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Entendu de la part d’une personne de 72 ans

– Il faut bien mourir de quelque chose…

Ce n’est pas tout à fait en ces termes que le problème se pose.

Le fait est qu’une personne peut être tentée de prendre un risque pour elle même. Et qu’elle risque du coup d’occuper un lit de réanimation pendant 3 semaines. Lit qu’elle n’aurait peut-être pas occupé si elle n’avait pas pris ce risque. Place qu’elle aurait donc laissée à quelqu’un qui n’avait peut-être le choix, lui, de prendre un risque ou de l’éviter.

un Papa qui fait l’école à la maison

Tout démarre maintenant.

Je me suis longtemps interrogé sur les mesures à priori très contraignantes prises dans le monde entier face à un virus dont la gravité est quasi insignifiante ( 13 000 morts par la grippe l’année dernière, 3 000 morts dans des accidents de la route, 200 000 morts par maladies cardiovasculaires et 10 000 par suicides, 40 000 disparitions dont 10 000 non résolues… ). Ces mesures seraient prises par un seul pays, on pourrait se demander s’il n’y a pas une instrumentalisation derrière, mais à ce niveau, ce n’est pas pensable.


Il me manquait un élément.


J’ai beaucoup lu, et je pense avoir un élément de réponse.
Les gouvernements ont peur de faire exploser le système de santé et toutes les mesures prises le sont dans le but de ralentir et d’aplatir au maximum la courbe du pic des malades afin de préserver la capacité d’accueil des hôpitaux et notamment des services de réanimation, ce qui est en train d’arriver en Italie du Nord où des médecins et des infirmiers se retrouvent en position de tri et décident qui doit vivre et qui doit mourir…
Si le système de santé s’effondre, on ne sera plus à même de soigner les gens.
Et ce n’est pas 500 morts mais plusieurs dizaines de milliers par Infarctus, accidents de la route, appendicite, asthme, bronchiolite par impossibilité d’accès aux plateaux techniques dépassés.
Et avec toutes les scènes de panique, d’agressivité, de débordement que cela pourrait engendrer.
Et c’est – à mon sens et avec ce que je sais aujourd’hui, et peut-être je me trompe – ce que veulent absolument éviter les gouvernements.
Et c’est ce qui  – je pense – pousse Trump a fermer ses frontières en catastrophe, tant il a mal anticipé le problème et tant il comprend la bombe qu’il a entre les mains.

Éviter absolument de dépasser les capacités d’accueil des hôpitaux



En quoi le coronavirus est-il différent de la grippe?
La grippe est très bien connue et si de nombreuses personnes sont infectées, la mortalité est de 0.06 % et ne nécessite que rarement des soins de réanimation. La grippe est un virus a tropisme respiratoire mais ce ne sont que les surinfections bactériennes qui sont dangereuses et elles sont accessibles aux antibiotiques. les malades de la grippe ne sont que peu hospitalisés et restent au domicile.
Je ne connais aucun cas de ‘jeune’ mort de la grippe qui n’ait pas de comorbidité associée.

Le 2è palier d’alerte pour le Covid-19 stipule qu’on hospitalise toutes les personnes atteintes afin de les isoler, ce qui désorganise totalement les hôpitaux et est potentiellement compliqué pour les soignants qui peuvent être atteints à leur tour.
Seul le stade 3 garde les patients au domicile.
Le coronavirus est a tropisme respiratoire mais peut-être directement responsable d’une atteinte sévère et bilatérale ( poumon blanc a la radio ) qui nécessite des soins de réanimation urgents.

Une étude de Toulouse montre aujourd’hui que plusieurs personnes de 40 ans seraient hospitalisées en réanimation.
Et que tous auraient pris des AINS – ibuprofène et compagnie – en début d’infection. Ce qu’il faut absolument éviter de faire.

Le passage au stade 3 auquel on assiste est la suite logique de la contrainte, non pour se protéger soi même mais pour protéger les plus faibles. Les Français semblant ne pas prendre les mesures au sérieux, un degré de contrainte supplémentaire est appliqué. Logique. Il n’y a rien de suspect ni rien de complotisme la dessous.

En attendant des mesures plus strictes de confinement plus contraignantes – qui vont intervenir ce soir, après les élections à mon avis – voici l’état des lieux.

Et demain, je commence mon activité de PAPA QUI FAIT L’ÉCOLE A LA MAISON !