.

Il s’agit du frère de Nicolas, Olivier Sarkozy, qui divorcerait d’une certaine Mary-Kate Olsen.

Maintenant que j’y suis, je ne peux plus reculer : qui est MKO ?

Elle est blonde, a 33 ans, est américaine.

Oui, mais encore ?

Ok.

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On patauge un peu…

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Ça se précise, elle a une sœur jumelle, elle est actrice et créatrice de mode.

Et le grandasse, à côté d’elle, c’est qui ?

C’est Olivier Sarkozy.

Et en fait c’est elle qui est minuscule, 1m57.

Bon, et qu’est-ce qu’il fait dans la vie, Olivier ?

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Il est homme d’affaire.

Franco américain.

Olivier Sarkozy de Nagy-Bocsa.

Il fait 1m90, 33 centimètres de plus que MKO.

Tiens, c’est le demi-frère de Nicolas.

Je clique sur sa sœur Caroline Sarkozy de Nagy-Bocsa.

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Son époux, François Roger Conrad Fournier, son oncle Gedeon Sarkozy de Nagy Bocsa, sa grand-mère, Katalin Toht de Csaford.

Pour y voir plus clair :

Bon, je pourrais continuer comme ça longtemps.

Et quel est le problème avec Louis Sarkozy ?

Il verrait bien une collaboration avec MKO mais ils ne se sont pas rencontrés. Mince. Ça va être compliqué maintenant qu’elle divorce.

Une collaboration de quoi au fait ?

C’est dans les pages du Figaro Madame que je trouve un élément de réponse.

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Louis Sarkozy est un shoes designer !

Et grâce à son diplôme en philosophie et histoire de l’art à l’Université de New-york.

C’est assez vague.

Mais ça explique le nom des mocassins qu’il crée : Curie, TJ, William, Sigmund…

La grande classe. Ça peut ressembler à qui des pompes comme ça ?

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Ça vous tente ?

Je suppose donc que la fameuse collaboration était sur le mocassin philosophique.

Bref.

La recette marche bien.

Tu attires le chaland en lui mettant l’eau à la bouche avec une mauvaise nouvelle juteuse sur un couple connu et tu te retrouves à acheter des mocassins Curie.

La magie mercantile a fonctionné à plein.

La remontée du Nil

Ce matin, je regarde mes mails sur mon téléphone pendant que mon épouse dort. J’ai essayé de m’inscrire sur ma liste de contact pour ma newsletter mais je n’ai pas reçu le mail pour confirmer mon inscription. Bizarre.

Vous êtes arrivé à vous connecter, vous ?

Ça a fonctionné ?

Je me dis que j’ai un peu de temps et que je vais remonter la file de mail pour enlever les trop nombreuses pubs inutiles qui m’envahissent.

Je ne trouve toujours pas mon mail de confirmation – et ça me contrarie. J’ai du mal à mettre en place cette newsletter qui me paraît plus judicieuse et plus intéressante que de passer par FB pour annoncer un nouveau billet.

Mais je découvre plein d’infos intéressantes qui viennent sur-stimuler mon striatum avec décharge massive de dopamine, profusion d’idées de projets et sur-excitation cérébrale.

J’aimerais remonter le cours de ces infos avec vous. Montre-moi ce qui t’intéresse et je t’aiderais à trouver qui tu es, qui tu cherches à être, vers quoi orienter tes énergies !

Un voyage que je vous invite à faire : notez le chemin de toutes les références que vous avez suivi lors de votre dernière sortie ‘surf web’ et cherchez à trouver le lien de ce qui vous a guidé. C’est refaire le chemin numérique qui vous a emmené dans les méandres des algorithmes.

Ça me donne le tournis toutes ces infos, ces podcast, ces articles, ça me donne envie de tout lire, de tout écouter, de tout voir.

En avant pour la Remontée du Nil de mes infos du matin, vers les mots clefs qui stimulent mon striatum.

Ça commence avec FMC 34, un site de formation médicale continue : Mise à jour du 15/05/20 :  Conduite à tenir devant un cas possible d’infection au SARS-CoV-2 (COVID-19) (07/05/2020). Je garde ça pour me tenir au courant sur les différentes formes de signes cliniques des patients potentiellement covid+

#signes cliniques infection covid

La News du Gratin le podacst de Pauline LAIGNEAU, pour qui l’empathie est la clé de la reprise et sa découverte de la cohérence cardiaque, technique de respiration qui permet de réguler et de diminuer les sensations de stress et d’anxiété.

#stress #anxiété

Egora, un site d’info médicale, Hydroxychloroquine contre le Covid-19 : deux nouvelles études négatives ce qui m’interroge sur Didier Raoult — dont je ne sais plus quoi penser mais auquel je ne m’intéresse plus du tout — qui a m’a tant enflammé au début du confinement, qui a tant mis en colère les scientifiques quant à ses méthodes personnelles et qualifié de gourou par ceux qui le fréquentent. Les internes travaillent 58,4 heures par semaine en moyenne qui en dit long sur la manière dont sont considérés les étudiants en médecine, mon cheval de bataille, notamment dans mon roman « Hippo, le journal d’un jeune étudiant en Médecine ». Mes études ont été longues et douloureuses à plus d’un titre et je me demande encore comment j’en suis sorti vivant.

#études médicamenteuses #recherche clinique #étude de médecine

Arte Radio qui titre RETOUR À L’ANORMAL (ARTE Radio depuis le 14 mai), Mon copain royaliste, un podcast de 23 min, mon copain Corentin est royaliste, militaire et d’extrême-droite. On n’a rien en commun sauf nos souvenirs de bringues.

Ça me donne trop envie. J’adore les podcasts d’Arte radio, des films sonores super bien réalisés. Pas besoin d’image ; le son, les voix et l’imagination fonctionnent à plein. Ds ambiances qui m’emmènent au loin.

J’aime aussi les histoires d’amitié au défi du temps qui passe et les chemins qui s’écartent. Que reste-il des amitiés d’enfance ?

#fictions sonores #amitiés d’enfance malmenées par le temps

Victoire Tuaillon raconte tout, Entretien avec Victoire Tuaillon, productrice des podcasts Les couilles sur la table (Binge Audio). Vous connaissez ? Allez écouter l’excellente rencontre avec Virginie Despentes, qui est fondatrice pour moi.

#sexisme #patriarcat #le marché de la bonne meuf #male gaze #female gaze

Et toutes les reflexions sur l’image de la femme dans le cinéma.

Par exemple, je regarde La casa de Papel et je suis interrogatif sur la manière dont sont filmées les femmes : toujours en culotte pour l’otage Monika, Nairobi, la combinaison toujours ouverte, soutient-gorge apparent, Tokyo hyper sexualisée…

Expression du male gaze au cinéma.

Male gaze dont Mektoub My Love : Canto One d’Abdellatif Kechiche est la plus parfaite illustration par la manière de filmer Ophélie Bau.

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illustration du male gaze

http://www.slate.fr/story/177657/cinema-festival-cannes-mektoub-my-love-intermezzo-abdellatif-kechiche-male-gaze

Le male gaze — regard masculin — est un concept théorisé par Laura Mulvey en 1973. En gros, il signifie que le regard dominant dans la pop culture est celui de l’homme blanc hétérosexuel. Dans le cinéma, il donne à voir le regard masculin en terme d’esthétique, de choix de mise en scène et de cadrage : scènes où la caméra descend le long du corps d’une femme et s’arrête sur certaines parties de son anatomie, sans que cela ne serve vraiment l’intrigue. Ce sont ces scènes de cinéma innombrables, et auxquelles on ne fait même plus attention, dans lesquelles les femmes sont objectifiées, présentées principalement comme des objets de désir, ramenées à leur corps, filmées en tenues sexy, alors que les hommes ne le sont jamais –ou presque. Ce sont les James Bond Girls. Ce sont les plans fétichistes de Quentin Tarantino sur les pieds de ses actrices. Ce sont tous ces films et toutes ces scènes qui semblent suggérer que le désir n’appartient qu’aux hommes hétéros.

Je reprends ma Remontée du Nil.

Télérama soirée, les soignants de l’hôpital public : “On a fait face, on ne pourra pas le faire deux fois”. L’hôpital laminé par les plans successifs — je n’ose employer le terme indécent de réforme — où ce qui était impossible hier devient possible aujourd’hui : plus le lit, plus de moyen, moins de paperasse… Tout le monde demande à voir.

#service public #hôpital public

Hollywood et Cannes, où la méfiance des grands studios face au festival de Cannes où les critiques s’en donnent à cœur joie et frisent l’anti-américanisme primaire. Les studios préfèrent alors La Mostra de Venise ou le festival de Toronto.

Le Quotidien du Médecin qui revient sur le Mea Culpa de Macron aux hôpitaux, où j’apprends que le père de notre Président est neurologue à Amiens et son frère radiologue dans une clinique privée en Seine Saint Denis et où il concède une ‘erreur’ dans la conception de son plan Ma santé 2022 et missionne Véran pour un Nouveau plan Hôpital.

On y voit Macron en chemise blanche-cravate en parfais jeune cadre dynamique de la Startup Nation…

#hôpital #plan hôpital #revalorisation service public

Le généraliste titre sur les effets psychiatriques graves induis par la Chloroquine rapportés en Espagne : psychoses, tentatives de suicides et suicides. Réjouissant !

La lettre de France Culture où Scholastique Mukasonga, l’écrivaine franco-rwandaise, une femme qui a échappé au génocide rwandais où 37 membres de sa famille ont péri massacrées, assistante sociale en Normandie, voit dans la crise actuelle du Covid-19 une incitation à tout repenser : notre rapport à la nature, mais aussi à l’autre et à la vie.

Elle parle du terme « ubuntu » qui signifie « je suis parce que nous sommes »

Je clique sur un lien qui mène à une tribune de Jeune Afrique où une cinquantaine de personnalités africaines s’opposent à l’afro-pessimisme annoncé occidental, où les commentaires occidentaux fleurtent avec l’anxiété misérabiliste d’un drame annoncé en Afrique. Ils rappellent le peu de cas de covid19 en Afrique, sans forcément mettre en avant la démographie jeune, l’économie locale, le faible flux de la population africaine. Et si l’Afrique — malgré toutes ses difficultés — s’en sortait mieux ?

Je jette un œil aux invités de la Grande table de la semaine prochaine, programme alléchant : Olivier Assayas, les fictions du réel, …

#écouter des artistes, #Afrique, #repenser nos rapports #géopolitique #histoires d’ailleurs

Les Actualité Vidal : COVID-19 : le mieux se poursuit, mais polémique sur le nombre quotidien de nouveaux cas et quid des soignants atteints ?

#polémique

La  Session de rattrapage de France Culture propose :

À vos masques. Parmi les nouvelles normes de distanciations sociales, le port du masque devient obligatoire dans les transports, les magasins et parfois au travail. Quand on pense qu’il y a six mois encore, forces de l’ordre et gouvernement souhaitaient l’interdire dans l’espace public.

Référence aux gilets jaunes masqués ?

Un copain que j’ai rencontré au Festival de Clermont-Ferrand me propose d’écrire avec lui un court métrage qui reviendrait sur les manifs de gilets jaunes : l’histoire d’un manifestant qui se prépare et celle d’un flic. Les deux histoires vont se croiser, forcément. Ça pourrait être sur le symbole fort du masque, que la police rêvait de faire interdire

#courts métrages #histoires #manif #contestation #changement

Le Monde d’après. Tournons-nous aujourd’hui vers le pays d’où tout est parti : la Chine. La perspective d’une hégémonie chinoise est-elle réaliste ? Le modèle économique et politique du pays est-il suffisamment résilient pour traverser sans heurt la période difficile qui s’annonce ?

Est-ce que les pays totalitaires sont l’avenir de l’humanité ? Tous les scénarios sont possibles ? Est-ce que l’Amérique de Trump est définitivement noyée et hors course — à la lumière des 300 000 000 de doses vaccinales que Trump veut en priorité pour son peuple en promettant un financement illimité aux firmes pharmaceutiques (cf les propos très controversés du PDG de SANOFI, aussitôt démentis par le président du Directoire… mais qui en disent long sur l’intégrité du système).

#la chine #démocratie #totalitarismes #laboratoires pharmaceutiques

« Vive le cinéma ». Le mois de mai est celui du cinéma à Cannes, mais cette année stars et photographes ne fouleront pas le tapis rouge comme de coutume. France Culture propose néanmoins pendant 10 jours une programmation spéciale 7e art. Avec par exemple un entretien avec l’actrice Jeanne Balibar, en première ligne pour sauver la culture.

#Cannes #Festivals #Actrice #Cinéma #Jeanne Balibar #Les Misérables #Flics #Polar

J’aimerais tellement parvenir à finir Synapses 1.0, un polar que j’ai commencé il y a déjà quelques années. J’en suis presque à la fin. Mais quelques détails coincent.

J’aimerais tellement vous le faire lire !

Je termine par les paroles de la violoncelliste Sonia Wieder-Atherton, lauréate du concours de violoncelle Rostropovitch. Elle avait accompagné en musique, le 1er juillet 2018, la cérémonie d’entrée au Panthéon de Simone Veil :

« On entend beaucoup « est-ce que les choses vont changer ? ». Ça, je ne sais pas. Mais ce que je sens, c’est que notre groupe, notre meute, aura peut-être grandi et c’est ça qu’il faut, qu’on soit plus nombreux face à un certain cynisme qui envahit les moments de basculement. Nous sommes dans le clair-obscur d’un basculement. »

#le clair obscur du basculement #jouer avec les mots #le pouvoir de l’association des mots

Voilà un exemple — pas exhaustif — d’un cheminement sur les newsletters de ma file de mail un samedi matin.

Assujettis de quelques mots clefs que je vais m’amuser à reprendre pour voir.

Je retiens, Arte Radio, le podcast de mon copain royaliste, l’afro-pessimisme, relent de colonialisme, Jeanne Balibar que j’adore et le male gaze, que je souhaite absolument combattre.

Vous avez réussi à vous connecter à ma newsletter ?

Revenez vers moi en cas de difficultés

(moi, je n’ai pas réussi à m’inscrire, mais vous êtes déjà plusieurs à avoir réussi !)

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