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Étiquette : chasse

Un bon chasseur…

Un bon chasseur…

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Bon, pour celui-ci, c’est raté !

Il est vivant.

Mais ça aurait pu !

Belle décharge de plomb au niveau thoracique.

Il se présente aux urgences pour malaise.

Et comme dit le cardiologue : « Avec une radio comme ça, il a forcément un gros foie. »

Traduisez « Il picole »

Et comme il picole, il est cardiovasculaire. Et il fait des malaises.

Et c’est comme ça qu’arrivent ce genre de faits divers…

Alcool ou malaises ? Les deux ?

De la prison, enfin !

Ce genre d’accident est trop souvent impuni.

De la prison ?

Non, du sursis.

C’est bien ce que je disais… trop souvent/chaque fois impunis.

Comment c’est possible ?

Tu te balades dans la campagne, tu prends une balle, tu crèves et l’autre s’en tire.

Tu te balades en forêt avec un fusils, tu crois voir un cerf, tu tues une femme, t’es probablement bourré mais c’est pas grave, tu ne risque rien. Alors ? Alors rien ? Tu recommences. Pourquoi tu te gérerais ?

Heureusement, il y en a un qui nous fait marrer, histoire de détendre l’atmosphère !

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Où ça un con?

Un bon chasseur et une femme morte ?

Non, c’est pas ça.

Un bon chasseur est un chasseur mort !

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Bon c’est pas le tout, j’ai une balade à finir!

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Comment le LOUP, doté d’une grande capacité d’adaptation vole au secours de la flore et de la faune ?

Tout d’abord, je souhaitais vous présenter une BD — parue dans TOPO, l’actu dessinée pour les moins de 20 ans (et les autres), num de sept.oct 2020 — qui m’a fort interpelée. L’introduction du loup comme prédateur d’animaux qui n’en ont plus, cervidés et sangliers chez nous, wapiti et coyotes aux Amériques serait non seulement un retour à l’équilibre pour les populations de grands animaux mais aussi un facteur de création de biodiversité dans la faune.

Très intéressant.

Le deuxième texte est issu d’un site que j’aime beaucoup, La relève et la peste, et traite du même sujet ! comment l’introduction d’un prédateur est source d’équilibre et de régénération de la flore. La réintroduction du loup comme prédateur vient donc directement en conflit avec l’activité des chasseurs, actuellement seuls garants du contrôle des cervidés et sangliers.

Autre que la chasse est dangereuse, imbécile, criminelle, elle n’est pas la réponse à la prolifération d’animaux comme certains aimeraient nous le faire croire. La chasse reste tournées vers les seuls intérêts des chasseurs.

A l’inverse, les associations de protection des animaux, comme cette étude scientifique, militent pour favoriser le retour des prédateurs naturels grâce à la mise en place de continuités écologiques entre les territoires, et surtout « une réforme majeure et en profondeur du monde de la chasse en France, dont la gestion de la faune sauvage est tout entière tournée, non pas vers la nature, mais vers les seuls intérêts des chasseurs qui, en se targuant d’être les « premiers écolos de France », sont en réalité davantage des ennemis de la biodiversité » comme le dénonce l’ASPAS.

Je ne peux pas m’empêcher de finir par un réquisitoire contre la chasse, que les chasseurs ne m’en, tiennent pas rigueur et que les autres peuvent sauter si ils pensent — probablement à juste titre — que cette lecture à charge desserve mon propos.

OK ?

On y va pour la BD :

POURQUOI A-T-ON DÉCIDÉ DE PROTÉGER LE LOUP EN FRANCE ?

— P54-64 —

Camille Belsoeur et Emmanuel Moynot

«  Si on enlève une pièce d’un avion, il continue de voler. Si on enlève plusieurs, c’est le crash. »

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L’article de La peste et la relève

En voici quelques extraits :

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Et enfin la charge — facultative, vous l’avez compris — contre la chasse :

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Vous avez vu le monde que vous nous laissez ?

4 juin

—           Déjà qu’on n’a pas d’avenir avec toutes vos conneries…

Discussion hier dans le jardin avec ma fille de presque 17 ans.

À propos du travail qu’elle doit fournir pour le lycée, même si son conseil de classe est passé, même si le bac français et les E3C sont totalement annulés.

Elle est déprimée parce qu’on vient de faire 2 heures de ménage tous ensemble dans la maison.

—           Qu’est-ce que tu veux dire par « toutes nos conneries » ? Notre mode de vie à l’origine du dérèglement climatique ?

—           Bien sûr, vous avez vu ce que vous nous laissez ?

—           Je suis bien conscient de l’état du monde.

—           Et qu’est-ce que tu fais ?

Rien. À part pousser des gueulantes, m’insurger et écrire. Rien.

—           On n’a pas d’avenir, alors laisse-moi tranquille avec tous tes devoirs.

Plusieurs choses : ma fille est crevée, elle dort peu, raison de son coup de calcaire. Le dérèglement climatique a bon dos, prétexte un peu facile pour se laisser aller. Il me semble qu’à 17 ans, j’étais déjà très politisé et qu’au lycée, on était agité de grands idéaux et qu’on était prêt à se battre.

Je vois un profond défaitisme.

Ma fille est écœurée par les violences policières et leur impunité, par les violences faites aux femmes et leur impunité. La planète ? Elle s’en sortira très bien quand les humains auront disparu.

C’est vrai que je ne fais pas grand-chose. J’utilise toujours autant ma voiture — notamment pour trimballer ma fille par ci et par là. Je me contente souvent de râler, mais sans beaucoup d’effet derrière.

J’essaie d’expliquer aux enfants que les temps d’abondance sont derrière nous. Réaction immédiate : pas question ! Ce n’est pas à eux de payer pour notre inconscience. Et tant pis si ce sont d’autres enfants qui travaillent dans les mines pour leurs smartphones, PlayStation, et ordinateurs. Et tant pis si des gens meurent et sont déplacés pour les terres rares, l’extraction de gaz et de pétrole, la déforestation. Ce n’est pas leur monde, mais celui qu’on leur a laissé.

—           Pourquoi vous continuez à vous retrouver au Mc Donald ? je demande à ma fille de presque 17 ans.

—           Je sais, c’est pas terrible… mais c’est pas cher.

C’est vrai.

—           Mais pourquoi vous n’achetez pas du pain et du jambon pour aller pique-niquer dans le parc ? Pourquoi vous vous entassez dans les centres commerciaux ? Pourquoi vous êtes toujours en train de bouffer ?

—           Papa, arrête avec ça…

Tout ça pour vous dire que plusieurs choses me choquent ce matin en lisant les nouvelles du monde.

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Voilà, on applaudi à 20h, on tremble parce qu’on n’a pas de masque ni de gel, on supplie pour en avoir, des gens s’organisent, ce sont des héros et on les jette à peine le soleil revenu.

Ce n’est pas supportable.

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Les mêmes… Qu’est-ce qui se passe dans leur tête. Quand il n’y aura plus rien…

L’argent gère leur vie, mais avec quel argent vont-ils acheter une autre planète ?

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La messe est dite.

On mutualise les pertes, on privatise les profits. C’est bien connu.

Et ce sont les citoyens qui paient, avec leurs impôts, les surprofits qui viennent détruire le tissu social et massacrer l’environnement.

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La solution ? Travailler plus et baisser les salaires.

C’est exactement l’inverse de tout ce qui a été dit pendant le confinement.

L’inverse de tout ce que j’ai pu lire pendant ce moment particulier.

Nous sortons de ce confinement encore plus étriqués et oppressés que jamais.

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Dès qu’il y a de l’argent, les vautours rodent… Il faut s’en débarrasser !

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Ceux qui ne perdent rien pour attendre, les gros fils de putes, toujours prêts à sortir leurs fusils. Et pourquoi on avancerait la date d’ouverture ? Pour qu’ils se dégourdissent les jambes, ces fumiers ?

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No comment

La nature humaine est résumée par cette photo et cette phrase : des masques chirurgicaux jetés à même le sol alors qu’il y a quelques semaines, la France en manquait cruellement.

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La solution ?

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L’abondance génère une dépendance.

L’accroissement de la consommation entraine une iniquité sociale et une forme d’assujettissement de l’homme par l’homme.

Et l’école est le modèle qui fabrique des bons sujets normés à s’insérer dans cette société dépendante de la croissance.

Avec ça, nous voilà bien !

Bon appétit.

Ça va redonner le moral à a fille de presque 17 ans qui va se mettre au travail aussitôt !

Quelques questions réflexions pour dépasser le stade émotionnel de la colère :

Que sommes-nous réellement prêts à faire pour que les choses ne s’enveniment pas ?

Liste des choses dont nous sommes prêts à nous séparer aujourd’hui :

1-

2-

3-

Comment replacer l’humain, le citoyen au milieu de la société et en bannir — pas l’argent, qui est un moyen commode de vivre et de commercer — le profit ?

Comment redonner le goût de l’effort à nos ados ? Leur montrer que le travail qu’ils font est pour eux, pas contre eux. Que travailler est la base de l’activité humaine, source de réjouissance, de gratification, de satisfaction, de développement, d’évolution, bien plus que l’oisiveté naïve protégée par papa-maman.

Comment redonner à l’école la possibilité d’enseigner en respectant l’humanité qui est en nous et en chassant l’esprit de compétitivité qui ravage les âmes ?

Que la lecture de Facebook le matin est anxiogène et forcément source de colère et de rage, émotions très négatives pour commencer une journée, émotions savamment entretenues par la firme américaine passée championne de manipulation des émotions pour nous capter et nous garder le plus longtemps possible afin de nous servir du contenu publicitaire. Facebook est un bel outil, mais attention à ne pas se laisser top embarquer dans l’émotionnel.

Pour finir, si vous en avez le courage, une interview d’Isabelle Filliozat sur Europe1

https://www.europe1.fr/societe/travail-sommeil-comment-bien-accompagner-son-ado-pendant-cette-fin-dannee-scolaire-3970663

qui insiste sur le fait que ce ne sont pas les contenus des devoirs sur lesquels il faut se fixer, mais sur les capacités de nos ados à développer leurs cerveaux par des jeux les incitants à ne pas se jeter sur les réponses faciles, les aider à se concentrer sur des tâches, développer leur esprit critique.

Qui explique que le contrôle des parents sur les ados ne sert à rien. On sait bien que les ados ne travaillent pas sous la coupelle de leurs parents. En revanche, se proposer comme support est beaucoup plus utile : est-ce que tu as besoin de quelque chose ? Est-ce que tu as besoin de moi ? Est-ce que tu veux me parler de ce que tu ne comprends pas ? Est-ce que tu veux me parler d’une chose que tu as lue ou apprise ?

Comment tu vis ça ? Est-ce que c’est facile ?

Et sur le sommeil ? Tant que le travail scolaire est fait, on peut imaginer que l’ado régule à peu près sa journée et qu’il tourne sur son propre cycle.

Je vous en reparlerai.

Bises à tous

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