le site qui vous raconte des histoires

Étiquette : devoirs

T’inquiète frérot, je gère !

25 avril, J-16 avant le 11 mai, ça s’agite, ça cogite, ça rejoue la scène — Bashung — ! Il n’y a que les collégiens qui continuent à douter de la reprise prochaine des cours.

Ce matin, dans notre engagement pour garder la maison rangée et vivable, je me décide à intervenir sur le lave-vaisselle qui affiche inlassablement F78 — erreur de pompe ou de moteur. Après avoir nettoyé le filtre, bidouillé les bras de lavage et après avoir constaté que le problème était plus profond, après avoir téléphoné au magasin où nous l’avons acheté — un petit magasin local afin de pouvoir compter sur eux pour nous dépanner — et avoir compris qu’un morceau de verre bloque probablement la pompe, que ce n’était pas sous garantie et que je pouvais donc m’en donner à cœur joie, après avoir regardé des tutos sur YT où démonter la pompe et le moteur se fait les doigts dans le nez, je me décide à opérer l’engin.

Première énigme : la pompe est-elle sur le côté ou en dessous de l’appareil ?

Je couche la bête sur le côté, elle se laisse faire gentiment.

Je repère deux vis. Et merde, ce sont des vis en étoiles à 6 branches.

Pour une fois, j’avais réuni à l’avance tous les outils, tourne-vis de différentes tailles, pinces, scie, perceuse, rouleau de corde, pince à épiler pour le fragment de verre, flacon stérile pour l’envoyer au labo d’anapath et pour relever les empreintes, une serpillère, une gourde, une couverture de survie, des bottes et une boussole.

Je n’ai pas de tourne vis en étoile.

La visseuse électrique !

Je redescends au garage, je la trouve et … ça marche.

J’ouvre la plaque sous mon pauvre lave-vaisselle, et je constate que — bien entendu —, ça ne correspond pas du tout aux promesses des tutos. Je repère vaguement la pompe et le moteur. Mais là où la pompe se déclipse d’un quart de tour sur YT, ici, elle est fixe. Et là où on dégage le moteur en tirant dessus, chez moi, il est attaché solidement à de nombreux éléments non identifiés.

Bon.

Je referme, penaud et déçu.

J’ai bien cru que j’allais épater mon épouse.

Eh bien non.

J’attendrais mardi, le jour où le réparateur travaille.

Je me promets de l’observer attentivement.

Et de me débrouiller seul la prochaine fois.

En attendant, quoi de neuf en ce samedi 25 avril ?

La classe virtuelle de mon fils de 15 ans d’hier matin ?

Il était à l’heure, a suivi sans trop de motivation les explications du prof de français qui a courageusement exposé les enjeux d’Antigone, la pièce de théâtre de Jean Anouilh. Le prof avait préparé des slides, des photos du livre, des réflexions, des notes.

La moitié de l’effectif seulement était présent.

Ce qui a un peu désespéré le prof.

—               Qui veut lire le prologue ?

Personne.

Je demande :

—               C’est quoi ton pseudo ?

—               Excecule HIP.

—               Pourquoi tu ne mets pas ton prénom ?

—               C’est plus marrant.

—               Mais comment tu veux que ton prof sache que tu as participé ?

—               On en fiche !

—               Mais pas du tout, l’assiduité va compter pour le brevet. Donc si tu ne donnes pas ton nom, le prof ne saura pas que tu es là. Et il te notera absent. C’est dommage, tu fais l’effort d’assister à la classe virtuelle, mais pour rien !

—               Ah ouais.

Son téléphone ne fait qu’annoncer des notifications de je ne sais quelle application — probablement snap.

—               Tu veux que je prenne ton téléphone pour t’aider à te concentrer ?

—               Ah non, je suis en lien avec toute ma classe.

—               Tu sais que tu es comme au collège, sans téléphone, attentif.

—               Mais tu sais bien qu’on bavarde en classe ! dit mon fils de 13 ans qui joue à la PS4 dans son coin.

—               Tu devrais en profiter pour travailler, toi aussi, au lieu de jouer ! je lui réponds.

—               Ah non, c’est mort, je ne travaille pas le matin.

Le prof pose des questions.

—               Tu n’essaies pas de répondre ?

—               Je n’ai pas de micro.

Ça règle les problèmes.

Et comme il bricole je ne sais quoi, j’interviens encore :

—               Écoute ce que dit le prof, profites-en !

—               Tu fais que râler ! Comment tu veux que j’aie envie de me concentrer si tu fais que me reprocher des trucs !

Il a raison.

Je descends.

Ma fille de CP m’attend pour faire sa page d’écriture. « oi ».

—               Tu me dictes les syllabes ?

J’entends la voix du prof de français, tout a l’air de bien se passer.

—               « poi », « loi », « doi »

Je remonte voir là-haut.

Mon fils est sur son téléphone.

—               Donne-moi ton téléphone !

—               Mais laisse-moi tranquille ! Dès que tu montes, c’est pour m’engueuler !

Je redescends.

—               Papa, reste avec moi ! me demande ma fille de CP.

—               Tu es grande, tu peux très bien avancer seule.

—               Non, je veux que tu restes là.

Alors je sors mes aquarelles et je peins à côté d’elle.

Je suis dispo si elle a besoin, je suis près d’elle, mais elle travaille tout de même en autonomie. Elle avance bien.

Et mon fils descend pour m’informer que la classe virtuelle est terminée.

—               Ça s’est bien passé ?

—               Ça va.

—               Tu as appris des choses intéressantes ?

—               Bof.

—               Antigone te passionne, maintenant ?

—               Non.

Sourire.

Je pense au prof qui se casse la tête pour faire découvrir des notions nouvelles à ses élèves.

Et les mêmes élèves qui n’en ont rein à battre.

Dur.

D’où vient ce manque d’ouverture ?

Ils n’ont aucun effort à faire, le prof leur sert le repas tout fait.

Mais même pas ils écoutent…

Et mon fils de 13 ans ? Sa SVT à finir ? Ses maths et son français ?

—               Pas tout de suite.

—               Quand ?

—               Plus tard.

Je sais, c’est pas bien, c’est pas comme ça qu’il faut faire, ce n’est pas à eux de décider.

Au déjeuner, mon fils de 15 ans me dit :

—               Demain, tu me réveilles à 10 heures ?

—               OK.

—               J’aime bien avoir la matinée pour faire les devoirs et être libre l’après-midi.

—               Génial ! je m’écrie ? Tu as tout à fait raison. Le matin, on est mieux. C’est motivant de savoir qu’on est tranquille tout le reste de la journée.

Après le déjeuner, mon fils de 13 ans vient s’assoir à côté de moi.

Et on fait les maths : la médiane d’une série. Vous vous en rappelez, vous ?

« On classe les valeurs de la série statistique dans l’ordre croissant : si le nombre de valeurs est impair, la médiane est la valeur du milieu. S’il est pair, la médiane est la demi-somme des deux valeurs du milieu. »

Et on enchaîne sur le français. Les préfixes et les suffixes. « Importer, reporter, reportage… », « apprendre, reprendre, apprentissage … »

—               Tu n’écris rien ?

—               Non, je le fais à l’oral.

Au fond de moi, je décide de laisser faire.

Il travaille, c’est le principal.

J’enverrai un message aux profs pour leur dit que Titouan travaille.

Mais qu’on ne rend rien.

C’est notre accord tacite.

—               Et voilà !

—               Je te félicite.

Il s’étire et me regarde.

—               Tu connais pas ça, mais j’adore cette impression d’avoir fini mes devoirs !

—               Tu me fais marrer !

Bon, ce matin, pris dans un truc, je n’ai pas pensé à réveiller mon fils.

—               Tu as oublié de me réveiller ? Pour une fois où je suis motivé ? Tu es sérieux ?

—               Tu peux mettre un réveil !

Mais il attaque ses devoirs, déterminé.

—               Tu as quoi à faire ?

—               Un exposé à présenter en 3 minutes.

—               Génial.

—               Génial ?

Il me regarde comme un extra-terrestre.

Quand il redescend, je lui demande :

—               Alors, cet exposé ?

—               C’est fait.

—               Tu as choisi quoi ?

—               Le Camp des Milles.

—               Tu veux nous présenter ton exposé ?

—               Non.

—               Tu nous expliques en 2 mots ?

—               C’est le camp de concentration d’Aix-en-Provence où ont été déportées 100 000 personnes.

C’est le camp qu’ils ont été voir en sortie scolaire dans les lointains moments où nous n’étions pas confinés. Sortie qui l’a beaucoup intéressé.

16h.

Qu’est-ce qu’ils font mes garçons ?

Mon fils de 15 ans fait son fameux dégradé américain à mon fils de 13 ans !

Ils s’engueulent :

—               Mais tu me fais mal !

—               Fais-moi confiance !

—               Mais ce n’est pas comme ça qu’il faut faire !

—               Eh frérot, fais-moi confiance.

—               Mais tu tiens la tondeuse à l’envers !

—               Ta gueule, tu me prends pour un blaireau ?

Mon épouse, qui se marre, lance alors :

—               Comme ça tu t’entraînes à coiffer des clients pénibles !

Mon fils de 13 se regarde dans le miroir :

—               Mais c’est pas droit !

—               C’est dur, qu’est-ce que tu crois !

Mon épouse lance :

—               Faut bien qu’il s’entraine !

—               Mais pas sur moi !

—               Sur qui alors ?

On rigole.

—               Tu comprends pourquoi les vidéos ça ne suffit pas !

—               Il va être haut ton dégradé !

—               Oh non !

—               Tu vois à quoi ça sert les études de coiffeurs ?

—               T’inquiète frérot, je gère !

Qui va oser ?

24 avril, J-17 avant le 11 mai, ça approche, il n’y a que les têtes en l’air pour ne pas voir ce qui se prépare.

Les défis de la matinée :

1/ lever mon fils de 15 ans à 9h30 pour une classe virtuelle de français à 10 heures. Thème : le 5è chapitre d’Antigone que mon fils n’a pas lu.

2/lever ma fille de CP, déjeuner, école à la maison de 10h à 11h.

3/j’ai un rendez-vous téléphonique à 11h.

4/appeler le réparateur de lave-vaisselle, ce bon lave-vaisselle, pièce maitresse de la maison, sans qui rien n’est plus possible et qui répète à longueur de temps F78, ce qui veut dire — d’après internet — problème de pompe. Ils parlent de coucher l’engin sur le côté et de l’ouvrir. Autant je me sens de faire l’exploration d’une plaie en couchant une personne sur le côté, autant je ne me sens pas d’opérer mon lave-vaisselle, comme ça, dans la cuisine, au milieu d’une flaque d’eau et d’assiettes sales des restes de spaghettis bolognaise.

5/convaincre mon fils de 13 ans de finir son SVT d’hier sur le débit cardiaque et le débit sanguin. Un diagramme de l’évolution du débit sanguin entre le repos et l’effort selon les organes. Débit qui baisse dans le tube digestif et les reins, qui reste constant dans le cerveau — Ouf ! mais peut-être pas chez tout le monde ! —, qui augment au niveau de la peau — Tu sais pourquoi ? — Pour la transpiration. — Exact ! —, qui explose dans les muscles grâce à l’ouverture des capillaires sanguins et qui est maximal au niveau du poumon. Travail qu’il m’avait promis de terminer avant le dîner d’hier, mais qu’il n’a pas pu finir, car l’ordinateur n’avait plus de batterie… — Et quand ta manette n’a plus de batterie ? — Ben quoi, c’est pas pareil…

6/convaincre mon fils de 13 ans de faire son travail d’aujourd’hui, espagnol, français, maths.

— L’espagnol, jamais de la vie. — Alors français et maths. — On verra, il faut déjà que je finisse mon SVT. — Il y a aussi la techno que tu n’as as faite. — La techno, c’est mort, ça sert à rien. — Français et maths.

En lui présentant espagnol, français et math, je sais qu’il va éliminer espagnol et qu’il fera — peut-être — français et maths. Si je lui annonce que le programme d’aujourd’hui est français et maths, sachant qu’il ne fera pas espagnol, il éliminera soit le français, soit les maths ? C’est comme quand on négocie une bagnole…

7/ réveiller mon fils de 15 ans à 9h30

Vous avez vu le merdier qui s’annonce pour la reprise de l’école ? Qui va oser mettre ses enfants à l’école le 11 mai ? Vous ? Moi ?

Quel maire va oser prendre le risque d’ouvrir les écoles ?

Quel préfet va oser donner le feu vert au maire pour ouvrir les écoles ?

Qui va être volontaire ?

Mon épouse a lu dans Le Monde ce matin qu’ils envisageaient de tester les enseignants avant les cours pour être certains qu’ils ne sont pas covid+.

On va tester les enfants aussi ?

Et comment on gère l’attente des résultats ?

Et qui va enfoncer l’écouvillon nasal de 5 cm dans le nez des enfants, déclenchant immédiatement saignements de nez, cris, pleurs et scènes de panique ?

8/ réveiller mon fils de 15 ans à 9h30.

D’ailleurs, c’est l’heure.

Pourquoi toutes les séances de devoir se terminent en engueulade ?

21 mars 2020

Pourquoi.

Pourquoi.

Parce que je passe vraiment du temps à rassembler les devoirs des garçons.

Et que lorsque j’ai tout rassemblé et que je vais les rejoindre dans leur chambre, j’aimerais qu’ils se jettent sur moi et que – enthousiastes – ils s’approchent et regardent avec juste ce qu’il faut d’intérêt ce que j’ai trouvé sur cette merde d’ENT.

Parce que c’est une sacrée merde cette saloperie d’ENT.

Des devoirs, il y en a partout. Sur le cahier de textes, sur la messagerie, sur Pronote. Et ça se déconnecte, et je suis sur les 3è alors que je crois être sur les 5è, que je clique et reclique, que ça se redéconnecte, qu’il faut rentrer le mot de passe, que je fasse le tri entre ce j’imprime et les documents sur lesquels il faut répondre pour les envoyer, mais qu’on n’enverra pas parce que je ne sais déjà plus où ils sont.

Alors quand j’en suis à la phase ‘distribution des devoirs’ et que j’arrive dans la chambre des garçons, attendant un minimum d’intérêt et que là j’entends :

–             Oh non, plus tard.

–             J’ai pas fini ma partie.

—           C’est mieux le soir.

—           T’inquiètes, je le ferrai après.

Je me décompose.

Et les mots sortent de ma bouche plus vite que leurs ombres.

Et forcément, ça fight.

Je ne supporte pas cette langueur, ce m’enfoutisme, cette mauvaise foi, cette mauvaise humeur d’être dérangé en pleine partie, cette flemme générale.

Je casserai toutes leurs foutus écrans et leurs consoles, téléphones et compagnie.

Aucun respect.

Aucune autonomie.

Pas un brin de conscience de l’avenir.

Rien.

Le néant sidéral.

Bon.

C’est fini.

Je respire un grand coup.

Ça va aller !

Peut-être que c’est moi qui suis tellement énervé par cette technologie des comptes, mots de passe, fenêtres qui s’ouvrent sur un autre compte et un autre mot de passe, les minutes d’attente que ça s’ouvre pour tomber sur un message d’erreur, et je recommence, avec de moins en moins de patience, mais que je suis un adulte et que je ne vais tout de même pas me mettre à hurler sur une machine. Alors que quand je me trouve face aux garçons, en chair et en os, qui eux aussi me font attendre et s’ouvrent sur un message d’erreur ‘pas disponible actuellement’, ‘tu vois pas que tu m’emmerdes avec tes devoirs’, ‘repasse plus tard’, alors là, oui, je peux me mettre à hurler sans passer pour un taré qui parle aux murs, là je peux me lâcher et balancer toute cette tension accumulée.

Même si ça n’est pas tout à fait digne du comportement d’un adulte, je vous l’accorde.

Excusez-moi, les garçons.

Je vais essayer de faire mieux la prochaine fois.

Une image contenant capture d’écran

Description générée automatiquement

Merci Eric pour les illustrations!

J3 à la maison

Hier, c’était relâche.

Après un jour de confinement, il faut bien ça.

Relâche, juste pour comprendre que se mettre au boulot à 18 heures, ça n’a aucune chance de fonctionner. Mais alors aucune.

Impossible de motiver les troupes.

—           Ça, on l’imprime, je le collerai.

—           Non, le prof demande de l’écrire dans ton cahier.

—           Ça, on le fait à l’oral.

—           Non, le prof te demande de le rendre par l’ENT ( qui ne fonctionne pas )

—           Ah non, ça je le ferrai demain !

—           Non, tu as profité toute la journée, tu le fais maintenant.

—           Ah ça, j’ai la flemme.

—           Et bien tu t’assois sur ta flemme et tu bosses !

Et voilà.

La tension monte.

On est à deux doigts de s’engueuler, dommage pour la chouette journée qu’on a passé à rigoler, à s’échanger des vidéos marrantes, à jouer au foot dans le jardin.

Dès que ça redevient sérieux, dans cette maison, on s’engueule. Moi je leur reproche leur ‘flemme’ et leur mauvaise foi caractérisée. Et eux me reprochent ma rigidité, ma brutalité, mon manque de compréhension, de souplesse, d’humour, et j’en passe.

Heureusement, mon épouse rentre un peu plus tôt de l’hôpital, énervée et stressée, et on part marcher une heure avec le chien.

Quand on est de retour, calmés, mon fils de 13 ans a réussi à venir à bout des ses exercices de champ lexical et du combat de Lancelot contre Monrégal ( ou quelque chose dans ce goût ) en lui tranchant le bras après l’avoir fait tomber de cheval et mon fils de 15 ans a bossé sa dictée préparée et son histoire géo.

Ma fille de CP a lu 3 pages de J’aime lire « l’Affaire du blaireau perdu ».

Et ma fille de presque 17 ans ? Elle n’a rien fait.

—           Ben j’ai de l’Espagnol, mais je ne comprends rien.

—           Traduis le texte avec Google trad.

—           Tu veux que je recopie tout le texte dans google traduction ?

Regard plein d’effroi.

Oh la flemme !

Mais non. À la place :

—           Tu veux pas m’aider ?

—           Désolé, je ne parle pas Espagnol.

Il va falloir en plus que j’apprenne l’Espagnol.

C’est que je vais en savoir, moi, des trucs à la fin de ce confinement !

Conclusion : demain, on commence à 11h.

Bon.

Voilà.

Mais à 23h, soudain, pris de panique au moment de me coucher.

—           Merde, j’ai pas relevé les devoirs pour demain sur l’ENT !

Et hop. Copies d’écrans, petits dossiers devoirs/19 mars/histoire géo/à rendre.

Quelle organisation pour que ces petits chéris daignent bien vouloir s’installer devant l’ordinateur et ouvrir leurs petits yeux et lire.

—           J’comprends rien.

—           Regarde, c’est facile.

—           Oh j’ai la flemme.

© 2021 blog.vasyraconte.fr

Theme by Anders NorenUp ↑