Catégorie : macrodictatocratie

Quand les actes et les paroles s’entrechoquent, plus rien n’a de sens

17 mai.

Quand les actes et les paroles s’entrechoquent, plus rien n’a de sens

Nous sommes déconfinés depuis bientôt une semaine.

Ma fille de CP est allée 3 jours à l’école cette semaine, elle était vraiment très contente de voir sa maîtresse, mais vraiment très contente. Ambiance décontractée, jeux, cache-cache, balades, mais aussi beaucoup de lecture qui ont mis au jour quelques difficultés que j’avais moi aussi identifiées : inversion des lettres, buttage sur les son ‘fr’, ‘dr’, ‘br’, lecture peu fluide et manque de sens. Des difficultés qu’on avait mis sur le compte des débuts hasardeux de la lecture mais que la maîtresse nous encourage à identifier par un bila orthophonique.

Bon.

On espérait avoir une scolarité normale avec la dernière… on est reparti dans les bilans orthophoniques à la recherche d’une dyslexie, bilan orthoptiste et compagnie. Jamais 3 sans 4 ! Courage !

Mon fils de 5è rentre au collège lundi, il est le seul de ses copains. Dur dur pour lui.

Message de sa part ce matin au réveil : « j’ai fait une insomnie cette nuit, ne me réveillez pas ce matin pour que je sois en forme au collège demain. » J’hésite à contacter ma cousine de Singapour pour savoir jusqu’à quelle heure son fils a joué avec le mien cette nuit mais non, allez, je lui laisse le bénéfice du doute.

Tous ses copains se retrouvent lundi pour une sortie.

Alors quoi ? Les parents les laissent sortir entre eux mais ne les mettent pas à l’école ?

Quand les actes et les paroles s’entrechoquent, plus rien n’a de sens.

J’ai lu un message qui reprend ce thème ce matin sur Facebook.

Isa Kichante : Les régimes totalitaires prennent un pouvoir “total” sur les individus en les arrosant d’informations contradictoires, jusqu’à ce qu’ils n’aient plus aucun moyen de savoir où se trouve la vérité.

https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=10163468559010384&id=715115383

Quand Emmanuel Macron annonce le déconfinement pour le 11 mai, Edouard Philippe le contredit aussitôt en disant que le déconfinement se fera par zones, quand Edouard Philippe annonce des ‘risques sérieux de 2è vague’, Didier Raoult ricane en balayant une seconde vague du plat de la main, quand Raoult crie au complot contre la non utilisation de l’hydrochloroquine, les études scientifiques démontrent son inaction, voire ses dangers psychiatriques, quand le Président du conseil scientifique annonce que les personnes fragiles de plus de 75 ans resteront confinées, le ministre de l’intérieur Castaner affirme le contraire, les plages resteront fermées jusqu’au premier juin, mais toutes sont accessibles ce week-end, les bars et restaurants resteront fermés tout l’été mais ouvriront le 2 juin,  il ne sera peut-être pas possible de quitter sa région cet été mais Edouard Philippe nous incite fortement à réserver nos locations estivales.

Vous n’y comprenez plus rien ? Moi non plus.

Plus vous lisez et plus les choses se brouillent ?

Lorsque, en tant que citoyen “de base”, vous vous faites ainsi ballotter par des informations contradictoires, sans aucun moyen de savoir qui dit vrai, c’est le signe que vous êtes en danger, selon la philosophe Hannah Arendt, rescapée du nazisme et spécialiste des systèmes totalitaires.

Sous Hitler et Staline, pour ajouter encore à la confusion, les Autorités ne parlaient plus d’une seule voix, mais au contraire via une foule de porte-paroles, dont il était impossible de savoir lequel portait la “véritable” parole de l’Etat.
Il est donc possiblement normal que nous nous sentions ballotés, retournés, perdus et que nos pensées finissent par s’embrouiller à un tel point que nous baissions les bras.

Si, à la fin, vous avez mal à la tête, et envie de sortir vous promener pour penser/parler d’ autre chose, dites-vous que c’est exactement l’effet recherché par les Autorités des pays totalitaires lorsqu’ils assomment leurs citoyens sous un déluge d’informations, contre-informations, ré-informations : obtenir que les réseaux de résistance se divisent.
Que les citoyens se découragent.
Que la critique devienne impossible.
Que l’action, la réaction, la révolte, perdent leur sens.
Comme il n’y a plus de vérité, il n’y a plus de réalité. Vous avez l’impression de vous battre contre des moulins qui tournent dans tous les sens. Vous comprenez que lire, parler, réfléchir, n’a plus aucun sens car on peut penser tout et son contraire, selon les sources que l’on
choisit, et qui évoluent elles-mêmes en permanence.

Et, avec un tel peuple, vous pouvez faire ce que vous voulez.
Ce n’est ni de l’incompétence, ni de l’amateurisme. Les puissants savent bien ce qu’ils font, soyez en certains.

OK.

Mais si on y ajoute cette loi  de Laetitia Avia « contre la haine » sur les réseaux numériques, désormais loi « antiterroriste ».

La police aura désormais la possibilité de supprimer n’importe quel contenu sur internet en une heure ! Et « c’est la police qui décidera des critères pour censurer un site (en droit, la notion de « terrorisme » est suffisamment large pour lui donner un large pouvoir discrétionnaire, par exemple contre des manifestants) ; c’est la police qui jugera si un site doit être censuré ; c’est la police qui exécutera la sanction contre le site. Le juge est entièrement absent de toute la chaîne qui mène à la censure du site. » L’association La Quadrature du Net s’alarme contre ces attaques liberticides inédites.

Qu’est-ce qu’on peut penser ?

Que l’étau se referme ?

Que les nuages noirs et bruns s’accumulent à l’horizon ?

Tous surveillés – 7 milliards de suspects sur Arte. On y apprend que la ville de Nice, depuis les attentats du 14 juillet, expérimente un logiciel de reconnaissance faciale de conception israélienne — les plus forts en surveillance — alors que ce type de surveillance est interdite en France. Jugé peu efficace contre le terrorisme, il est en revanche extrêmement efficace contre toute manifestation, réunion, dégradation, délinquance.

https://www.arte.tv/fr/videos/083310-000-A/tous-surveilles-7-milliards-de-suspects/

Et enfin, je lis dans Le Monde de ce matin la montée en puissance du hashtag #guillotine2020, arrivé des Etats-Unis et qui pointe toutes les stars qui nous donnent des bonnes leçons de morales sur le confinement, confinés dans leurs résidences de luxe. En France, le hashtag se serait abattu en premier sur Thierry Lhermitte, président de la Fondation pour la Recherche Médicale, lors d’une campagne en faveur des dons. En arrière plan, 3 gros dossiers estampillés Lazard, BRED et Neuflize, les gros bonnets de la finance et champions de l’évasion fiscale. Retour de flamme immédiat : Thierry Lhermitte guillotiné !

Idem pour toute une brochette : Léa Salamé, Eric Zemmour, Robert Namias, Pascal Praud, Raphaël Enthoven…

La colère gronde, les gens descendent dans les rues, des têtes roulent dans la poussière…

Qui va gagner ?

Le peuple ou les puissants ?

Qui va faire les bons choix ?

– Chut, Papa fait de la politique!

 28 Avril, J-14 avant le 11 mai, jour de présentation du projet de loi de déconfinement du gouvernement qui sera voté sans discussion, bienvenue dans un monde meilleur, ou STOPCIVD pourrait s’appeler ROBERT — ça ne s’invente pas ! — « Robert, dégage, tu vas pas m’la faire à l’envers ! », il n’y a que les geek qui vont s’éclater à installer la nouvelle appli sur leur smartphone.

15h, l’heure où nous risquons le grand basculement dans la science fiction.

L’heure où tout est encore possible.

Quelques réflexions issue des médias de ce matin :

Tout d’abord ce message adressé par le site de France Inter ce matin sur mon smartphone :

« 62% des Français disent ne pas faire confiance au gouvernement pour réussir le déconfinement, selon le baromètre mensuel Odoxa-CGI pour France Inter, la Presse régionale et l’Express. Édouard Philippe doit présenter mardi après-midi son plan pour « l’après 11 mai ».

Emmanuel Macron et Edouard Philippe en réunion avec le ministre de la Santé Olivier Veran, le 24 avril à l’Élysée. © AFP / Ludovic Marin

C’est le discours de la semaine, sans doute aussi le discours du quinquennat pour Édouard Philippe. Mardi, le Premier ministre doit présenter le plan pour la fin progressive du confinement, à partir du 11 mai. Il présentera sa feuille de route à 15 heures devant les députés, à l’Assemblée nationale. Comment les Français vont-ils recevoir les mesures prises par l’exécutif ? C’est la grande inconnue.  

En revanche, une certitude, Édouard Philippe devra convaincre. Car pour l’instant, 62 % des Français disent ne pas faire confiance au gouvernement pour réussir ce déconfinement, selon le baromètre mensuel Odoxa-CGI pour France Inter, la Presse régionale et l’Express. »

62% qui n’ont pas confiance, ça fait beaucoup.

L’affaire des mensonges autour du manque de masques y a compté pour beaucoup.

Vous leur faites confiance ?

Moi non.

J’observe, je reste vigilant.

On ne sera pas informé des raisons réelles qui ont pointé le 11 mai comme la date du début d’un éventuel déconfinement.

—                    Il faut bien se déconfiner un jour !

Oui, bien entendu. Mais pourquoi contre l’avis du Conseil scientifique qui ne pense pas que toutes les mesures nécessaires — repos des soignants, libération des lits de réanimation, reconstitutions des stocks de protection, médicaments —  puissent être mises en place avant mi-mai. Pourquoi pas alors le 18 mai ?

On n’est plus à une semaine près.

—                    Parce que c’est moi qui commande, merde !

OK.

J’observe.

France Inter hier soir, Boris Cyrulnik :

L’après confinement selon Boris Cyrulnik : « on aura le choix entre vivre mieux ou subir une dictature »

« On a oublié qu’on appartenait au monde vivant : on partage la planète avec les animaux. Si on enferme les animaux, si on fait de la surpopulation dans les élevages, on crée les conditions de fabrication de virus. Ensuite les avions et les autres moyens de transport font le reste. Bref, si on massacre le monde vivant, on partira avec lui. »

Dans le monde d’après, on aura le choix entre vivre mieux ou subir une dictature  – qu’elle soit politique, religieuse, financière ou liée à l’hyper-consommation. 

L’après catastrophe peut être bénéfique. Au Moyen-Âge, des commerçants ont apporté le bacille de la peste. En deux ans, il a tué un Européen sur deux. Avant 1348, les aristocrates qui possédaient des terres vendaient ou achetaient des serfs.  Après l’épidémie, en raison de la pénurie de main d’œuvre, ils ont dû mieux traiter les paysans et le servage a disparu en deux ans.

Mais l’après catastrophe peut aussi avoir des effets maléfiques. Parce que l’Allemagne avait été humiliée en 1918 par le traité de Versailles, les Allemands ne pouvaient pas se reconstruire. Est arrivé un pseudo sauveur… Et en 1933, il a été élu, ce qui a provoqué une catastrophe mondiale.

Là, on aura le choix de vivre solidairement, d’une autre manière : en redonnant la parole à beaucoup de ceux que l’on redécouvre maintenant, les aides-soignantes, les infirmières, les facteurs, les éboueurs. 

Si on ne le fait pas, il y aura des candidats dictateurs. »

Voilà qui donne le moral, un peu d’espoir mais avec une pression de dingue !

Les dictateurs de tout poil se mettent en rang de marche partout sur la planète — Hongrie, Turquie, Chine — les régime se durcissent à l’extrême — USA, Israël, Brésil, Pologne, et ça fout les jetons, je vous assure.

J’espère encore que notre président va se montrer digne de l’esprit républicain français.

Toujours sur France Inter, Thomas PICKETTY :

« Oui, il faut rétablir l’Impôt sur la fortune. » Pour se relever de la crise économique, Thomas Piketty estime qu’il faut surtout « que les revenus de ceux qui vont consommer ne s’effondrent pas ». « Je ne vois pas les Français comprendre qu’on finance des cadeaux fiscaux qui dépassent cinq milliards d’euros par an, les maintenir alors qu’on dit qu’il faut réinvestir dans les services publics, ça me paraît incompréhensible », a-t-il estimé, invité lundi matin de France Inter. « L’économie ne fonctionne pas avec des super milliardaires mais avec des petits, de petites entreprises. On parle de personnes à qui on a fait payer toujours plus de TVA, de CSG. Il faut rétablir l’ISF, avec un rendement beaucoup plus important, qui pourrait rapporter 10 milliards par an. »

« Oui, il faut taxer les hauts patrimoines privés. » Si la crise sanitaire est inédite, l’Histoire peut nous éclairer sur le plan économique juge Thomas Piketty. « Il y a beaucoup de leçons historiques. La bonne nouvelle, c’est qu’il y a différentes façons de s’en sortir. Après la Seconde guerre mondiale, de nombreux pays notamment l’Allemagne et le Japon, ont mis en place des systèmes d’imposition sur les plus hauts patrimoines privés, jusqu’à 80-90% de ponction. Ça a pu réduire très vite l’endettement public, qui était encore plus élevé que ce qu’on l’est aujourd’hui. (…) Il ne faut pas faire exactement la même chose mais reprendre ces leçons de l’histoire », a estimé l’économiste.

Dans ce contexte, comment imaginer que des millions que le gouvernement va regarder se noyer des millions de petites entreprises tandis qu’on renfloue à coup de milliards les entreprises du secteur aériens et automobiles.

Réponse dans quelques heures…

Macrodictatocratie -1

27 avril, J-15 avant le 11 mai, date arbitraire décidée par notre président sur des bases incertaines, il n’y a que les crédules qui imaginent que les intérêts de la population priment.

Nous nous réveillons, mon épouse et moi avec un sentiment étrange et nauséeux.

Un article dans Le Monde de ce matin titre : «  Coronavirus : le plan de déconfinement dévoilé mardi, la méthode de Macron et Philippe critiquée

Matignon a bousculé le programme parlementaire. Il n’y aura finalement pas de débat sur le traçage numérique, mais un seul vote à l’Assemblée nationale mardi sur la stratégie globale du gouvernement présentée le même jour. »

https://www.lemonde.fr/politique/article/2020/04/27/coronavirus-le-plan-de-deconfinement-devoile-mardi-la-methode-de-macron-et-philippe-critiquee_6037838_823448.html

Comment ça il n’y aura pas de débat ?

Le gouvernement, 15 jours après l’annonce du chef, présente son plan de déconfinement demain, mardi 28 avril à l’Assemblée  Nationale.

Était prévu initialement la présentation le 28 avril, débat et vote le 5 mai.

Est maintenant annoncé : présentation du plan et vote dans la foulée.

Le temps du débat a disparu.

Motif : l’urgence de la situation.

Rappel : qui a fixé la date du 11 mai ?

Il n’y a pas d’autre urgence que de respecter la date décidée par le chef.

Il n’y a pas d’autre urgence que de reprendre au plus vite – tant pis si c’est la pagaille – les affaires.

Au mépris des règles élémentaires de ce qui reste de notre démocratie.

Je vous renvoie donc la question : sommes-nous encore en démocratie ?

Et comme « le plan de déconfinement est lié à l’application STOPCOVID, les deux font partie du même pack ».

Donc seront soumis au vote sans le temps de débat demain à l’assemblée le plan et l’application.

On croit rêver.

On se réveille en dictatocratie.

« L’exécutif sait qu’il joue gros. Après les polémiques sur le manque de masques et de tests, le gouvernement n’a pas d’autre choix que de réussir le déconfinement s’il veut garder la confiance d’une majorité de Français. Mais il est d’ores et déjà sous pression : dans une note publiée samedi soir, le conseil scientifique chargé d’éclairer le gouvernement prend acte de la « décision politique » de réouverture des établissements scolaires à partir du 11 mai, mais se dit favorable à leur fermeture jusqu’en septembre. »

Ça, on l’a bien compris.

En zappant une nouvelle fois le débat, il joue gros aussi.

Après le 49-3 bazardant la réforme des retraites juste avant le confinement, «  pour avoir les coudées franches et ne se consacrer qu’à la crise sanitaire »

Sic

« Un changement de programme mal vécu dans les rangs de l’opposition, mais aussi de la majorité, où l’on accuse Matignon d’avoir privé les députés d’un débat et d’un vote sur le traçage, de peur de mettre en lumière les divisions au sein du groupe LRM. « Ce temps démocratique est annulé. Ceux qui souhaitaient marquer leurs oppositions sur ce sujet (et non sur la stratégie globale de déconfinement) ne pourront pas le faire. C’est une aberration et un véritable biais démocratique », regrette le député des Deux-Sèvres (LRM) Guillaume Chiche. « Cela ne correspond pas, au regard des enjeux, à un niveau de démocratie parlementaire suffisant », abonde son collègue Aurélien Taché (Val-d’Oise). Un épisode, qui « va laisser des traces durables » en interne, estime un poids lourd du groupe majoritaire.

Depuis plusieurs semaines, ce projet de l’exécutif rencontre l’opposition d’une partie des élus macronistes, qui craignent une atteinte aux libertés individuelles. Selon les projections, une cinquantaine d’entre eux auraient pu voter non, ou s’abstenir, mardi… Matignon n’a pas voulu prendre le risque d’afficher une image de désunion de la majorité en temps de crise. Voire d’encaisser un vote négatif, même si le scénario paraissait peu probable. »

« Silence exigé dans les rangs LRM ! (…) Ainsi va la démocratie au temps du macronisme ! », a ironisé le patron du Parti socialiste, Olivier Faure. « Changer le sujet du vote moins de trois jours avant le débat, c’est un bon coup politique, mais un mauvais coup pour la démocratie », s’indigne le député du Maine-et-Loire (ex-LRM) Matthieu Orphelin. »

« Dans un courrier adressé à Richard Ferrand, la députée LRM Martine Wonner (Bas-Rhin) s’indigne que le législateur soit appelé à voter un plan qu’il « découvrira que quelques minutes avant le vote ».

Pour se justifier de regrouper le plan et STOPCOVID :

« Au sein de l’exécutif, on se défend d’avoir voulu piéger les élus de la majorité. « L’intelligence d’un plan doit être regardée dans son ensemble. Il nous a semblé plus respectueux du Parlement de débattre de l’ensemble du puzzle plutôt que d’une seule de ses pièces », justifie-t-on à Matignon. Même chose pour le délai serré auquel

Je suis consterné.

STOPCOVID sera/serait capable d’entrer en contact avec tous les téléphones croisés et équipés de l’application par BLUETOOTH. Il n’y aura pas de géolocalisation. Mais STOPCOVID transmettra toutes les infos sur les personnes que vous avez rencontré sur les 15 derniers jours.

Ce matin, on parle de DASSAULT SYSTÈMES et CAPGEMINI comme partenaires, un fabriquant d’armements ultra-sophistiqués connu pour sa déontologie et sa parfaite intégrité et une société de services informatiques cotée 12.5 milliard d’euros au CAC 40 et qui a délocalisée la moitié de ses 200 000 employés en Inde. Ça donne confiance.

Et il faut qu’Apple ( IPhones ) et Google ( Androïdes ) s’entendent à une compatibilité.

Que dit la CNIL ?

Application StopCovid : la CNIL appelle le gouvernement « à une grande prudence »

Dans son avis, la Commission nationale de l’informatique et des libertés donne un satisfecit au gouvernement tout en pointant les « risques » liés à ce projet d’application.

https://www.lemonde.fr/pixels/article/2020/04/26/stopcovid-etre-prets-le-11-mai-sera-un-defi-selon-cedric-o_6037789_4408996.html

La CNIL donne un satisfecit global au projet du gouvernement, tout en soulignant les garanties qu’il attend en matière de protection des données.

OK.

On avance prudemment.

Et là, clou du spectacle, je tombe sur la chronique de Dominique SEU sur France Inter.

Je reste bouche bée, les bras me tombent.

Dominique SEU fait du Dominique SEU, bien entendu.

Mais il force.

Je vous la fais courte et de mémoire, les puristes pourront aller perdre leur temps à réécouter ce vendu.

Alors bien entendu, cette application va mettre en lien le fleuron de la technologie française, dont Dassault systèmes et Capgemini – déjà cités – mais aussi Orange.

Sauf que ces vilains allemands viennent de convier Apple et Google sans rien demander aux autres ! Ça ne se fait pas ! — Ducon, comment tu fais pour la compatibilité IOS et Androïd ?

D’un côté, il y a les contres, — les vilains —, qui sont tout le temps contre. Et de l’autre, les pours, — les gentils — qui s’inscrivent dans la lutte contre l’épidémie, qui sont ouverts au progrès, qui évite de faire le traçage à la main à de pauvres employés, la langue tirée avec leur crayon et leur gomme.

Ceux qui disent amen à tout, sans se laisser le temps de réfléchir.

Pour conclure par un magnifique : « Je ne vois pas ce qui pourrait empêcher les Français d’applaudir à la mise en place d’une telle application ».

Ou quelque chose dans le même genre.

Désolé, je suis un méchant, adepte de l’obscurantisme, prônant le retour à la l’âge de pierre et à la bougie, complotiste, qui voit toujours le mal partout, malveillant, parano, gauchiste, pire, communiste.

Mais ça, vous le savez déjà.

Laissez-moi juste vous dire qu’en Chine, les données recueillies par leur STOPCOVID sont partagées avec la Police.

Que l’application est devenue obligatoire en Italie.

Qu’à Hong-kong, les malades portent un badge.

Qu’à Singapour une telle application fonctionne déjà.

Qu’en Corée du Sud, les infos peuvent être partagées avec des tiers.

Et qu’en Israël, c’est l’armée et la sécurité nationale qui surveillent via une application concoctée par une entreprise ultra-spécialisée en surveillance de population.

Bref, chacun fait ce qu’il veut, en fonction de son état de droit.

Mais soyez bien conscient que tout est possible.

Et que rien n’est impossible.

Sur ce, je vous laisse, je vais réveiller les monstres, on est lundi, reprise de l’école à la maison.

Au programme, anglais, physique-chimie, anglais, français et deux travaux de technologie pour mon fils de 15 ans, il est briffé, ça à l’air de rouler.

En revanche, plus compliqué sur le front des 13 ans, avec espagnol, math, français et histoire géo, je sens que ça coince, sans même avoir commencé.

On entre dans le concret.

Vivement une application PENDANTLECONFINEMENTJAPPRENDSENCHANTANT