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Avez-vous entendu parler de sugar daddy ?

J’ai découvert ce terme il y a quelques années, entendu des témoignages de jeunes filles qui expliquaient pourquoi elles avaient recours à ce type de relation. Cette notion m’a intriguée. Qu’est exactement un sugar-daddy ? Et une sugar-baby. Que recèle cette appellation aux dénotations vaguement douçâtres et incestueuses ? Pourquoi certaines jeunes filles se laissent tenter par cette formule ?

En voici la définition de wikipédia :

« Le terme « sugar daddy » (« papa gâteau ») est un anglicisme argotique utilisé pour désigner une relation dans laquelle un homme offre de l’argent et/ou des biens à une personne bien plus jeune que lui.

Celle-ci est parfois désignée par l’expression « sugar baby », en échange de services en nature (relations sexuelles, notamment). Ces relations peuvent aussi fonctionner avec une femme plus âgée payant un jeune homme : on parle alors de « sugar mommy » et de « sugar boy » (gigolo). Ces relations peuvent aussi être des relations homosexuelles dans le cas d’un homme ou d’une femme âgés payant respectivement un jeune homme ou une jeune femme pour des actes d’escort ou de prostitution.

Un ou une sugar baby est généralement définie comme une jeune femme ou un jeune homme séduisant et ambitieux. Typiquement étudiant, il ou elle recherche un confort de vie et apprécie les voyages et cadeaux en tous genres, offrant sa compagnie en échange (et souvent plus).

https://fr.wikipedia.org/wiki/Sugar_daddy »

Malgré ce nom sucré ce cache un phénomène clairement assimilé à de la prostitution.

Partenariat Daddy-baby

Un homme d’un certain âge, célibataire ou non, s’ennuyant ou pas, en général assez riche, cadre supérieur, directeur, à la retraite ou pas, loue les services d’une femme (beaucoup) plus jeune que lui et lui propose de lui tenir compagnie, de l’accompagner dans ses déplacements ou en week-end ou simplement au restaurant. En échange, l’homme finance les activités de sa sugar baby : études, appartement, loisirs, sports, vie quotidienne. Cette relation s’installe dans la durée, à l’inverse des services d’une prostituée, tel un partenariat entre le daddy et la baby.

Daddy – baby. Deux termes qui décrivent une relation filiale, deux termes plutôt malsains, non ?

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« On y trouve simplement une plus grande proportion d’hommes âgés et on y lit plus souvent les mots «intime», «gâter», «généreux» et «discret». »

« Notre société encourage les femmes à devenir des expertes du travail affectif. Nous écoutons, compatissons, validons, nous nous inquiétons. Nous nous rappelons des événements de la vie, des points tournants. Nous sommes généreuses de notre temps et de notre corps. Soyons bien clairs : j’aime ces petits moments de bonheur que j’offre à mes amies, à ma famille. Mais mêmes les étrangers croient que nous leur devons des sourires. Et je me dis que si je dois travailler ainsi pour ces hommes inconnus… pourquoi ne pas le faire en étant rémunérée. »

https://quebec.huffingtonpost.ca/bellesa/je-suis-une-sugar-baby-et-voici-comment-j-ai-trouve-mon-sugar-daddy_a_23299694/

Hey les étudiant(e)s, romantique, passion et pas de prêt étudiant

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« Mais de quel genre de rencontre s’agit-il en vérité entre ces « sugar daddy » et ces « sugar baby »? Célia est l’une d’entre elles. Du haut de ses 20 ans, cette étudiante en marketing à Paris assume « vendre [son] temps libre, voire [son] corps ». « Les clients cherchent avant tout une compagnie, explique-t-elle à L’Express. On peut me solliciter pour une sortie au musée, au restaurant ou au cinéma. Un rapport sexuel peut suivre, mais ce n’est pas le seul motif du rendez-vous. » Pour elle, ces « prestations » servent avant tout à « payer les factures ». »

Célia dit « trier » ses clients sur le volet. « Uniquement des gens aisés. Directeur de sociétés, cadres… Essentiellement des cinquantenaires, souvent mariés », détaille-t-elle. Et la relation est souvent suivie sur le long terme, « pour pouvoir prévoir à l’avance les entrées d’argent ». 

Un job dégradant et dangereux

En cause, un certain « sentiment de domination », d’après Charline, 22 ans. Etudiante en communication à Rouen, elle finance « ses études et son mode de vie » grâce aux rencontres qu’elle fait sur un site de sugar dating. « Les clients savent que l’on subit notre situation, que l’on est avec eux par nécessité et pas par envie, déclare-t-elle à L’Express. Alors parfois certains en profitent pour nous faire des demandes dégradantes qu’ils ne feraient pas dans une autre situation. » 

Dans un an, elle aura terminé ses études. Un moment qu’elle attend avec impatience. « J’ai choisi cette option pour payer mon appartement, par nécessité. Mais je ne le souhaite à personne », s’exclame-t-elle.  

Quand on l’interroge sur les slogans inscrits sur le camion publicitaire, elle hausse la voix: « ils veulent montrer ça comme quelque chose de fun. Ils sont dans leur rôle, ils vendent leur business. Le problème c’est que ce n’est pas un job comme un autre. C’est dégradant et dangereux. » 

https://www.lexpress.fr/actualite/societe/peur-argent-chantage-je-ne-souhaite-a-personne-d-etre-sugar-baby_1955362.html

Noir Colère

Dans mon roman Noir Colère, j’ai souhaité explorer de nombreuses notions de société et confronter les personnages de l’histoire à ces situations. La prostitution, même déguisée sous la forme d’un « partenariat » avec un homme plus âgé et qui « finance » les études ou les projets d’une femme plus jeune est l’une de ces situations. Par le biais des sugar daddy, s’offre la possibilité d’accéder à une autonomie et à une place sociale, de gagner de l’argent ou de sortir de son quotidien, de sa zone de confort, de ses complexes.

Quel est le personnage qui a recours aux sugar daddy ? Qui est un sugar baby ? Et pourquoi ?

ou

https://www.librinova.com/librairie/matthieu-deshayes/noir-colere

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