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La remontée du Nil

Ce matin, je regarde mes mails sur mon téléphone pendant que mon épouse dort. J’ai essayé de m’inscrire sur ma liste de contact pour ma newsletter mais je n’ai pas reçu le mail pour confirmer mon inscription. Bizarre.

Vous êtes arrivé à vous connecter, vous ?

Ça a fonctionné ?

Je me dis que j’ai un peu de temps et que je vais remonter la file de mail pour enlever les trop nombreuses pubs inutiles qui m’envahissent.

Je ne trouve toujours pas mon mail de confirmation – et ça me contrarie. J’ai du mal à mettre en place cette newsletter qui me paraît plus judicieuse et plus intéressante que de passer par FB pour annoncer un nouveau billet.

Mais je découvre plein d’infos intéressantes qui viennent sur-stimuler mon striatum avec décharge massive de dopamine, profusion d’idées de projets et sur-excitation cérébrale.

J’aimerais remonter le cours de ces infos avec vous. Montre-moi ce qui t’intéresse et je t’aiderais à trouver qui tu es, qui tu cherches à être, vers quoi orienter tes énergies !

Un voyage que je vous invite à faire : notez le chemin de toutes les références que vous avez suivi lors de votre dernière sortie ‘surf web’ et cherchez à trouver le lien de ce qui vous a guidé. C’est refaire le chemin numérique qui vous a emmené dans les méandres des algorithmes.

Ça me donne le tournis toutes ces infos, ces podcast, ces articles, ça me donne envie de tout lire, de tout écouter, de tout voir.

En avant pour la Remontée du Nil de mes infos du matin, vers les mots clefs qui stimulent mon striatum.

Ça commence avec FMC 34, un site de formation médicale continue : Mise à jour du 15/05/20 :  Conduite à tenir devant un cas possible d’infection au SARS-CoV-2 (COVID-19) (07/05/2020). Je garde ça pour me tenir au courant sur les différentes formes de signes cliniques des patients potentiellement covid+

#signes cliniques infection covid

La News du Gratin le podacst de Pauline LAIGNEAU, pour qui l’empathie est la clé de la reprise et sa découverte de la cohérence cardiaque, technique de respiration qui permet de réguler et de diminuer les sensations de stress et d’anxiété.

#stress #anxiété

Egora, un site d’info médicale, Hydroxychloroquine contre le Covid-19 : deux nouvelles études négatives ce qui m’interroge sur Didier Raoult — dont je ne sais plus quoi penser mais auquel je ne m’intéresse plus du tout — qui a m’a tant enflammé au début du confinement, qui a tant mis en colère les scientifiques quant à ses méthodes personnelles et qualifié de gourou par ceux qui le fréquentent. Les internes travaillent 58,4 heures par semaine en moyenne qui en dit long sur la manière dont sont considérés les étudiants en médecine, mon cheval de bataille, notamment dans mon roman « Hippo, le journal d’un jeune étudiant en Médecine ». Mes études ont été longues et douloureuses à plus d’un titre et je me demande encore comment j’en suis sorti vivant.

#études médicamenteuses #recherche clinique #étude de médecine

Arte Radio qui titre RETOUR À L’ANORMAL (ARTE Radio depuis le 14 mai), Mon copain royaliste, un podcast de 23 min, mon copain Corentin est royaliste, militaire et d’extrême-droite. On n’a rien en commun sauf nos souvenirs de bringues.

Ça me donne trop envie. J’adore les podcasts d’Arte radio, des films sonores super bien réalisés. Pas besoin d’image ; le son, les voix et l’imagination fonctionnent à plein. Ds ambiances qui m’emmènent au loin.

J’aime aussi les histoires d’amitié au défi du temps qui passe et les chemins qui s’écartent. Que reste-il des amitiés d’enfance ?

#fictions sonores #amitiés d’enfance malmenées par le temps

Victoire Tuaillon raconte tout, Entretien avec Victoire Tuaillon, productrice des podcasts Les couilles sur la table (Binge Audio). Vous connaissez ? Allez écouter l’excellente rencontre avec Virginie Despentes, qui est fondatrice pour moi.

#sexisme #patriarcat #le marché de la bonne meuf #male gaze #female gaze

Et toutes les reflexions sur l’image de la femme dans le cinéma.

Par exemple, je regarde La casa de Papel et je suis interrogatif sur la manière dont sont filmées les femmes : toujours en culotte pour l’otage Monika, Nairobi, la combinaison toujours ouverte, soutient-gorge apparent, Tokyo hyper sexualisée…

Expression du male gaze au cinéma.

Male gaze dont Mektoub My Love : Canto One d’Abdellatif Kechiche est la plus parfaite illustration par la manière de filmer Ophélie Bau.

Une image contenant capture d’écran

Description générée automatiquement
illustration du male gaze

http://www.slate.fr/story/177657/cinema-festival-cannes-mektoub-my-love-intermezzo-abdellatif-kechiche-male-gaze

Le male gaze — regard masculin — est un concept théorisé par Laura Mulvey en 1973. En gros, il signifie que le regard dominant dans la pop culture est celui de l’homme blanc hétérosexuel. Dans le cinéma, il donne à voir le regard masculin en terme d’esthétique, de choix de mise en scène et de cadrage : scènes où la caméra descend le long du corps d’une femme et s’arrête sur certaines parties de son anatomie, sans que cela ne serve vraiment l’intrigue. Ce sont ces scènes de cinéma innombrables, et auxquelles on ne fait même plus attention, dans lesquelles les femmes sont objectifiées, présentées principalement comme des objets de désir, ramenées à leur corps, filmées en tenues sexy, alors que les hommes ne le sont jamais –ou presque. Ce sont les James Bond Girls. Ce sont les plans fétichistes de Quentin Tarantino sur les pieds de ses actrices. Ce sont tous ces films et toutes ces scènes qui semblent suggérer que le désir n’appartient qu’aux hommes hétéros.

Je reprends ma Remontée du Nil.

Télérama soirée, les soignants de l’hôpital public : “On a fait face, on ne pourra pas le faire deux fois”. L’hôpital laminé par les plans successifs — je n’ose employer le terme indécent de réforme — où ce qui était impossible hier devient possible aujourd’hui : plus le lit, plus de moyen, moins de paperasse… Tout le monde demande à voir.

#service public #hôpital public

Hollywood et Cannes, où la méfiance des grands studios face au festival de Cannes où les critiques s’en donnent à cœur joie et frisent l’anti-américanisme primaire. Les studios préfèrent alors La Mostra de Venise ou le festival de Toronto.

Le Quotidien du Médecin qui revient sur le Mea Culpa de Macron aux hôpitaux, où j’apprends que le père de notre Président est neurologue à Amiens et son frère radiologue dans une clinique privée en Seine Saint Denis et où il concède une ‘erreur’ dans la conception de son plan Ma santé 2022 et missionne Véran pour un Nouveau plan Hôpital.

On y voit Macron en chemise blanche-cravate en parfais jeune cadre dynamique de la Startup Nation…

#hôpital #plan hôpital #revalorisation service public

Le généraliste titre sur les effets psychiatriques graves induis par la Chloroquine rapportés en Espagne : psychoses, tentatives de suicides et suicides. Réjouissant !

La lettre de France Culture où Scholastique Mukasonga, l’écrivaine franco-rwandaise, une femme qui a échappé au génocide rwandais où 37 membres de sa famille ont péri massacrées, assistante sociale en Normandie, voit dans la crise actuelle du Covid-19 une incitation à tout repenser : notre rapport à la nature, mais aussi à l’autre et à la vie.

Elle parle du terme « ubuntu » qui signifie « je suis parce que nous sommes »

Je clique sur un lien qui mène à une tribune de Jeune Afrique où une cinquantaine de personnalités africaines s’opposent à l’afro-pessimisme annoncé occidental, où les commentaires occidentaux fleurtent avec l’anxiété misérabiliste d’un drame annoncé en Afrique. Ils rappellent le peu de cas de covid19 en Afrique, sans forcément mettre en avant la démographie jeune, l’économie locale, le faible flux de la population africaine. Et si l’Afrique — malgré toutes ses difficultés — s’en sortait mieux ?

Je jette un œil aux invités de la Grande table de la semaine prochaine, programme alléchant : Olivier Assayas, les fictions du réel, …

#écouter des artistes, #Afrique, #repenser nos rapports #géopolitique #histoires d’ailleurs

Les Actualité Vidal : COVID-19 : le mieux se poursuit, mais polémique sur le nombre quotidien de nouveaux cas et quid des soignants atteints ?

#polémique

La  Session de rattrapage de France Culture propose :

À vos masques. Parmi les nouvelles normes de distanciations sociales, le port du masque devient obligatoire dans les transports, les magasins et parfois au travail. Quand on pense qu’il y a six mois encore, forces de l’ordre et gouvernement souhaitaient l’interdire dans l’espace public.

Référence aux gilets jaunes masqués ?

Un copain que j’ai rencontré au Festival de Clermont-Ferrand me propose d’écrire avec lui un court métrage qui reviendrait sur les manifs de gilets jaunes : l’histoire d’un manifestant qui se prépare et celle d’un flic. Les deux histoires vont se croiser, forcément. Ça pourrait être sur le symbole fort du masque, que la police rêvait de faire interdire

#courts métrages #histoires #manif #contestation #changement

Le Monde d’après. Tournons-nous aujourd’hui vers le pays d’où tout est parti : la Chine. La perspective d’une hégémonie chinoise est-elle réaliste ? Le modèle économique et politique du pays est-il suffisamment résilient pour traverser sans heurt la période difficile qui s’annonce ?

Est-ce que les pays totalitaires sont l’avenir de l’humanité ? Tous les scénarios sont possibles ? Est-ce que l’Amérique de Trump est définitivement noyée et hors course — à la lumière des 300 000 000 de doses vaccinales que Trump veut en priorité pour son peuple en promettant un financement illimité aux firmes pharmaceutiques (cf les propos très controversés du PDG de SANOFI, aussitôt démentis par le président du Directoire… mais qui en disent long sur l’intégrité du système).

#la chine #démocratie #totalitarismes #laboratoires pharmaceutiques

« Vive le cinéma ». Le mois de mai est celui du cinéma à Cannes, mais cette année stars et photographes ne fouleront pas le tapis rouge comme de coutume. France Culture propose néanmoins pendant 10 jours une programmation spéciale 7e art. Avec par exemple un entretien avec l’actrice Jeanne Balibar, en première ligne pour sauver la culture.

#Cannes #Festivals #Actrice #Cinéma #Jeanne Balibar #Les Misérables #Flics #Polar

J’aimerais tellement parvenir à finir Synapses 1.0, un polar que j’ai commencé il y a déjà quelques années. J’en suis presque à la fin. Mais quelques détails coincent.

J’aimerais tellement vous le faire lire !

Je termine par les paroles de la violoncelliste Sonia Wieder-Atherton, lauréate du concours de violoncelle Rostropovitch. Elle avait accompagné en musique, le 1er juillet 2018, la cérémonie d’entrée au Panthéon de Simone Veil :

« On entend beaucoup « est-ce que les choses vont changer ? ». Ça, je ne sais pas. Mais ce que je sens, c’est que notre groupe, notre meute, aura peut-être grandi et c’est ça qu’il faut, qu’on soit plus nombreux face à un certain cynisme qui envahit les moments de basculement. Nous sommes dans le clair-obscur d’un basculement. »

#le clair obscur du basculement #jouer avec les mots #le pouvoir de l’association des mots

Voilà un exemple — pas exhaustif — d’un cheminement sur les newsletters de ma file de mail un samedi matin.

Assujettis de quelques mots clefs que je vais m’amuser à reprendre pour voir.

Je retiens, Arte Radio, le podcast de mon copain royaliste, l’afro-pessimisme, relent de colonialisme, Jeanne Balibar que j’adore et le male gaze, que je souhaite absolument combattre.

Vous avez réussi à vous connecter à ma newsletter ?

Revenez vers moi en cas de difficultés

(moi, je n’ai pas réussi à m’inscrire, mais vous êtes déjà plusieurs à avoir réussi !)

https://080fac24.sibforms.com/serve/MUIEADkKyS8ABMwSAfVZGsq8WfM7ecu-qMaDrFxEOBzfd6ww4pBTHHCDl3iyM2OzJEjgCOo0p9Zfz7rbM4h3IOrPlykMFWceopqlPPzyr1EMYz6GsV0_oZh5YqdQGqLf5wuFCPu8X86REY4pHScD69HOIn1lbpk7xyEkY657wPA7o522niCQlxbb0Vb8C8whqb6qxsKv-wqszx5Q

Ils m’ont eu…

Ils m’ont eu…

Au risque de vraiment vous lasser, j’aimerais tout de même vous raconter ce qui s’est passé hier en fin d’après-midi.

—           Les garçons, supposons que vous sortiez voir vos copains avec vos trottinettes. C’est bien entendu une simple supposition, une hypothèse qui n’aura jamais lieu. Mais supposons donc que vous sortiez, est-ce que vous resteriez loin de vos copains ?

—           Ben oui bien sûr, on est pas bête, on a compris.

—           Ok. Est-ce que vous échangeriez vos trottinettes ?

Silence.

—           Est-ce que vous prêteriez la trottinette que vous avez amenée de la maison à un copain ?

—           Ben oui.

—           Et ensuite, est-ce que vous rapporteriez la trottinette à la maison ?

—           Ben oui.

—           Même si votre copain l’a touchée ?

—           Ils sont pas malades nos copains !

—           Comment tu le sais ?

—           Ben ça se voit.

—           Et pourquoi vous sortez avec vos copains alors que je vous l’ai interdit ?

—           On est pas sorti.

—           Vous êtes pas sorti ?

—           Qui te l’a dit ?

—           Peu importe. Vous êtes sortis ?

—           On n’en peut plus, tu comprends ? On n’en peut plus !

—           Mais si je comprends…

—           Toi aussi, tu étais dehors !

Eh oui, moi aussi j’étais dehors.

Profitant de cette belle fin de journée pour aller me balader avec mon épouse et mon chien.

Mon chien qui tourne en rond et commence à creuser des galeries dans le jardin. Bientôt, on va pouvoir vivre sous terre.

—           Je sais, j’étais dehors.

Je réfléchis.

—           On t’a proposé de venir avec nous.

—           Mais c’est pas avec vous qu’on a envie d’être. Vous, on vous voit toute la journée. On a envie d’être avec nos potes ! Avec nos potes !

—           Je comprends. Je comprends très bien.

—           Tu ne comprends rien du tout. Tu t’en fiches de tes potes !

Je m’en fiche de mes potes ?

—           Pas du tout. On s’appelle, on fait des visios, des skypes.

—           C’est pas pareil.

—           Non, ce n’est pas pareil. Mais c’est déjà pas mal.

—           Laisse-tomber, j’en ai marre.

—           Je ne vous empêche pas de sortir, je vous empêche de voir vos copains. Parce qu’on essaie collectivement de lutter contre la propagation du virus. Et qu’en voyant tes amis, tu risques de transmettre le virus.

—           Je veux voir mes potes.

—           Tu ne peux pas.

—           Pourquoi ?

—           Parce que.

—           Parce que quoi ? C’est pas ma faute si on réduit le nombre de lit en réanimation depuis 20 ans malgré les appels au secours des professionnels de santé, ce n’est pas ma faute si on transforme le système de soin en industrie du soin, pas ma faute si les gouvernements successifs n’ont jamais imaginé une probable épidémie issue des conditions ignobles d’élevage des animaux, pas ma faute s’ils ont bazardé toute la réserve de masque constituée après la menace H1N1 que tout le monde a oubliée – mettant en danger des milliers de soignants, pas ma faute si les hautes autorités n’ont pas remarqué que les Coréens et les Chinois avaient développé des millions de kits pour organiser un dépistage massif au sein de leur population et que nous n’avons – nous, Français, champions du monde de la connerie, rien fait, nous contentant de ricaner bêtement sur les tribulations de ces imbéciles de fourmis chinoises, pas ma faute s’ils n’ont pas d’autres moyens pour sauver leurs fesses que de déclarer la guerre et de confiner leur population docile et soumise à une mesure démente, pas ma faute si personne n’a les couilles de leur rentrer dans le lard, à ces incompétents qui se prennent pour des chefs de guerre, mais qui n’obéissent qu’aux ordres du CAC40 et à leurs propres intérêts, aux ordres de tous les prédateurs de notre pauvre planète, pas ma faute si la planète se venge en tentant de se débarrasser de cette humanité stupide, cupide, aveugle et méchante. C’est ça en fait. La terre lutte contre cette épidémie d’hommes et de femmes qui se répand sur toute sa surface, la souille, la détruit, la gâche. Elle lutte contre le cancer qu’est cette saleté d’humanité.

Bon, mon fils n’a pas dit ça exactement comme ça.

Il a résumé par un simple :

—           J’en ai rien a foutre de votre virus.

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