Le 11 mai.

On y est !

Le jour-J

Le D-Day !

Pourtant, aucune annonce officielle.

Pas de discours de notre Président pour nous féliciter d’avoir tenu bon, ni pour nous exhorter de retourner bosser.

Des trombes d’eau s’abattent sur nous en ce premier jour de déconfinement.

Est-ce que les gens sont joyeux ?

Les choses sont bien plus complexes qu’elles n’en ont l’air…

D’un côté le déconfinement est là. Même si un couac vient mettre le bazar dans la machine gouvernementale. Figurez-vous que la loi d’urgence sanitaire n’est pas validée !

L’organisation dans les transports et la possibilité de se déplacer à 100 kilomètres de son domicile ne seront en vigueur que ce soir.

Mais aussitôt, télescopage des évènements : apparition de deux clusters en zone verte :  1 en Aquitaine dans un collège et l’autre je ne sais plus où. Pour signifier que tout ceci incite à la plus grande prudence.

Le virus est en embuscade.

Ce qui m’amène au commentaire de Caroline hier, commentaire que je vous invite à lire.

J’ai été maladroit en prétendant que ‘tous les parents qui ne mettaient pas leurs enfants à l’école’ avaient peur. J’en suis désolé.

Ce n’est pas ce que je voulais dire.

En fait je m’interrogeais sur la perception du danger par les parents aux vues de la qualité des informations disponibles.

En partant du principe – selon moi et seulement selon moi – que les informations ne donnant que des données négatives et anxiogènes, les parents ne pouvaient pas ressentir autre chose que de la peur.

Mais je vois qu’il y a d’autres éléments, merci Caroline. Il y a des parents qui refusent de mettre leurs enfants à l’école afin de manifester leur désaccord avec des mesures inadaptées et allant à l’encontre des valeurs même de l’école, notamment en maternelle ou en crèche où on demande au personnel enseignant de ne pas prendre dans leur bras un enfant qui pleure !

C’est de la maltraitance.

Et là, question : pourquoi on ré-ouvre les écoles dans ces conditions ?

La question reste entière, me semble-t-il.

Ce matin, je remplissais les documents permettant à ma fille de retourner en classe. Il fallait que je signe en bas des 4 pages de documents précisant les mesures mises en place.

Déjà, ça fait peur.

Puis j’entends le Professeur Cohen sur France Inter ou Culture, je ne sais plus. Pour lui, pas de risque dans les écoles. Il est d’accord avec les mesures barrières et les lavages de main. D’accord aussi pour que les classes ne se rencontrent pas. Mais il rejette tout le reste, masques chez les enfants, interdiction de jouer ensemble — l’école étant le lieu de socialisation par excellence —, et tout ce qu’on entend ici et là.

Vous appelez ça une école ?

Bien entendu.

Je ne sais pas quoi dire.

Toutes ces mesures, tous ces discours sont anxiogènes.

Forcément.

Et moi, du coup, j’ai mis tous les parents dans le même sac.

Ils ont peur, ils ne mettent pas leurs enfants.

Or, des parents ne mettent pas leurs enfants à l’école pour désapprouver les mesures abracadantesques mises en place afin d’assurer la reprise.

Et je m’en réjouis.

Toutes les formes de luttes sont les bienvenues et j’applaudis.

Effectivement, sur les réseaux, la résistance monte en puissance depuis de nombreuses semaines.

En attendant, les enfants seront très peu nombreux demain.

Un ami de ma fille sera seul dans sa classe de CE1.

Ma fille après avoir trainé les pieds toute la journée, finalement, saute partout ce soir pour préparer ses affaires, tellement contente de revoir sa maîtresse.

—           C’est anxiolytique, me dit mon épouse.

Sans doute.

Elle demande un cp de sédatif PC avant de dormir !

Personne ne sait ce qui va se passer.

Personne ne maîtrise l’avenir.

— Demain, se sera la meilleure journée du monde !

Cool !

N’oubliez pas de signer la pétition pour soutenir notre collègue journaliste Inès Léraud dans sa défense contre l’industrie agro-alimentaire qui a décidé de la discréditer dans son travail sérieux.

https://www.cyberacteurs.org/cyberactions/dynfendonslalibertyndinformersurles-3791html#signsans

Et pendant que j’y suis, un engagement facile à prendre pour le Jour d’après.